Sony PRS-600, le petit coup de vieux des eReaders

une reconfiguration brutale à prévoir dans l’évolution des supports de lecture numérique ?


note du 10 octobre 2010
Cet article continue de recevoir de nombreux visiteurs, mais le contexte a changé : nouvelle gamme Sony, supprimant les problèmes de reflet avec l’interface tactile, rapidité et tri etc. Contexte qui a changé aussi par l’arrivée de l’iPad, avec la couleur, la connexion permanente, et donc un appareil qui n’est plus cantonné à la fonction texte seul.

Pour ma part, pas de conseil ni d’orientation, j’aime beaucoup le CyBook Opus, rapide et léger, je continue de trouver agréable la Sony PRS-600, que j’utilise pour lecture des classiques, mon Proust, mon Saint-Smon, mes Balzac...

Par contre, je ferme le forum lié à cet article, qui n’a plus de raison de rester ouvert.

note du 4 mai 2010
Cet article continue de recevoir de nombreux visiteurs et commentaires (voir bas de page, 12 000 personnes à ce jour y ont consacré plus d’une minute...).

Il s’agit d’un retour sur ma première prise en main de la PRS-600 en septembre 2009. Je continue de m’en servir au quotidien, mais dans un cadre bien précis : lecture de classiques, Proust, Saint-Simon, Balzac, en remplacement des livres (suis au Québec pour un an, avec une partie restreinte de ma bibliothèque). Textes que je prépare moi-même pour une mise en page écran adaptée à la Sony, comme nous le faisons sur publie.net.

Sur publie.net, nous continuons d’autre part à présenter des PDF spécifiquement paramétrés pour l’affichage eReader (écran 90 x 120, pas besoin de marges, métadonnées précises, caractère 20px mini, césure et ligature, TdM interactive) tout en généralisant le format epub malgré réserves qui subsistent (pas de césure, possibilités de mise en page très frustes).

Je dois constater par contre l’indifférence totale de Sony par rapport à nos remarques et souhaits d’utilisateurs, et les plantages continus de leur ReaderLibrary sur Mac. D’autre part, la politique obtuse des éditeurs français qui continuent à vendre leurs fichiers bardés de DRM (merci la simplicité pour passer d’une machine à une autre, et surtout n’oubliez pas de compter) à un prix quasi égal à celui du papier, et bien plus cher que le livre de poche. Des défauts majeurs n’ont jamais été corrigés, le principal étant que la batterie se vide même quand on ne se sert pas de l’appareil, à 8 mois après achat, si je ne l’ai pas utilisée 3 jours d’affilée, mieux vaut la recaler 1 heure sur la prise USB du Mac si je veux pouvoir lire le soir.

Je recommande donc plutôt, si vous êtes grand lecteur et que vous souhaitiez passer à la lecture via encre électronique, un eReader à 100 euros ou pas plus, comme le CyBook Opus ou le Sony 300 (ces appareils basiques se multiplient, tant mieux), ou n’importe quelle autre marque affichant des epub et facilement gérée par l’indispensable Calibre (notamment pour gérer les collections via l’onglet tag, notamment pour vos textes personnels) – à compléter, sur votre ordi, pour ceux qui ne disposent pas d’Acrobat Pro, d’un utilitaire PDF gratuit qui permette de recadrer les marges et supprimer les pages inutiles, pour lecture des PDF en circulation.

La frilosité des éditeurs a dès à présent engendré une vaste circulation de la main à la main des textes contemporains essentiels, chacun y contribuant par ses propres numérisations ou révisions, la possession d’un eReader est ici pleinement justifiable. Côté domaine public, on vous recommande de débuter avec la Bibliothèque numérique du Québec, 1172 textes en epub libre accès à ce jour.

Mais si vous avez un peu de patience, ne pas acheter d’eReader avant d’avoir testé les fonctionnalités, y compris pour la lecture, d’une tablette connectable et surtout qui permette aussi d’écrire, comme l’iPad – un peu plus chère, mais dont vous aurez un usage beaucoup plus large que l’eReader, et dont les fonctions lecture texte seul sont tout aussi riches, c’est évident dès la prise en main.

Bien sûr l’espace de discussion ci-dessous reste à votre disposition, conseil cependant, aux déjà utilisateurs ou aux futurs acheteurs, lecture à volonté du site ebouquin, la référence.

FB

présentoir Sony chez Borders (Providence, 30/04/2010) : on dirait qu’eux-même ont du mal à y croire...

 

note du 20 septembre 2009
Note après maintenant 2 semaines d’usage continu, et pour confirmer plaisir à utiliser cet appareil et sa réactivité :
- les effets de gris et reflets sont largement compensés par la résolution d’affichage et le contraste des polices embarquées ;
- dans l’article ci-dessous je ne parle pas du « zoom avant » progressif, très utile pour les PDF ou scans d’articles ;
- surtout, je lis désormais quasi en permanence stylet en main, en mode « notes manuscrites » j’ai pris l’habitude de surligner ou entourer, et du coup usage intensif pour relectures corrections et coquilles, que ne me permettait pas la 505 ;
- la fonction "dessin" permet l’écriture manuscrite pour réflexions ou calepin ;
- pas évoqué ci-dessous non plus : la fonction avance rapide, défilement des pages par appui prolongé du bouton changement de pages ;
- signaler la mise à jour Calibre 6.11, toujours gratuit, qui gère la PRS-600 de façon plus complète que le eBookLibrary de Sony : possibilité d’associer plusieurs tags ou étiquettes pour gérer votre bibliothèque par collections, fiche métadonnées (éditer métadonnées) très complète avec éditeur, tag auteur, et autres fonctions...
- confirmation que Sony aurait bien dû nous mettre affichage petite pendule dans la barre de menu du bas, et qu’un accéléromètre (pour basculement horizontal/vertical) m’aurait été plus utile que la fonction lecture mp3 ;
- serait urgent aussi qu’on puisse ajouter nous-mêmes un dictionnaire français aux dictionnaires anglais ou américain fournis ;
- enfin, que le confort d’un texte sur la liseuse ne dépend pas d’abord de l’appareil, mais d’abord de sa préparation : une vraie police d’imprimerie, une vraie gestion des marges et de l’interligne, les métadonnées associées, un format compatible avec celui de l’écran, c’est le travail de l’éditeur qui vous fournit le texte – alors on peut rester des heures dans Saint-Simon ou Arsène Lupin au choix...

 

Sony PRS-600, premier contact


Il y a un pari à se procurer dès aujourd’hui un lecteur numérique (ou liseuse, ou eReader), parce qu’on voit de semaine en semaine les matériels évoluer. Mais il en était de même il y a 15 ans bientôt, à l’apparition des premiers ordis portables et ce qu’ils révolutionnaient de notre rapport individuel à la machine.

J’ai de bons prétextes : pour publie.net, nous avons besoin de tests en vraie grandeur pour nos textes, lisibilité et confort, marges, blancs, métadonnées [1].

Mais, possesseur et utilisateur de la version précédente, PRS-505, depuis 1 an, à la fois la liseuse est entrée dans mon univers personnel quotidien, à la fois je me sentais au bout de l’usage du 505. Amortie, elle l’est : en particulier parce qu’elle m’est devenue indispensable pour les lectures scéniques, légère, et passant d’une page à l’autre du bout du pouce, visibilité impeccable. Je m’en sers aussi pour relire mes propres manuscrits en prenant distance, j’y stocke des notes de cours, des plans de conférences.

D’autre part, m’installant pour un an au Québec, si on a transporté pas mal d’indispensables (et pourtant, Gracq ou Michaux, combien je serais prêt à payer le même tarif que mes Pléiade pour en disposer en version numérique), pas possible d’emporter la bibliothèque, celle à laquelle on a recours tous les jours, celle qu’on peut réouvrir n’importe où à n’importe quelle heure selon humeur. Dans le petit MemoryStick qui s’insère en haut de la Sony, et que je n’ai eu qu’à passer du 505 à la 600, j’ai tout Rabelais, tout Montaigne, du Diderot, du Bossuet, tout Racine, Marivaux, Saint-Simon, Balzac, Flaubert, Stendhal, Proust, et pas mal de ressources contemporaines. Plus 80 Jules Verne, des Maurice Leblanc, Rilke, Kafka etc... Plus les indispensables genre Baudelaire, Rimbaud, Nerval, j’en passe.

Ce qu’on gagne instantanément avec la PRS-600 : un design assez époustouflant (le iTouch d’Apple a monté la barre pour tout le monde), agréable à la main, dos moulé de nylon sur la coque aluminium, affinage des bords, boutons sans effort.

Sony PRS-600 : extrait en note d’un simple balayage stylet

Et bien sûr le tactile. Gadget ? L’informatique semble toujours gadget avant que l’usage décide de ce qui va devenir la base des prochains développement. Par exemple, difficile sur l’écran de ne pas tester le fameux pincement-zoom de l’Apple iTouch : ça ne marche pas, mais un balayage du doigt permet de tourner facilement la page.

Tourne de page ? Au bout de quelques heures d’utilisation de PRS-505, on ne s’apercevait plus du clic réflexe à quelques mots de la fin de page, ici on a gagné en vitesse, pas plus de battement que la tourne papier, et qui prétendrait apercevoir ce « flash noir » des premiers appareils mentirait dur.

Par contre, pour qui a goûté de l’accéléromètre qui permet à la machine de passer seule en mode paysage sur l’iTouch ou le CyBook Opus aura du mal à tolérer les 3 clics qu’il faut sur la Sony pour passer en affichage horizontal : pourtant, elle est très efficace dans cette position, avec une ligne fantôme qui fait la transition avec la page précédente. J’aurais préféré que Sony supprime le lecteur mp3 et installe un accéléromètre.

C’est ces petits détails qui semblent toujours prouver l’arrogance de ces fabricants courant après le soi-disant dévoreur de best-seller, et choisissant ses modèles parmi les livres les plus block-busters (on a même le droit à un Stephen King en allemand dans les fichiers démo). Alors que leurs clients sont d’abord les « grands lecteurs », ceux qui ont aussi à insérer sur la machine des notes de cours, des textes personnels. Ainsi, sur la 505, un petit patch permettait d’afficher l’horloge interne dans la barre des menus en bas, on avait fait remonter l’idée à Sony : non, à vous de poser votre montre ou votre téléphone à côté de la liseuse si vous voulez gérer votre plan de cours, peu importe.

Quand on déballe sa PRS-600, on la met donc à côté de la 505, et on peut avoir une mauvaise surprise : le papier électronique est recouvert par la plaque de verre tactile, fini donc le blanc mat parfait du 505. Et si vous êtes en mauvais éclairage, l’appareil peut sembler provoquer des reflets qui n’existent pas, bien sûr, sur l’ancienne.

Régression ? Probablement irréversible pour l’instant. Seulement, la précision et la finesse d’affichage restent encore en avant ce qu’on obtient sur livre papier standard. On peut lire des heures sans fatigue. Et, l’appareil en main, on oublie complètement les éventuels reflets, qu’une variation instinctive d’angle va éliminer sans même qu’on y pense. Assez choqué à réception, maintenant c’est la 505 qui me paraît avoir pris un coup de vieux, et le confort ajouté par l’usage est tel qu’on passe outre le contraste plus gris, on oublie même vite.

Sony PRS-600 : mode notes manuscrites immédiatement accessible

Avantage du tactile ? Avec 600 titres et plus rangés dans les « collections », la navigation par touches et boutons genre bataille navale de la 505 était devenue un parcours de clics infini. Là, on se promène à l’instinct dans sa bibliothèque.

Mais, surtout, le tactile permet d’entrer des signes. Là aussi, j’ai cru que la fonction « manuscrit » était un gadget, genre nos anciens Telecran. Mais les accros ordi de mon genre ont perdu l’habitude du carnet et du stylo. On ouvre en une seconde un nouveau « dessin » et on griffonne avec le stylet un numéro de téléphone ou tout un texte, ou une idée qui vous vient en lisant, on touche du bout du stylet le pavé « terminer » et c’est enregistré. Plus tard, gommé d’un trait de stylet en diagonale.

Et deuxième fonction « tactile », les notes et la recherche. On est dans une page quelconque d’un texte, l’appui sur « options » appelle le pavé d’instructions, si on passe en mode « notes », il suffit, au doigt ou au styler, de balayer une phrase pour qu’elle soit recopiée en notes. Si on ouvre plus tard le menu « notes », le même appui doigt sur la note vous réouvrira la page où elle figure dans son contexte [2]. La fonction « recherche » appelle un clavier proportionnellement le double de celui de l’iTouch, et entrer un mot permet de suivre ses occurrences dans le texte.

Qu’on ne demande pas à la liseuse de remplacer l’ordinateur [3], la bascule au réseau, l’insertion d’annotations complexes : ce n’est pas sa mission. Ce qu’elle remplace, c’est le livre traditionnel.

A-t-on réellement du confort à lire sur liseuse ? Qu’on se mette bien dans la tête désormais que ça ne dépend pas du matériel, mais du texte lui-même. Tout dépend de la préparation du texte. Un livre avec des coquilles ou mal encré ou mal margé est rapidement illisible, il faudrait comprendre que le lire numérique est aussi affaire de typographie, d’une typo réfléchie et conçue pour l’affichage numérique. Aménagez votre Proust ou votre Beckett dans une page 9x12 avec peu de marges, et une police interlignée selon les critères imprimerie (combien d’étudiants ou de manuscrits d’auteur encore préparés au format A4 avec l’interligne 1 et 1/2 de word...), et vous pourrez lire à volonté. Je n’ai jamais eu besoin jusqu’ici de recharger la PRS-600 : le temps qu’on la laisse reliée au Mac pour installer un nouveau texte suffit à son bonheur.

Parce qu’elle se branche direct sur le Mac. Le « launcher » de la petite application eBookLibrary version Mac est installé d’origine dans la mémoire du reader et se décompresse au format automatique dmg comme toutes les applis. L’interface graphique est soignée, et se manipule aussi simplement qu’iTunes par glisser-réposer des fichiers « bibliothèque » vers le MemoryStick ou la mémoire interne du Reader. Idem pour jeter (leurs fichiers démos par exemple !).

Sur la PRS-505, j’utilisais Calibre, logiciel gratuit de Kovid Goyal, qui annonce le portage pour les prochaines heures. Je crois que c’est Calibre que j’utiliserai part défaut, 1, parce que je n’ai pas besoin d’acheter les livres proposés par Sony, 2, parce que Calibre permet de capter aussi des flux (articles longs sur le Net, qu’il transforme au format ePub), et de gérer via une simple inscription dans la colonne « tags » ces « collections » qui permettent de regrouper les titres par catégories.

Les liseuses de ce type ont-elles un avenir ? Nous sommes quelques-uns pour qui la question n’est pas tranchée. Par exemple, de nombreuses bibliothèques s’en équipent pour les proposer en prêt sur place ou à domicile, cela veut dire qu’on charge une sélection fixe de textes, et dans le cas de publie.net, un retour aux « valeurs sûres », plutôt que s’embarquer dans le farfouillage et la découverte. Nous avons décidé, quitte à décevoir nos partenaires, de refuser, et plutôt attendre des matériels qui permettront aux mêmes bibliothèques de proposer, via la wifi (tablette Apple à venir, PasticLogic ?), des ressources flux à actualiser ou promouvoir et renouveler depuis l’ordi de contrôle, ou donner l’accès sur chaque tablette à la totalité de nos ressources en lecture seule.

Sony PRS-600 : confort de lecture assuré malgré la couche tactile

Dans l’usage privé, j’étais tout aussi réticent. Les modèles se déclinaient selon le (un peu triste) modèle chinois de base, avec le gros poussoir en bas à droite, c’était gai comme une prothèse dentaire. Mais, ces dernières semaines (lisez eBouquin et Aldus), les matériels deviennent concurrentiels, se tirent la bourre les uns les autres et c’est pour nous autres, usagers, tout profit. Les prix vont baisser, mais surtout, la parfaite équivalence de la liseuse au livre devient évidente pour l’utilisateur.

Ainsi, en ce moment, je lis en continu (dans l’édition Folio en 2 tomes) les 40 Petits Traités de Pascal Quignard (en attendant d’attaquer sa Barque silencieuse). Quiconque a lu la poignée de pages sur Martial, le poète latin, qui s’attaque au passage du rouleau (« sali avec le menton » quand on le ré-enroule comme on trouve encore des gens pour nous parler de « l’odeur du papier », gloire à la chaux vive à 6% pour hydrofuger les pages en impression numérique) au Codex (« tout Virgile dans une poignée de peau repliée »), comprendra l’ahurissement où je suis de découvrir, dans ces pages écrites bien avant le web (et je n’imagine pas, d’ailleurs, le Quignard venant ici me lire !), l’ensemble le plus fondamental certainement pour comprendre la radicalité de la mutation actuelle. Qu’est-ce que je rêve d’avoir ces 2 tomes Folio de Pascal sur ma Sony, comme j’en profiterais mieux...
Les ordinateurs continuent de changer. On sort un MacAir de sa housse (la même que celle du Sony PRS-600) à n’importe quel endroit qu’on soit. On utilise aussi son téléphone pour lire (avec le café du matin, lemonde.fr est même plus agréable à lire sur la petite lucarne du iTouch que sur le Mac). Je passe des heures à lire sur ordi, sans même plus m’en apercevoir. La liseuse suppose le rapport à un texte clos, une lecture dense et séparé du « flux ». Or, notre rapport au monde, information, sélection de ces informations, incursions curiosité et plaisir, passent aussi par ces outils de flux.

Le paradoxe de publie.net est une incise mieux dessinée : l’accès des textes de la création contemporaine à l’édition papier, à une diffusion à rotation ralentie, est de plus en plus un mur. Et c’est sur le web que s’est déportée, déjà, l’ancienne activité des revues littéraires, leur rôle défricheur. Notre coopérative d’édition numérique, c’est permettre la lecture ergonomique de textes longs sur écran avec le confort du livre, et le portage sur liseuses, puisqu’il est évident qu’on est de plus en plus à en avoir une dans le cartable, ou sur la table de chevet. Et bien sûr d’insérer ces textes dans de nouvelles logiques d’accès, notamment avec les bibliothèques universitaires : se fier au court-circuit.

Avec la PRS-600, comme d’autre part l’Opus, et bien sûr le Kindle (mais coincé dans la forteresse amazon), on arrive enfin à la maturité : on n’a plus en main un vague substitut d’ordinateur, mais un appareil plaisir comme le iTouch, capable de se faire oublier, pour le plaisir du texte.

[1Et l’epub, qu’on nous présente comme nouveau standard, s’il convient à peu près à la prose « au kilomètre », mobilisant toutes les ressources de Digital Editions pour la gestion de drm que – pour notre part – nous refusons, est toujours incapable de présenter convenablement un texte, avec césures et véritable mise en page.

[2Par contre, je ne comprends pas pourquoi Sony ne nous laisse pas configurer la taille d’affichage des notes dans le menu...

[3Impossible à comprendre pourtant le si faible taux d’équipement dans le monde pro : les services de presse, mais aussi les lecteurs, correcteurs, etc : pas possible de corriger un jeu d’épreuves sur la Sony, mais visionner les épreuves sur la Sony, et pas une coquille n’échappera, je reporte à mesure sur l’ordi, où elles me restent invisibles en lecture écran...


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne 3 septembre 2009 et dernière modification le 4 mai 2010
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Messages

  • merci, assez convaincant et tentant, surtout côté notes et manuscrit et pour ce qui est de la fonction manuscrit : peut vraiment remplacer un carnet ou seulement destiné à du fugitif ? possibilité d’en stocker plein des rêves ou autres choses et de s’y retrouver ? création automatique d’une liste avec les débuts de textes ou faut leur donner un titre pour les enregistrer ? ça se combine fonctions notes + manuscrit ? et tout ça peut basculer dans ordi ?

  • Tu m’as donné envie de relire les traités... j’avais acheté une toute première édition...

    Voir en ligne : http://blog.tcrouzet.com

  • L’œuf ou la poule ?
    je cite : "La liseuse suppose le rapport à un texte clos.[...]. Or, notre rapport au monde, information, sélection de ces informations, incursions curiosité et plaisir, passent aussi par ces outils de flux". Mais d’où viennent ces textes de la liseuse, sinon des serveurs que nous avons découvert il y a peu ? Comme une étape, que dans la sphère publique, nous devons, je crois, noter et marquer, tout en ouvrant les voies.

  • Merci pour le billet François. Je suis moins catégorique que toi sur le format ePub qui permet beaucoup de choses. Voir travail de Jean-Yves Dupuis sur la Bibliothèque du Québec qui est en train de tout passer à l’ePub avec un résultat remarquable, blancs, espaces fines, blancs insécables. Manque seulement la gestion des césures mais c’est un défaut très relatif, beaucoup de livres en papier, sans césures non plus !

    • En me relisant, c’est espaces insécables et non blancs insécables qu’il faut lire, pardon, les puristes de la typo auront rectifié d’eux-mêmes !

    • Etrange association : Sony etc : la maturité ? Autre planète, technique . Pas le temps de se pencher.Nous en banlieue:repartir là où urgent de se rencontrer en chairs et os pour découvrir et lire ensemble les livres qui comptent là où se propagent très subtilement les discours qui retranchent, enferment, dérobent. Etre en face de la réalité. Magnifique visage de la résistante afghane, vue ce soir à la télé. Et demain ? Lire à voix haute , en pensant à elle, tant de textes -Hugo : ce soir, je pense fort à son Esméralda figure de liberté. Et demain comme aujourd’hui ou hier,visages et attentes des adolescents inquiets.Envie imense de les accueillir , de les accompagner.Lire, écrire, de toutes nos forces. Comme jamais. Emergency. Responsabilité d’ environ soixante-douze vies-visages en moi à partir de maintenant.C’est parti.

    • Comme j’en ai assez de risquer le lumbago et de faire rigoler mes amis en traînant des kilos de livres à chaque déplacement ("déplacements"...), j’ai cherché des liseuses hier à la FNAC St Lazare, rayon informatique etc.

      Allez donc parler de "liseuse" à un vendeur ! Le mot le fige soudain, sourd, aveugle, bouche bée...

      Dites alors "reader" et le voilà, rasséréné, qui vous expédie illico presto au 3ème étage Livres où une seule liseuse Sony est installée sur un portant qu’il faut mériter en naviguant parmi les rayons car personne ne sait de quoi il s’agit.

      Je suis alors restée devant l’objet comme une poule devant un couteau : toute petite fiche technique, pas de démo...
      A l’accueil du rayon, une jeune temporaire trouve difficilement dans ses documentations quatre feuilles qui ne répondent à aucune interrogation.

      Il va donc me falloir lire attentivement tous vos "posts" sur le sujet avant de me décider et je suis loin d’être aussi calée que vous tous pour saisir les subtilités techniques qui ont motivé vos choix...

      Y a du boulot !

  • déjà disponible ! J’avais cru (mal) comprendre qu’il faudrait attendre l’hiver... (et mon anniversaire qui se rapproche, pour une fois que j’ai une idée !)

    Voir en ligne : http://juliette.mezenc.over-blog.com/

    • Après 1 an aussi d’utilisation de la 505, j’en épouve les mêmes limites et manques que tu décris + deux autres inconvénients :

      1. la taille de l’objet : un chouya trop large et long (ou trop lourde ?) pour que je le tienne longtemps d’une main, je rêve d’1,5 ou 2 cm de moins sur les côtés pour que la liseuse soit exactement à ma main, confortable (mais sans doute que pas de gêne pour des mains d’homme), même si l’écran doit être diminué un petit peu pour ça.

      2. un classement personnalisable des ouvrages dans des "dossiers" qu’on peut nommer soi-même même brièvement (pour séparer par exemple textes lus de ceux pas encore lus, ou par types de textes, etc). Ou au moins possibilité de pouvoir renommer les titres des fichiers librement.
      Car les différents modes de tri d’affichage de la liste des textes est rarement satisfaisante du fait que les noms de fichiers sont hétérogènes et parfois pas du tout explicites. Je n’utilise donc que le tri par date de téléchargement mais pas pratique pour ce qu’on a téléchargé il y a longtemps et oublié.

      Question : est-ce que la version 600 permet ce classement interne et libre des textes, ou que soit pris en compte les noms qu’on leur donne avant de les charger (lorsque non "vérouillés" bien sûr dans cadre éditorial) ?

    • pour petite taille et maniabilité, vous devriez vous laisser convaincre par l’Opus de Bookeen...

      pour le classement des dossiers, il faut utiliser Calibre pour gérer la bibliothèque - la dernière mouture, Calibre 6.11 (qui gère désormais aussi la PRS-600 et est gratuit) permet d’insérer plusieurs "tags" ou "étiquettes" à chaque titre avant de les transférer à la carte mémoire du PRS, et donc de gérer la navigation vis "collections"

      il dispose aussi d’un outil de prévisualisation

      voir et télécharger Calibre

    • Je viens d’installer Calibre avec quelque difficultés. mais il ne veut pas du répertoire que je désire il m’impose son repertoire. Est ce normal ?

  • Je ne suis pas équipé de la tablette magique : je pense simplement à un autre Sonny, avec deux "n", et tant mieux si on peut le mettre en boîte, pour le voir et l’écouter quand et comme on on le désire... avec le commentaire nécessaire, par exemple, d’un Francis Marmande !

    http://www.dailymotion.com/video/xqcri_sonny-rollins-saxophone-colossus_music

    Voir en ligne : Le Chasse-clou

  • A signaler dans le Monde diplomatique de septembre un article radicalement contre.

    Voir en ligne : Monde diplomatque

  • après investigations, la PRS-600 devrait être disponible en france à partir de novembre, vivement l’hiver et la lecture numérique au coin du feu... Je joins une vidéo dénichée par cécile portier, en plein dans le mille !

    Voir en ligne : http://www.youtube.com/watch?v=pQHX...

  • Le Kindle DX est aussi une véritable merveille. J’en ai quelques exemplaires à la vente en stock à Paris. pour ceux intéressés vous pouvez me joindre à l’adresse suivante : NewOrleans_Doc@hotmail.fr et je vous répondrai dans les plus brefs délais. A bientôt donc. Bernard-Marie

  • Un petit retour d’un utilisateur. J’ai commandé un PRS-600 sur Internet aux Etats-Unis, et je viens de le recevoir.

    Le produit est tout simplement magnifique, d’une finition irréprochable. L’utilisateur de Macintosh que je suis est satisfait de la compatibilité de eBook Library, l’application de gestion du PRS-600, avec Mac OS. Ce qui n’était pas le cas sur les versions précédentes.

    Même, si, selon moi, cette machine est une franche réussite, elle n’est pas exempte de défauts, certains mineurs, d’autres plus génants

    Le plus important, à mon avis, est la sensibilité assez moyenne de l’écran tactile, qui n’a rien à voir avec celle d’un iPhone, par exemple. Cette sensibilité est considérablement accrue par l’utilisation du stylet fourni avec la machine.

    En utilisation courante, on préférerait avoir un gros bouton comme sur le PRS-505 pour les changements de pages. De même, la nécessité d’avoir à faire appel à un menu pour le changement d’orientation est une faute de conception majeure au niveau de l’ergonomie.

    Par contre, et là je suis très agréablement surpris, c’est que le changement de page est quasiment aussi rapide en mode texte pur, qu’en mode image. J’ai quelques livres, numérisés par mes soins. Certains ont été passés à l’OCR (Reconnaissance Optique de Caractères), et d’autres ont étés assemblés en pdf uniquement en regroupant les fichiers jpeg issus du scanner. Le fichier résultant est, naturellement beaucoup plus volumineux, mais à l’usage, on ne sent quasiment pas la différence en terme de commodité de lecture (sauf, que bien sûr, on ne peut pas grossir la police caractères puisqu’il s’agit d’un bloc image). Le chargement initial, est peut-être plus long, mais c’est tout.

    Un autre défaut est qu’il est impossible d’utiliser le reader lorsqu’il est connecté à l’ordinateur, impliquant si l’on veut vérifier la qualité d’un livre que l’on vient de charger, que l’on doive éjecter les 3 volumes constitués par le Sony Reader, avant de le déconnecter. L’inconvénient, est que lorsqu’on le rebranche, il faut plusieurs dizaines de secondes avant que la carte mémoire que j’utilise, soit utilisable au sein de l’application eBook Library. Et comme, en plus, à chaque modification de la carte mémoire, il faut plusieurs dizaines de secondes au PRS-600 pour faire le tri de la carte mémoire modifiée, on passe pas mal de temps à attendre soit, après un branchement, soit après un débranchement.

    Au final, donc, le PRS-600 s’avère agréable à utiliser, mais il faut en passer par des étapes un peu astreignantes en ce qui concerne son chargement, surtout lorsque l’on s’amuse, comme moi à fabriquer des eBooks Maison.

    • Bonjour,

      j’aimerais bien acheter un PRS600, après avoir lu des éloges à plusieurs endroits du net.
      Quels sont les bonnes adresses aux USA, et combien d’économie peut-on faire, sachant que le PRS est vendu 300 euros en France ?
      merci.
      Luc

    • aux States, c’est Borders le plus simple pour acheter une Sony - si tu es à New York, possible aussi passer boutique Sony (derrière la Trump Tower de la 5th), j’ai pas trop regardé les prix par contre

    • Bonjour,

      peut mettre en francais un ebook acheter au US merci pour votre reponse

    • bien sûr ces produits industriels de masse sont strictement les mêmes qu’on les achète US, Akihabara ou Paris

      ils sont tellement les mêmes que tous les fabricants (y compris Adobe avec logiciels en ligne, via géolocalisation des cartes de crédit) vous font payer le même chiffre, et que ce qui vaut 300 dollars à New York sera vendu 300 euros à Paris

      rien que cette délicatesse en dit long sur les géants de l’industrie

      par contre, suffit de choisir "options" "français" pour avoir vos affichages en français

      reste à savoir en ce moment si ça vaut le coup d’acheter lecteur eBook alors que tout bascule avec tablettes...

      (ne serait-ce que pour lire la nuit, ce que ne permet pas la Sony, ni d’être connectée, et très lente si on met dans la carte-mémoire au-delà de 400 titres, alors que personnellement j’en ai bien 3000 sur l’ordi...)

  • Pardon, je voudrais savoir si la diference dans l´ecran produit pour la introduccion de le tactil est vraiment important.
    Je veux le prs 600, mais si tu peux lire mieux au prs 505... je ne besoin pas le tactil.
    Merci beaucoup.

    • après 4 mois d’usage, je confirme que la 600 est d’un usage bien plus complet que la 505, notes sur le texte et extraits, notes manuscrites et mémo, etc

      et très confortable en lecture longue, les doigts rectifiant par réflexe la question des reflets

      néanmoins :
      - il y a quelques jours, je recommandais la 505 à un ami qui souhaitait offrir liseuse à son père avec difficultés motrices suite accident cérébral, les boutons de droite de la 505 permettant une navigation très rapide
      - je n’arrive pas à utiliser la 600 sur scène en lecture publique, reflets devenant très gênant et navigation rapide d’une seule main plus possible - vais donc conserver ma 505 pour cet usage, très important pour moi
      - Sony vend une housse incluant éclairage à pile - je trouve ça un peu dinosaure à écailles, mais bon... (60 US$ à NY)
      - la lenteur de la 600 m’énerve souvent, même en limitant à 400/500 le nombre de livres embarqués alors que j’en ai plus de 2000 sur mon ordi

  • Bonsoir,

    On m’a offert un prs 600 pour noël, et malgré les tests élogieux que j’ai pu lire sur internet, il y a une particularité dans son fonctionnement qui me dérange : c’est l’effet de négatif (ou "flash noir" comme j’ai cru lire dans l’article) à chaque action.

    J’ai mis cela au début sur le compte d’un dysfonctionnement de l’appareil, mais des vidéos que j’ai trouvées sur Internet m’ont démontré le contraire.

    Je trouve ce clignotement extrêmement désagréable, et je n’ose imaginer lire un livre complet dans ces conditions, avec cet effet à chaque page. Maintenant, je n’ai trouvé nulle part mention de ce fonctionnement comme quelque chose de gênant, et j’en viens donc à me demander si je suis le seul que ça dérange...

    • c’est la rançon du système e-ink, en attendant nouvelle génération d’écran : quand on appelle nouvelle page, le passage au noir qui redispose les petites billes en surface - avantage immense : une fois en place, l’appareil ne consomme plus d’électricité – inconvénient, ce reset auquel il faut s’habituer et qui devient de plus en plus court à mesure que les appareils progressent - quand on tourne la page d’un livre, on a aussi quelques micro-secondes où la lecture s’interrompt, personnellement je ne remarque plus ce flash - en lecture publique, par contre, je déclenche toujours la tourne de page quelques mots avant la fin

    • je suis pour ma part très surpris de l’incapacité du site sony à accepter les inscriptions pour avoir accès au ebook store... cela dure depuis 3 jours et personne ne répond au téléphone ...
      Etonnant pour une marque grand public de ne même pas pouvoir voir ce que l’on peut acheter sur un store modème "itunes".
      On peut dire ce que l’on veut mais apple est plus mature sur la notion de plate-forme commerciale.
      J’attends de voir les contenus et leur accessibilité avant de me prononcer

    • personnellement, j’ai remplacé le eBook Library de Sony, qui plante et est très limité d’utilisation, par l’excellent Calibre (gratuit)

      pour utilisez votre Sony, pensez aussi aux titres gratuits, par exemple ici à la bibliothèque électronique du Québec, plus de 1200 titres disponibles

      et prenez le temps de découvrir les offres alternatives, comme celles de notre publie.net (il y a quelques titres gratuits, en cherchant !) et c’est sans drm, contrairement aux pièges à rats que diffusent les sites commerciaux

      vous pouvez aussi télécharger les textes libres de droits sur Gallica ou Gutenberg Project, et prendre quelques minutes pour les formater en PDF pour votre liseuse (sur votre traitement de texte, utiliser un format homothétique à l’écran, par exemple 180 x 240, avec police corps 20/22, interligne 25 - important le régler manuellement –, et marges nulles, vous trouverez vous-mêmes ensuite comment affiner) – prendre 10 minutes pour adapter ses textes à la Sony, ça vaut le coup pour s’assurer 2 ou 20h de lecture confortable

    • Je suis très content de ma "liseuse". J’aurais aimé qu’elle intègre un basculement automatique, sans passer par le menu, mais ce n’est pas bloquant pour moi...

      J’ai simplement envie d’avoir un grand choix de livres lors de mes voyages, sans me tuer le dos à chaque fois. Je suis aussi très déçu que le site de Sony n’accepte que les clients US pour l’achat de livres en ligne... du fait de problèmes de licences : les prix US sont souvent beaucoup plus bas pour le même ouvrage.

      Ce serait sympathique de trouver plus de livres en français et allemand, la véritable offre n’étant qu’en anglais.

  • Moi aussi, Bossuer me fait suet... non, rebond facile sur une coquille (qui m’a permmis d’apprendre que le verbe bossuer existait, au passage).
    je viens de faire l’acquision de cette liseuse (ayant hésité avec le midèle de Cybook) et fondant de grands espoirs sur la prise de notes.
    J’ai téléchargé Calibre et finirai de lire votre article dans les transports...

    • Bonjour,

      je viens de l’acheter.
      Je suis surpris de constater que nous ne pouvons pas accéder à des quotidiens comme le monde pourn’en citer qu’un en format epub.
      La version pdf coûte 15 euros mensuels et non 6 comme le laisse entendre la page d’accueil, sachant que le pdf du monde n’est pas facile à lire comme l’epub.

      avez-vous des pistes à me suggérer ?

    • Vous auriez dû mieux vous renseigner en amont, ce n’est pas les sites et forums qui manquent ! Ces eReaders permettent une lecture au niveau de confort d’un livre, mais s’insèrent dans l’exact usage du livre, ni plus ni moins. Pour lire la presse de façon connectée, l’iPad est bien plus riche, le Kindle dispose aussi de ces fonctions... Vrai que la "niche" des eReaders a pris un coup de vieux avec l’arrivée de l’iPad, on serait plutôt en train de s’orienter vers quelques chose de bipolaire : des eReaders à moins de 100 euros (le 300 de Sony ou l’Opus de CyBook) pour lecture passive au format epub, et les tablettes pour lecture connectée. Mais telle quelle, avec la masse de textes en domaine public, la PRS-600 peut vous rendre de bons services (attention à ne pas trop la charger : j’ai à peu près 3000 textes numériques sur mon ordi, mais au-delà de 400 dans la carte mémoire, la Sony devient désespérément lente, même gérée avec Calibre - voir par exemple les 1170 volumes en accès libre de la BeQ...).

  • article très bien rédigé et intéressant.La marque sony reste une référence pour les consommateurs.

    Voir en ligne : referencement