Hier, pour ce monsieur salué sur le trottoir, et que j’avais pris pour ... , décédé il y a 2 ans, j’inscris "Christian B..." On apprend aujourd’hui que Christian B..., un vrai Christian B., que je connaissais, est mort. Alors on flotte dans les miroirs d’ombre : son propre reflet, les lettres de son propre nom deviennent l’ombre.
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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mais Christian B. est mort vraiment
20 décembre 2007, par François Bon -
le croisant sur ce boulevard
19 décembre 2007, par François BonJe le salue, surpris pourtant de le croiser, et lui me répond, comme un peu surpris aussi. Cinq mètres plus loin je comprends : j’ai salué Christian B. ou pensé le faire, et me souviens maintenant qu’il est mort. On marche avec eux, les morts, peut-être n’aiment-ils pas qu’on le manifeste trop, ne serait-ce qu’en les saluant ?
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j’étais mort
18 décembre 2007, par François Bon« Il y a une semaine environ, j’ai rêvé que vous étiez mort. C’était un couloir d’hôpital, je pleurais beaucoup en pensant à vos enfants. Il y a avait du monde en silence, les gens prenaient des livres sur les étagères, allaient s’assoir en silence, puis lisaient. L’hôpital était aussi une bibliothèque. » Reçu par mail (une ancienne étudiante des Bx Arts), gentil qu’elle m’informe.
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ménage, réparations
17 décembre 2007, par François BonAvoir aussi réparé la prise de courant : on ne voit plus les fils. Et fait la liste de tous les retards.
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le ciel était bleu et sec
16 décembre 2007, par François BonLe sentiment de respirer, de s’alléger. Que cela dure ou non, oublier un peu. Aller faire le marché, par exemple.
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2007.12.15 | La Paillade, 12 ans après
15 décembre 2007, par François Bonmédiathèque Montpellier La Paillade avec les auteurs de Phobos
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tout soudain puis
15 décembre 2007, par François BonLa bourrasque de neige : s’encadrant dans la baie de la bibliothèque, une illustration de conte, là sur la géométrie de banlieue. Puis fondu.
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j’ai pris la rue tout droit
14 décembre 2007, par François BonOn trouve forcément une boutique de téléphone : j’en ai acheté un. Elles servent donc bien à quelque chose (j’ai de nouveau un téléphone).
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point fixe pare-brise
12 décembre 2007, par François BonChaque mercredi heure fixe, dans la voiture, attendre une heure. Devant, rond-point, immeubles. C’était mieux sans guirlandes. J’apporte du travail. Finalement je ne travaille pas.
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ce sont les transitions
11 décembre 2007, par François BonOn vivrait tellement mieux avec moins de ces couloirs d’un point à l’autre. Au soir, c’est en soi qu’on les porte.