"la littérature n’a jamais visé à fabriquer des livres, mais des mondes"

le Magazine littéraire consacre une double page à "Après le livre", associé au très beau "Pour un humanisme numérique" de Milad Doueihi


Fini le temps, apparemment, où le monde de l’imprimé, presse ou édition, regardait de haut nos expériences – et tant mieux. Il y a encore une étape à franchir : que les magazines de littérature, comme le Magazine littéraire, la Quinzaine, le Matricule des Anges et les autres, se décident à chroniquer – critique – nos parutions numériques... On y arrivera ! Et si on ne leur fait pas encore assez envie avec nos textes (qu’est-ce qu’ils manquent...), les iPad, Kobo et autres Odyssey qui leur arriveront à Noël y aideront.

En attendant, grand merci donc au Magazine littéraire d’accueillir dans leur numéro de décembre (dossier Rousseau, ce qui me permet de retrouver dans le même numéro le vieux frangin Bruno Bernardi) une double page où Maxime Rovere se saisit en parallèle de Pour un humanisme numérique, paru en octobre au Seuil, collection Bibliothèque du XXIe siècle, en même temps qu’était repris en poche son La grande conversion numérique.

Qui connaît la finesse et la souplesse de la pensée de Milad, pour naviguer dans réseaux, enjeux, techniques, tout en gardant cette distance du spécialiste des mystiques et théologies (ça aide à se défendre des séductions faciles), pourra imaginer le plaisir que j’en ai.

On sera d’ailleurs ensemble à Louvain-la-Neuve le jeudi 1er mars pour un après-midi "enseigner avec le numérique", en conclusion de ma résidence (et le soir perf "Formes d’une guerre" avec Dominique Pifarély et Philippe De Jonckheere).

Pour qui voudrait une petite idée de la pensée Milad, je recommande l’écoute de Place de la Toile.

Et ci-dessous la critique du Magazine littéraire. Photo : iPad et originale du Gargantua, expo Louvain 10 questions au livre.

 


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 25 novembre 2011
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Messages

  • Nantes le 27 décembre 2011
    La littérature n’a jamais visé à fabriquer des livres mais des mondes. Vérité miroir : le livre -format codex, rouleau, numérisé et format codec-n’a jamais visé à fabriquer de la littérature c’est à dire des textes fictionnels, textes de narration, ni des textes d’éducation et d’enseignement, ni de pensée, et c. Le livre, quel que soit ou ait été son support de diffusion -rouleau, codex manuscrit, imprimé, "pdfié" enrichi ou non, n’était qu’un support écrit, imprimé. Donc lu. Qu’est ce que le livre ? Qu’est ce que la littérature ? Vieux débat. Et si l’on pensait à un autre format dans cette ère de culture audio-visuelle commencée il y a presque 50 ans avec la révolution de la TV dans les foyers, au Minitel que l’on enviait à la France ? et c...Et si l’on pensait à libérer le texte de la page imprimée écrite ? A dégeler la parole (Cf. Rabelais. Le Quart Livre). Cela permettrait à rendre au livre sa fonction première d’accès à la culture, à l’éducation, à la fiction pour tous les handicapés de l’écrit. Les oubliés du livre écrit, imprimé. Donc à ouvrir à tous des mondes de narrations. Je ne donne pas de lien hypertextuel car une des mes oeuvres multimédia a été piratée intégralement pour vente par le faussaire via la librairie alapage.com. Ai gagné le procès. Voir ma position sur le LIVRE du 21ème siècle pour l’accès à tous aux textes. C’est à dire aux fondamentaux. Ecouter les textes de Roger Chartier Collège de France notamment ceux relatifs de la page au texte. Après LE livre ? Le LIVRE électro-numérique acoustique interactif. Donc une nouvelle grammaire d’écriture textuelle audio-visuelle interactive. Peut-être LE LIVRE total rêvé par Mallarmé ? Eve Nyle-Créatrice de littérature vocale multimédia.