nocturnes de la BU Angers | 05, le dialogue à rien qu’un seul qui parle

une approche technique du dialogue en littérature : exercice à partir du livre de Charles Juliet : "Rencontres avec Samuel Beckett"


Rien de plus simple d’apparence que le dialogue : le texte reconstruit l’illusion du réel, dans le temps même de la lecture – son instrument de musique, c’est ce qu’il nomme. Dans le réel qu’on nomme, il y a les phrases qui s’y prononcent. Le rapport de l’homme au monde passe par l’adresse à l’autre, et le rapport de chacun à lui-même ne peut se concevoir que par sa relation à l’autre, donc la conversation, la parole adressée.

Mais déjà, il n’y a plus rien de simple. Le texte lui-même est cet entretien et cette relation. Il est, dans son autonomie, en tant que mouvement rhétorique, une conversation du narrateur au lecteur, quand ce n’est pas de l’auteur au narrateur.

Et si Balzac décrit une pendule Boulle dans un salon, ou Francis Ponge le savon ou la figue, nous en appelons à nos représentations existantes pour convoquer une idée mentale de ce qui est nommé, au-delà du texte. Si le texte inclut un dialogue, il n’y a pas d’au-delà que ces paroles même, faites de la même matière-mots que le texte.

Première idée force : les mots dans le dialogue sont seulement de la matière prise au réel, en tant que parole. On ne peut pas la charger de ce qu’il revient au texte d’établir. Le texte du dialogue est indication de la musique, de la voix, de la posture, du rapport à la langue – mais il n’est pas informatif.

Deuxième idée force : avoir toujours en tête, lorsqu’on construit dans le texte un dialogue, que, de la même façon que dans la réalité, nous réfléchissons et construisons notre réponse dans le temps même que l’autre nous parle. Un dialogue qui se contenterait de reprendre le jeu de question-réponse du réel s’écraserait tout à plat. Cela veut dire que, dans la façon d’avancer la réplique, on doit avancer deux textes en un seul : la réplique elle-même, et en quoi la pensée simultanée de son destinataire l’infléchit en permanence. Toute la beauté possible d’un éventuel dialogue est là. Alors la réponse ne sera jamais une réponse, mais effectivement la prolongation du texte.

Quel plus bel exemple que cette phrase de Koltès, disant : « Au théâtre, on ne doit jamais faire dire à un personnage : – Je suis triste. On doit lui faire dire : – Je vais faire un tour. »

Enfin troisième idée force : les géants de la langue se mesurent à leur qualité dans le dialogue. Sous l’apparente simplicité, transfert direct d’un mécanisme ordinaire de la parole dans le réel, la reconstruction est bien plus musculeuse, parce qu’elle doit tout évider de la parole réelle, pour la recréer dans l’économie même du texte.

Alors comment entrer là ? On va utiliser une astuce. On va fabriquer un dialogue, dont un seul des locuteurs parlera. Tout ce qui concernera le narrateur passera dans les autres éléments du texte, sa part narrative. Cela n’empêche pas de citer des paroles, mais elles resteront au style indirect.
Cette dissymétrie n’est pas une idée neuve : Stendhal en joue en permanence. Elle culminera chez Proust : tout le monde parle au narrateur, mais allez donc savoir ce qu’il leur dit ou leur répond pour être si intéressant à leurs yeux – la Recherche n’en fait jamais mention.

Voilà intervient un texte exceptionnel, qu’on va mobiliser pour exercice exceptionnel : Rencontres avec Samuel Beckett de Charles Juliet.

Contexte : Charles Juliet tient au quotidien, et depuis bien longtemps, son Journal dont sept tomes sont aujourd’hui disponibles chez POL, un monument de réflexion sur l’écriture. Dans la version publiée, Charles a jugé préférable de ne pas faire état de ses quatre rencontres réelles avec Samuel Beckett. La première, jeune étudiant lyonnais écrivant timidement à un écrivain qu’il révère, et tout surpris de l’accueil. La deuxième, après une longue interruption : Beckett ayant reçu le prix Nobel, Juliet s’abstient de solliciter nouvelle rencontre. La troisième, c’est parce que lui-même vient de publier son premier livre, et qu’il a tenu à l’offrir à Beckett.

Les quatre rencontres s’étalent de 1968 à 1975. Beckett meurt en 1988, et Juliet décide dix ans plus tard, en 1998, de publier ce très bref recueil de textes issus de son Journal, mais qui en sont séparés à la publication, par discrétion, par honneur.

Dans ces quatre rencontres, Beckett seul parle. Non : le texte de Charles Juliet se donne comme contrainte de noter avec le pus grand détail la parole même de Beckett, même dans ses inflexions les plus simples, la façon de dire non.

Le reste du texte est un ensemble complexe : on peut y suivre au moins quatre composantes. Première : le contexte (chez Beckett, ou Closerie des Lilas) avec le décor, l’ambiance, les banquettes, la table, les lumières.

Deuxième : Beckett lui-même (sa façon de se tourner de profil quand il vous parle, l’ossature de ses mains, l’éraillement au poignet du pull de laine, le creusement des rides près de l’oeil). Troisième : la nécessité de placer hors retranscription des paroles ce qu’elle véhicule d’informatif ou relevant de la critique littéraire – pour que la parole émerge comme voix, une part en sera absorbée en style indirect. Quatrième : tout ce qui tient au narrateur lui-même (ici réel, Charles Juliet, mais il peut être fictif, comme le narrateur de la Recherche), ce qu’il va dire à son interlocuteur, ce qui l’a mené à cette rencontre, son commentaire intérieur à mesure de la rencontre elle-même.
La proposition d’écriture est donc simple : on se concentre sur une rencontre qui, biographiquement, a été importante. Ne pas tricher avec la nécessité pour soi-même d’en rendre compte. Il n’y aura pas de dévoilement : la technicité de la contrainte d’écriture est une protection suffisante.

Attention : il ne s’agit pas de rencontre avec un homme célèbre (se souvenir plutôt du livre de Gurdjieff : Rencontre avec des hommes remarquables, et du film qu’en a bâti Peter Brook), là serait même le piège. Ni Juliet ni Beckett ne sont célèbres lors de leur première rencontre. Au contraire, ce qu’on peut faire de merveilleux avec les plus humbles, les plus rares rencontres. Il n’y a pas besoin de beaucoup de parole : celle de l’interlocuteur sera suffisamment mise en valeur pour prendre de toute façon la première place.

Consigne pour l’écriture : c’est une alternance. Phrase dite par l’interlocuteur, même brève, même simple, même ne disant que le simple ton de la voix. Et suit aussitôt, paragraphe bref, une des quatre dimensions citées plus haut. Et chacune de ces dimensions est explorée successivement. C’est parce que le paragraphe narratif, où les paroles seront au style indirect, mais où on aura les flash-back, les histoires, le contexte, le lieu et les lumières, partira après chaque parole (celles de l’autre) dans une direction différente, qu’on va les retrouver, comme l’archéologue exhume du sable un texte fragile – la magie de l’exercice, c’est qu’il va lui-même faire émerger cette parole, pas besoin qu’on s’en souvienne consciemment avant d’écrire.

Ultime suggestion : c’est une phrase dite par l’interlocuteur qui ouvre le texte et lui sert d’incipit. Après, vous avez droit au flash-back. Expérimentalement (note pour les aspirants animateurs d’ateliers d’écriture), si vous ne précisez pas cela, un tiers des textes reçus consisteront en la préparation à la rencontre, et se termineront au moment où paraît l’interlocuteur.

Bien noter enfin qu’une des choses qui caractérisent aussi bien Juliet que Beckett, c’est leur difficulté dans la parole orale (ce qui n’empêche pas la fascination à écouter Charles). Il y a un saut difficultueux – l’exercice est difficile –, mais c’est précisément ce saut qui va donner au texte sa sculpture. Le but n’est pas de se faire, ici, magnétophone.

Petit extrait bref, parce que c’est un livre qu’il vous faut avoir :

Il me parle de la soeur de Bram, Jacoba, qui survit difficilement à Amsterdam, aux côtés d’un ami plus jeune qu’elle, mais qui est paralysé. Il me demande si Bram est au courant. Et avant que je lui réponde, avec un sourire empreint d’une visible affection, il poursuit :

— Non. Il est en dehors de tout cela.

Il parle à voix très basse, en phrases brèves, et parfois, à cause du brouhaha, des mots se perdent qui m’empêchent de saisir ce qu’il dit.
Ces derniers temps, il a assuré plusieurs mises en scène. Notamment en Allemagne. Je lui demande si cela l’intéresse.

— Oui, mais cela fait partie du divertissement.

[...]

Il baisse la tête, regarde dans le vide et je perçois qu’il ne lui est pas facile de trouver une réponse. Soudain, son regard et son visage prennent une fixité de pierre, et je puis voir alors qu’il est très loin, qu’il a tout oublié, qu’il n’a plus la moindre conscience du lieu et de l’instant. Fascinant spectacle. Je suis à moins d’un mètre de lui et dans un grand trouble, mais certain qu’il ne me voit pas le regarder, je le scrute avec une attention dévorante.

[...]

S’écoulent deux, peut-être trois interminables minutes. Puis la pierre s’anime et je détourne mon regard. Encore un long temps de silence. Et comme je m’apprête à poser une autre question, convaincu que la précédente a été perdue de vue, il constate :

— Je ne m’y sens plus chez moi.

© Charles Juliet, Rencontres avec Samuel Beckett, POL, 1998.

Les participants de l’atelier auront une bonne heure pour se lancer dans l’exercice, contributions ouvertes bien sûr ci-dessous, mais attention : exercice qui demande temps d’écart et construction...


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 2 décembre 2010
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Messages

  • Il y a dû y avoir parution avant 98, car je me souviens l’avoir lu autour de 85, c’est lié chez moi à la rencontre d’un étudiant de lettres dont j’avais fait la connaissance lors de mes études tout de suite après le bac et qui connaissait Juliet, l’avait rencontré à plusieurs reprises. Scènes symétriques de celles que raconte Juliet avec Beckett / P face à Juliet dans un café à Paris, Juliet qui ne parlait que très peu mais Paul me montrait avec fierté et étonnement les dédicaces de Juliet, toute une page couverte de son écriture alors qu’il ne parlait pas / il racontait juste à Paul (mais comment faisait-il puisqu’il ne parlait pas) que des tomes de son journal étaient passés au pilon / à cette époque, milieu des années 80 donc, Juliet n’était pas du tout connu (pas encore passé à la télé pour son premier récit autobiographique), et P me parlait souvent de ce Juliet de Lyon, écrivain quoi ? - raté, à la dérive, maudit ? En tout cas comme le négatif de Beckett, clochard littéraire mais qui n’avait de réalité littéraire qu’aux yeux de P à qui il dédicacait ses ouvrages à chaque rencontre, taiseux, couvrant la page de garde de son livre de son écriture, et déjà je crois ses rencontres avec B, et aussi avec Bram van Velde, s’efforçant toujours semblait-il dans ses "dialogues" avec eux de rester dans leur ombre, d’y trouver ses marques / P y revenait lui aussi, effet miroir de l’un à l’autre des dialoguants, puis P et moi, puis moi et personne à qui j’ai raconté ça.

  • Et il se balance sur son rocking-chair avec cette étincelle au coin de l’œil qui en dit long sur sa certitude que c’est pour lui que je suis revenue dans ce Mingan désolé. Shimun connaît seulement quelques mots dans ma langue, d’avantage que moi dans la sienne. C’est notre confort. Le silence entre nous ne prêtera jamais à confusion. Ici, on ne me pose pas de question parce qu’on déteste s’en faire poser. Les paroles prennent feu sans qu’on sache pourquoi.
    — Avant, les Indiens, les sauvages, toujours cachés dans le bois, les sauvages !
    Et il éclate d’un grand rire jaune uashtessiu, un rire de lune pendant laquelle la terre s’illumine d’aiguilles de mélèzes et les Innus s’enfoncent dans la taïga en cachant des petites têtes d’enfants au fond de leur canot. Ceux-là n’iront pas au pensionnat. Son rire contagieux s’assèche en ruisseau éraillé. La quinte de toux me fait moins rire.
    — J’en ai en masse du tabac !
    Shimun roulant sa cigarette entre deux doigts jaunis par le tabac brun, d’une seule main forte comme une poignée de pagaie, m’attendrit. Je le suivrais n’importe où.
    — Je t’emmènerai partout. La forêt. La rivière. La mer. Et les animaux.
    Je reviendrai mille fois s’il le faut pour qu’il m’emmène vraiment voir tout ça. Pas peur de m’enfoncer dans le bois avec un homme de l’âge du petit frère de mon grand-père. Je viens de me faire un vieux copain.

    • - Tu ne devrais pas fumer
      Je ne l’ai pas entendu venir. Je lève la tête, éteint mon cigare dans le pot de fleur vide. Il s’est arrêté un instant, devant la table basse et le banc, presque imperceptiblement, comme on fait une pause en entrant dans un salon et puis s’est étalé dans un transat.
      - Tu n’as jamais envie d’aller à la plage ? C’était fabuleux ce matin, tu devrais..
      Son corps trapu, solide, ce visage massif sans grand charme si ce n’est les petits yeux brillants. Ce sourire qui fait que j’ai rapidement oublié mon petit étonnement devant le choix de ma nièce. Le grand front, cet air un peu hésitant qu’il a toujours, dont on ne sait s’il vient de l’attention extrême qu’il accorde à son interlocuteur ou de la gymnastique, de plus un plus inconsciente, mais certainement toujours présente, qu’est pour lui le français - cette voix grave avec des inflexions douces à peine perceptibles. Et comme toujours il me donne envie de sourire, de le moquer, et comme toujours, ayant trop de respect pour m’y risquer, j’attends qu’il m’en donne l’occasion.
      Ce qui ne manque pas, en réponse à une question vague, il entreprend de me raconter leur après-midi et tout devient aventure et aventure comique.
      - Mais j’étais fatigué, au bout d’un moment, ou plutôt j’en avais..
      Je lui fournis le mot « marre », il l’accepte avec une grimace confuse.
      - Alors nous sommes partis, nous avons fait un tour en ville, Jeanne voulait des converses, et puis moi, chez Charlemagne, j’ai trouvé ça :
      et il pose sur la table Domus, une revue d’architecture que je ne connais pas et puis il me tend un livre
      - et regarde, c’est fabuleux, c’est sur le Bahaus, tu connais ?
      Je dis que oui. Il enchaîne, il me montre, il commente, nous feuilletons. Il s’arrête sur des dessins, moi sur des photos d’objets. Nous discutons. Il me dit
      - mais, tu connais vraiment..
      et puis il referme le livre, heureux, me promet qu’il me le prêtera pour que je puisse lire les textes, parce qu’il trouve qu’ils sont extrêmement intéressants, et je conviens qu’on ne les trouve pas très facilement (du moins je le crois, et il ne me contredit pas).
      Il se renverse en arrière. Il me demande ce que je lisais. Je rallume le Cybook et je le lui tend. Il ne connait pas.
      Silence. Pétarade d’une mobylette derrière les canisses. Je tâtonne pour lui demander s’il est content de leur séjour à New York. Un air enthousiaste, furtif, et puis :
      - oui, en fait j’ai eu des contacts...
      Une réserve, dont je ne sais si elle est aveu d’échec. Jeanne me dira. Et puis il me parle de son blog, ou plutôt de sa participation à un blog de styliste, et puis de la galerie d’un ami, de l’exposition qu’il prépare, et il est s’est redressé, un peu penché en avant, il fait du charme, inconsciemment, ou presque, il parle de ce qu’il veut faire. Nous sommes bien.

  • Le camion c’était pour Concarneau

    et dans la discussion ça faisait un bloc ça devait être le camion qui passait on voyait bien dedans ses yeux cet horizon celui des gars qui collent la route dans leur rétine et roulent dessus derrière dessous passait le flux ce restau-route devait être le pire de toute la terre et maintenant sans doute que la pizza était complètement froide

    Tu vois où c’est Concarneau ?

    et moi donc de faire oui mais non en fait je ne voyais rien et certainement pas Concarneau le camion je voyais bien c’était une bête rouge une sorte de chien mais Concarneau qu’est-ce que tu veux que j’aille faire là-bas en même temps là ou ailleurs c’est la même chose la terre est ronde comme mes genoux

    Merde la neige

    lui seulement de prendre conscience de ça alors que je la voyais bien ça faisait presque une demi-heure que les flocons tombaient mais pas d’en haut juste comme ça vaguement comme s’ils étaient venu de l’air lui-même ses mains étaient pleine de graisse de cambouis sous les ongles de cette couche noire qu’ils ne perdent jamais ceux de la route et lui non plus c’était logique avec la neige la nuit tombait mais bien plus vite à gros rouleaux il se taisait et moi aussi les autres aussi le monde aussi seulement encore le chuintement que font les roues sur la poudreuse et puis soudain sa tête relevée

    Bon je me casse

    seulement ça et puis plus rien.

  • - tout le monde n’a pas la chance…

    elle est assise sur le lit, cotonnade bleu-marine, elle fume
    dans la pièce une grande armoire avec glace, la porte d’un placard, papier peint rose passé, entrouvert, au fond deux lits gigognes
    la lumière est basse

    - j’en ai assez …

    elle pleure, peut-être ça qui l’empêche de finir sa phrase
    peut-être s’arrête-t-elle là
    elle me regarde fixement, à moins que son regard ne traverse et s’hypnotise ailleurs

    - ils sont tous…

    elle pleure encore
    elle parle de sa vie des personnes autour d’elle qu’elle s’ennuie toujours
    que ces dernières semaines le sommeil chimique : pas de soulagement

    - comment faire avec l’enfant

    ne peux plus rester dans ses yeux bruns
    me détourne pous secouer violence et désarroi déposés sur moi
    l’air me pèse épais
    me détourne encore quand lancer de couteau :

    - … d’être orphelin

  • Il nous mène devant la vitrine où sont conservés les objets. Il en désigne un parmi les poulies montées sur anse avec hommes supportant un équilibriste, anneaux ansés tenus à deux mains , poignards à lames ovalaires .Il dit que tout ce qui est autour peut contribuer au dialogue entre les deux figures dont l’une semble agenouillée et nue devant l’autre depuis le septième millénaire peut-être.

    Il faudra inventer deux dialogues entre les deux.L’un avec, l’autre sans. Surtout : observer.

    On regarde la figure. Sombre statuette nouée sur deux anneaux parmi les reflets. Il dit que c’est toujours important de dessiner dans ces cas-là, même quand on ne sait pas.

    Ca libère des mots, dessiner. Après, écrire vient autrement.

    Et puis à grands pas il nous entraîne devant la statue d’Aïn Ghazal.Il se souvient qu’en photographiant les autres objets il s’est photographié lui-même et qu’il était comme cette figure humaine craquelée.

    Il faudra un monologue intérieur. Dans la fragilité. A cause du côté démuni de la figure.

  • Pardon, j’aurais dû préciser en amont :

    - sur spip, si on met un tiret simple en début de paragraphe, on obtiendra le triangle des listes

    mais si on veut un tiret de dialogue, il suffit de mettre deux tirets simples ( — ) en début de paragraphe

    — et alors on obtient le tiret de dialogue, cqfd

    donc merci spip de ça, par contre, toujours bien dommage que pas possible d’éditer les commentaires pour aller faire la rectif sur les textes déjà mis en ligne

    l’équipe d’Angers et moi-même très sensible à cet énorme passage en temps réel (280 ce soir !) et vos contributions...