à haute voix, suite

d’un projet (provisoirement) en rade



- Georges Perec, Retrouvaille d’un sens, 17’, article Tiers Livre 1035 :

 

- impro train & voix : poésie non traduite, 2,30, article Tiers Livre 1068 :

 

- Arthur Rimbaud, Illuminations, "Quelque chose comme la clé de l’amour", 8’30, article Tiers Livre 1114 :

 

Et même toute une série de fragments son plus ancien dans la valise audio, ou dans les archives du binôme avec Pifarély, comme là Lorient, Nantes. Dans cette valise audio, réécouté impros Dupin en public, Michaux avec électronique (mais ai retrouvé aussi, il y a quelques jours, CD de lecture à Maison Gueffier, en 2006), plus les 2 tentatives Rimbaud avec ma Gibson acoustique : crois que ne saurais même plus me servir d’un bottleneck. Jamais trop savoir, quand on rouvre ces boîtes, si c’est parce qu’il y a besoin souterrain de s’y recoller – le micro Sennheiser MD-441 est toujours à portée de la table de travail, ainsi que le logiciel Live d’Ableton, mais tous ces temps, plutôt envie de la basse, qui ramène vers soi, alors que la voix emporte vers dehors.

Par exemple, cette impro d’une minute, avec boucle de 2 pistes guitare électrique, voix et une page de Duras, datée septembre 2005, ça existait dans le site, mais avec un faux lien et personne jamais ne s’en est plaint :

keith aime marguerite, voix + elec Gibson, texte Marguerite Duras, house work, le 15 septembre 2005 _ 0’58 :

Je retrouve la lettre datée du 13 mai 2009 dans mes archives ordinateur : ça devient bizarre, un ordinateur, quand ça garde bien plus de documents que ce dont vous sauriez matériellement vous souvenir. Mais là c’est moi qui la cherche : c’était parti d’un échange avec Xavier Cazin, de l’Immatériel-fr. Une radio qui fonctionnerait 24h/24, avec un bouton d’accès sur chaque site participant. Chaque participant indique l’adresse des dossiers où aller piocher ses archives son, rien qu’en ajoutant remue.net (les nuits de lecture), liminaire (ses pages 48 mais pas seulement), mes Rabelais à voix haute, on avait déjà des dizaines d’heures pour le noyau. Sur la page d’accueil, on avait l’écoute en direct, mais aussi accès aux archives de la semaine, et les abonnés publie.net et bibliothèques partenaires pouvaient remonter dans totalité des archives. On avait une programmation horaire automatisée, les nuits remue pouvaient défiler en aléatoire de minuit à 3 heures du mat, mon heure Rabelais venir le matin etc, et surtout chacun des participants pouvait enregistrer des chroniques, les déposer dans un dossier ftp, et ça marchait seul. On créait des rubriques, comme lecture audio des derniers textes mis en ligne sur publie.net etc... M’est toujours resté dans la tête, le projet, la preuve. Régulièrement je jette un oeil aux outils de radio sur flux rss qui permettent de l’assembler – mais voilà, c’est un petit bout de friche dans le chantier global.

Ceci à cause d’hier soir, plongée arbitraire dans la suite de mes 28 octobre successifs parce que j’avais déballé mon disque dur de réserve d’images, et tombé sur ce 28 octobre 2008, où j’utilisais assez extensivement petit enregistreur Handy Zoom – je l’ai toujours, il m’a accompagné au Québec, mais quand j’enregistre c’est directement sur l’ordi, ou dehors avec l’iPhone, et plus aspiré par souplesse des vidéos (et YouTube qui m’indique bientôt 25 000 visionnages) que par le stockage du son.... Découvrir que dans chambre d’hôtel à Metz, dont je ne me souvenais de rien d’autre, souvenir précis d’avoir lu dans l’enregistreur un texte de Perec, et le lendemain matin, dans train quasi désert de Metz à Strasbourg, avoir utilisé son résiduel du compartiment de train pour une impro voix.... Et que tout cela est en ligne sur ce site, qui deviendrait justement organisme vivant parce qu’on ne sait plus trop ce qu’il contient.

Photo : Bruxelles, nuit, marchand de cannes – sans rapport mais, aussi bien, pas trop le droit de faire ça, recycler des fonds de site pour faire un nouvel article.


responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 30 octobre 2010
merci aux 924 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page