Il commence toujours ses concerts par dire que c’est une impro, seulement une impro. Donc on improvisera. Mais à J – 4 hier, J – 3 aujourd’hui, envahissement total du paysage. Ce sera parler, et c’est venu en rubriques. Seulement, à un moment donné, c’est la distorsion qui emmène : la prendre dans ses mains, la taille de ses mains ? Et Devon Wilson, est-ce qu’on en sait assez sur Devon Wilson, est-ce qu’on saura un jour le minimum qu’il faudrait savoir sur Devon Wilson ?
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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just a jam
7 décembre 2008, par François Bon -
enveloppes à bulles
6 décembre 2008, par François BonMoi aussi allé acheter enveloppes à bulles. Puis discuté un moment avec le poissonnier du Auchan. Les pyramides d’écrans plat qu’ils bradent, les pubs pour les téléphones. Dehors sur le parking, les sapins de Noël pré-emballés, et ceux qui sont directement faits en fausse neige de plastique. Essais sons pour le Hendrix de mercredi : ça pourrait être intéressant que...
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Bagnolet
5 décembre 2008, par François BonFinalement, cet atelier web c’est tout simple : on écoute parler les gens et c’est vachement bien. En plus, j’en aurais pas fait autant, et de loin. Écrit dans mon statut Face Book au retour : Avoir fait la connaissance du vrai Pierre Ménard, mais lequel ?
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autoroute
4 décembre 2008, par François BonAutoroute aller-retour Poitiers facs, nuit matin et nuit soir, écoute compil Rolling Stones mp3 en aléatoire : combien de fois ? Longtemps parlé Michaux : à un moment donné, toujours l’impression qu’il ronge du dedans, parle dans parle qu’on tient. Quelquefois en favorable, d’autres fois comme dans une colère, un regret.
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Dijon
3 décembre 2008, par François BonDijon hier vu du train. Et aujourd’hui, 14 commentaires à ma phrase sur Face Book comme quoi En traversant lentement Dijon en train, ai cherché à voir si Chevillard y était, et non : il ment, il n’habite pas Dijon. Ce qui en dit long sur la propagation de l’autofictif ? Mais ne répond pas à l’autre versant de la question : faut-il habiter Dijon pour inventer ce qu’il écrit, l’Éric ?
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vue sur lac
2 décembre 2008, par François BonDepuis la fenêtre de la salle où on fait atelier d’écriture, 4h avec 27 forces vives, dommage que pas pu faire mieux connaissance. Les 2 jumelles qui écrivent chacune depuis leur coin de la salle, et 2 phrases jumelles viennent se croiser dans le texte. Le Loup m’a fait passer une bouteille de blanc 2007, les enseignants du gymnase du Beugnon (impressionné par la cohérence d’équipe : au fait, pourquoi ils estimaient utile que je vienne ?) une autre, du coup je reviens lesté. Même si encore (…)
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gare de Frasne
1er décembre 2008, par François BonEn attendant les douaniers gare de Frasne, la dame en vis-à-vis de moi a acheté pour son voyage et lu dans l’ordre Femmes actuelles, Marie-Claire, Psychologies, et une biographie de Mistlav Rostropovitch qu’elle n’a pas encore ouvert, moi j’écoute Grand Funk Railroad et je regarde la neige qui tombe.
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lignes
30 novembre 2008, par François BonIl y avait ces deux articles déjà trop en retard (et un troisième pour dans la semaine), donc ignorer délibérément le réseau pour s’atteler à la lenteur : de ce matin jusqu’à ce soir. Toujours cette impression d’avoir à macérer ça mentalement des semaines, et qu’à un certain moment on est prêt à simplement faire le travail très technique d’ouvrir certaines vannes ou impulser tels réglages qui font qu’un texte, lentement et avec précaution, vient se construire, mais plus du tout avec la tête. (…)
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du sommeil
29 novembre 2008, par François BonC’est finalement l’avantage des voyages : le sommeil se détache de l’alternance diurne. On finit par oublier de considérer important de reprendre des repères. Le problème alors c’est les rêves : ils sont plus présents, plus étranges, mais bien moins fixables. On s’ancre dans les rendez-vous assignés : on est à Poitiers ou Bagnolet comme il était imposé, et puis on reprend la flottaison générale.
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2008.11.27 | Montréal, rien qu’une eau noire
27 novembre 2008, par François BonToujours bizarres, les retours, à la fois idée de repartir et pas à l’aise dans les anciennes marques –- un de ces soirs où il ne s’en faudrait pas de beaucoup qu’on efface tout. De Montréal, certainement photographié par bien d’autres, retenir quand même ce bâtiment sur fleuve comme allégorie globale de l’état du monde ? Ou bien juste, face à l’eau, ce que de là-bas ils dressent comme miroir pour nous autres [1] ? Ou comme toute ville se défait où elle touche son fleuve.