histoire générale de la vidéo en 25 exemples choisis

pour fêter les 150 000 visionnages de ma chaîne YouTube


Complément : quel matériel ? Principe intangible : ce qui compte ce n’est pas le matériel, mais la façon dont on raconte une histoire. Après, au fur et à mesure, on peut s’équiper un peu, voici l’équipement que j’utilise dans mes vidéos.

Ce 24 janvier 2016, étape symbolique pour mon compte YouTube, le passage aux 150 000 visionnages. Huit ans de mises en ligne régulières, quelques-unes devenues virales, et surtout – depuis 6 mois – une pratique presque quotidienne du vlog justifient qu’on le fête. Encore, bien souvent, YouTube ne décompte pas les vidéos vues directement depuis Facebook ou depuis le cache du site.

Mise en ligne effectuée d’une vidéo : Give away des 150 000 avec proposition de cadeaux tirés au sort pour 3 personnes [1], il suffira d’inscrire en commentaire de la vidéo votre choix et la fonction afficher un commentaire au hasard de YouTube sera déclenchée dès que je verrai s’afficher les 4 zéros...

L’occasion de revenir sur mes propres étapes, maintenant que cette pratique se confond globalement, pour moi, avec celle du blog et l’écriture même...

Et rendez-vous ce mercredi soir, directement sur la chaîne, pour savoir qui seront les bénéficiaires de l’opération cadeaux...

 

une histoire générale de la vidéo en 25 exemples choisis


Je ne peux pas dater moi-même le début exact de la vidéo dans Tiers Livre. En 2003, dès l’acquisition de mon premier appareil photo numérique (un tout petit Olympus, mais je ne me souviens plus quel avait été le 2ème, avec très sommaire fonction vidéo), je fabrique une sorte de labyrinthe html, que j’appelle erre (principe : un site où faire 2 fois le même parcours serait impossible) et qui inclut de brèves vidéos. À l’époque, pour qu’elles soient visibles sur le site, on doit les encoder en Flash (.flv), je n’ai plus d’archive pour les convertir – elles sont encore visibles si vous avez Flash sur votre ordi, mais fini pour les tablettes et iPhone.

En affichant l’ensemble de mes vidéos YouTube depuis début 2009, il y en a un peu plus de 300. Il est assez aisé de les retrouver dans l’ordre chronologique : question posée globalement au web – je n’ai pas d’archives personnelles des rushes ou des exports de ces vidéos, la plateforme fournie par Google en est le seul dépôt physique, mais c’est bien la viralité (la propulsion, l’accès, le partage) qui est l’apport essentiel, fait partie organique de la vidéo autant que son contenu image-son.

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Plus vraiment souvenir non plus de quand et pourquoi j’ai ouvert ce compte YouTube (2006, me dit la plateforme), mais la toute première vidéo que j’y ai installée c’est celle-ci.

Je me souviens que j’avais posé le livre sur la table à repasser, pour être sous la fenêtre. Quelque chose qui concernerait ensemble la voix et le texte, c’était clairement posé, ça le reste. Dans les mois qui ont suivi, et toujours depuis lors, j’ai régulièrement posté des expériences en ce sens.

12 février 2009, Perec, l’Infraordinaire
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Je crois que dès lors j’avais intuitivement compris l’intérêt de la vidéo. Mais pour moi, et ça allait le rester pendant longtemps, il s’agissait d’inclusions vidéo dans une page du site, et c’est le contexte du site qui fournissait l’éditorialisation de la vidéo. Dans cette rubrique sur ville et fiction, recherche d’un nouveau monde, je me sers pour la première fois d’un petit camescope Sony acheté à Halifax... Je l’ai toujours d’ailleurs (au fait : j’ai beaucoup, beaucoup aimé Halifax).

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Ce petit camescope bleu de Halifax est souvent dans ma poche, mais l’utilisation sur le site, conversions etc, ce n’est pas encore dans la norme, les bande-passantes du web n’avaient rien à voir avec celles d’aujourd’hui.

C’est la période où, par contre, la pratique de la photo numérique devient systématique sur mon blog, en particulier avec son journal images. Aujourd’hui, d’ailleurs, je me dis que ces 10 ans de pratique de la photo numérique fixe est un viatique important lorsque je filme. Je ne sais pas encore mêler la vidéo au blog, ainsi, voilà une des seules qui me restent d’une belle résidence à Noirlac : c’est seulement tout seul que j’osais me filmer (et chanter, donc).

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La question de comment faire passer du texte lu à voix haute sur le web reste permanente. Je m’aventure un peu plus. Ainsi cette prise depuis la médiathèque de Bagnolet. Alors que je dispose d’un Zoom pour le son, et que j’inclus aussi des fichiers son dans mon blog, je ne sais pas faire se rejoindre les deux univers...

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Un des constituants les plus fascinants de la vidéo, c’est comment on s’inclut soi-même dans la prise directe, sans possibilité de retour. Comment l’accident et l’imprévu deviennent le film. Ici, au cimetière Montparnasse, la première fois que je tente cet exercice : filmer en marchant, avec la contrainte que ce soit de la tombe de Cortàzar à celle de Baudelaire. Dans mon souvenir, j’ai acquis un Lumix qui va m’accompagner pour toute la durée de l’année québécoise, et abandonné le petit camescope bleu de Halifax.

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Etrange année, dans la mesure où, avant le départ poru l’année Québec, il y aura 3 voyages, un pour le salon du livre de Montréal fin 2008 (L’incendie du Hilton), un autre au printemps (Moncton, Halifax, Ottawa, Montréal, Québec) et un bref aller-retour à Montréal en juin. Dans cette vidéo, je fais du « vlogging » sans le savoir...

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Printemps 2009 aussi, je me familiarise avec cette idée de la « caméra à la main » – ce jour-là, colloque sur les ateliers d’écriture à la fac Cergy, comment je me serais douté que 4 ans plus tard j’aurais à refaire le même chemin 1 fois par semaine ? C’est ma 3ème année de Cergy, pas très sûr que continuer ad lib soit une bonne chose, peut-être il vaudrait mieux revenir pour moi au free-lance intégral, en attendant c’était Cergy avant Cergy...

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Retour à cette question du livre considéré comme temps, avant qu’on attaque vraiment l’idée de livre numérique, et avant qu’on considère l’économie de l’attention comme essentielle. Réalisé en Sicile, c’est l’ordinateur qui devient caméra via la copie écran du processus qu’on y installe. Pour moi là aussi une vidéo-étape.

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Une semaine plus tard, départ pour l’année Québec, et la vidéo dès le 1er jour (Je traverse la mer. Je découvre seulement aujourd’hui, en les comptant, avoir mis en ligne 52 vidéos cette année-là. Pratiquement sans m’en être rendu compte, ou du moins : sans avoir pris vraiment conscience de la bascule qui se jouait. Pourtant, c’est bien le vocabulaire qui clairement est le mien actuellement – exemple par celle-ci, dans un lieu qui a disparu, devenu la Maison des Écrivains de Québec, mais entièrement reconstruit... Dans cette pièce en sous-sol je ferai pas mal d’expériences...

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Cette vidéo est aussi pour moi une étape importante. Chaque semaine, je fais l’aller-retour Montréal en bus. J’écris la série de textes qui deviendront Formes d’une guerre. J’enregistre directement celui-ci, de nuit, dans l’autobus Orléans-Express.

25 nov 2009, bus Montréal-Québec, pourquoi n’avons-nous pas le cerveau vert ?
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Je conçois la vidéo comme une sorte de carte postale perfectionnée pour le blog. Ma pratique reste d’abord photographique, et chaque fois s’insère dans un billet du blog. Mais le réel parfois est lui-même un jeu entre son et mouvement, comme là à notre visite en plein hiver aux chutes Niagara gelées...

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Toujours avec le Lumix, et par exemple je n’ai même pas l’idée d’acheter un pied. Mais j’ai un peu plus confiance. Dans le blog, peu à peu, je m’autorise à capturer des moments de littérature live, ce n’est pas encore trop dans les moeurs, certains amis refusent parfois violemment qu’on les filme – ce n’est pas le cas de « Spit »...

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Vidéo peu représentative, sinon par la question : le fichier son ne me suffit plus. Il lui faut une viralité, et qu’il soit aussi événement temporel. À nouveau, ici, un jeu avec texte et écran d’ordinateur.

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Non pas comme étape, mais parce que le souvenir que j’en ai c’est comment les gens qui assistaient à cette lecture, hommage Gracq à Saint-Florent le Vieil, m’avaient tiré la gueule parce que j’avais sorti mon Lumix, un monopode et mon Zoom pour Michon lisant la Grande Beune. Une des questions posées à la vidéo, du moins si on compare la France aux US, c’est la résistance opposée à l’utilisation publique. Et c’est pas surmonté encore. Reste mon cher Pierrot (entendu tant de fois en lecture depuis le début des années 90, et combien sans traces...).

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Le Lumix qui fatique (ne sais même pas ce qu’il est devenu), l’achat d’un petit G12 Canon qui me redonne une souplesse. Dans cet atelier mené avec Claude Ponti à Fontevraud, j’ai un petit Zoom avec captation vidéo intégrée. Les enfants, qui nous appellent tous les deux du même nom, Claude et moi (ils ont décidé qu’on s’appelait identiquement « Claude François », ce qui colle à l’idée qu’on vient les voir parce qu’on est des spécialistes connus de la profession) manipulent l’outil en pleine conscience : « Dis Claude François on fait un YouTube ? » Des questions juridiques font qu’on me contraindra à retirer ces instants vidéo, il me reste ce diaporama inclus dans l’iPad lui-même inclus dans l’expo des travaux de Claude à l’abbaye...

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Autre question, décisive pour le vlogging : quand tu es immergé dans un contexte visuel pour toi extraordinaire, quelle facilité à filmer. Quand tu es dans ta routine quotidienne, c’est bien différent. Il reste plusieurs traces vidéo brutes, comme celle-ci, de ce séjour à New York, alors que la vie quotidienne est absente.

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L’année 2013 je m’en souviens comme d’une année à visibilité réduite, l’impasse qu’était devenu publie.net avant que je le remette à meilleures mains. Enfin la coupure de vie qu’est le poste d’enseignement à Cergy et la masse de boulot que ça représente. La reprise de confiance est progressive. C’est aussi l’année de l’atelier à Fos-sur-Mer, et deux voyages consécutifs, mai et octobre, aux USA où ce sera plutôt la photo qui prendra le dessus. Sinon, Fontevraud plus Fos, le G12 a rendu l’âme, et je ne suis pas encore habitué à l’idée de considérer les appareils-photo comme des consommables (ai récemment découvert que les blogueurs US les achetaient 2 par 2...). Pendant plusieurs mois, je me contente de l’iPhone. Le voyage aux US, et principalement Chicago, c’est le passage au Canon 700D, le Reflex premier prix, non pas que j’aie eu à ce moment-là des contraintes économiques insurmontables pour l’investissement, mais parce qu’intérieurement je ne me sentais pas légitime dans l’appropriation d’un tel outil. Pourtant, qu’est-ce que je me suis rétrospectivement engueulé à ne pas être passé plus tôt au Reflex, par exemple pour l’année Québec. Avec le 700D, tout devient plus facile, ce n’est pas pour autant plus simple à maîtriser. À distance, comment ne pas avoir compris plus tôt, puisque j’étais capable de le faire, l’intérêt du film dans les situations les plus quotidiennes ? Mais bon, la preuve que ça me travaillait la voici :

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Alors, la littérature au moyen de la vidéo ? Le contexte de l’école Cergy, où la vidéo, trace ou création, est d’usage permanent (sans seuil d’accès) parmi les étudiants, doit y contribuer. Je m’approprie aussi un minimum d’idées techniques, même encore bien limitées. Il me faut l’été à cogiter pour passer à la réalisation : dans le contexte de désaffection culturelle, plus jamais invité dans bibliothèques, théâtres ou autre, si on veut que la littérature vive c’est à nous de la prendre en charge. Lire en public, même sans public, et balancer sur YouTube pour retrouver l’instance décisive qu’est, étymologiquement, la publication... Où cela ? Non pas dans le centre-ville, mais dans ces lieux intermédiaires, ouverts, que sont les ronds-points : et j’ai passé de fabuleux après-midi à les habiter. Ce jour-là, c’est mon premier d’une série de 36 ronds-points (une prochaine s’annonce pour le printemps...).

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Même période, chaque mardi soir enfermé dans un hôtel à bas prix de Cergy, et toujours lesté du 700D pour les photos de RER, de ville, et de l’école même, je prends comme rituel compensatoire l’enregistrement d’une brève vidéo-lecture... Celle-ci est la 2ème, depuis lors elles sont hebdomadaires. C’est à la fois une série ultra simple dans le principe : prise directe, pas de montage, et en même temps une mise en place tellement basique que c’est une belle école pour la diversification des approches et dispositifs...

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Même période, 30 ronds-points plus tard... Je commence à prendre conscience des limites de la prise directe. Mais je suis têtu comme un âne (du Poitou), je prétends que le montage serait une instance trompeuse... Toute l’année passée, l’expérience ronds-points aura été l’école ou le tremplin pour rendre la vidéo irréversible, voire première.

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C’est probablement le choc de la découverte de Casey Neistat, qui commence vers cette période son vlogging au quotidien, qui m’écarquille les yeux d’un seul coup. Souvent 3 ou 4 appareils de prise de vue dans un seul blog de 10’, la mise en scène de soi-même, la place avant à la narration, time lapse, montages funammbules, drone... et la ville – Casey a la générosité de travailler à pleine vue, comme le nouveau boulanger de mon quartier, donnant constamment le mode d’emploi... Découverte progressive aussi de l’intrication entre ces as du vlogging et leur organisation réseau collective, qu’on est loin d’avoir amorcée dans la sphère francophone. Je franchis l’étape, c’est sur iMovie, pour la première fois j’accepte l’idée du montage. Ce qui ne se voit pas : c’est là précisément qu’à Saint-Cyr sur Loire nous bénéficions de l’arrivée de la fibre, au lieu de l’ADSL. Organiser une chaîne YouTube c’est lourd : dès la fibre, ça se manipule aussi facilement qu’un blog. Idem pour les téléchargements, qui du jour au lendemain deviennent quasi instantanés... C’est aussi grâce à la fibre que j’ai pu changer de calibre pour ma chaîne.

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Dès cette première vidéo montée, je m’étais promis que le séjour à Providence sur les traces de Lovecraft, puisque j’allais être confronté à un contexte riche et neuf, serait consacré enfin à un peu d’apprentissage. Je crois que j’ai progressé, en particulier lors du voyage San Francisco, et que la journée Nantucket (mais pourquoi je ne suis pas passé à Final Cut plus tôt, là c’est encore du iMovie...) en témoigne. Et surtout d’avoir acheté, juste la veille du départ, sur un coup de tête, un petit Canon G7X, aperçu chez tant de vlogueurs US...

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J’ai commencé à travailler en 2005 avec Dominique Pifarély. Donc plus de dix ans. La pratique de la scène avec lui seul, ou, selon les projets, à plusieurs, fait qu’il est très présent dans la suite des vidéos. Mais aucune que je puisse citer dans cette rétrospective : la vidéo pose effectivement la question de sa technique. Cet automne, avec ce mince extrait de répétition au TAC de Poitiers, je crois que j’y arrive ;

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Où j’en suis... Quelque chose qui me fascine, pouvoir dans l’instant même, sans préméditation, déclencher pour 5 minutes dans l’intérieur d’un moment exceptionnel ou imprévu – capter l’irreproductible du réel. Cette vidéo témoignerait d’une telle pratique, là aussi avec le G7X à la main :

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Où j’en suis... Mon bureau qui se transformerait progressivement, fond noir ou pas, petit projo de chantier (le temps que j’ai mis pour comprendre comment les pièces à filmer des vlogueurs que je suis étaient bardées de dispositifs lumineux), présence de l’atelier même, et quand bien même l’atelier du plumitif, pour devenir une sorte de dédoublement du travail même, dans sa quotidienneté, dans sa trace. Ainsi, exhumer de la valise à carnets et cahiers d’autrefois ce texte ramassé dans la rue... en 1983 :

| et non conclusion... |

Et maintenant ? Justement, cette page parce que je n’en sais rien, mais alors rien de rien... Sauf que continuer. Content de voir que d’autres s’y mettent. On rendra cet espace vivant seulement si on le fait ensemble, vieille loi du web. Chaque jour, y compris hier, pour chaque vidéo, avoir pour défi personnel d’un petit truc appris en plus, dans la mise en place, dans le shooting (maîtriser cette dimension de l’improvisation orale construite par facettes), mais surtout dans l’utilisation de Final Cut... Je peux vous assurer qu’à chaque vidéo me reste surtout ce qui plante, le flou, le son qui sature, ce que j’aurais dû dire et que j’ai pas dit. La curiosité des statistiques YouTube (non, ce n’est pas un outil pour ados, la répartition des âges qu’indique Google est plutôt à l’image du site, ou des lecteurs de littérature).

Je confirme aussi : il serait ridicule et un vrai gâchis (sans compter que vous avez tous AdBlock, j’espère...) de prétendre « monétiser » ces vidéos. Parfois une publicité contextuelle s’affiche : c’est que j’ai utilisé une musique sous droits (je n’ai pas parlé de la musique, pour moi utiliser une musique c’est comme parler d’un livre, une tâche de médiation, toujours des musiciens que j’estime ou découvre, et bien souvent DES COPAINS...). Le vlogging peut se faire sans aucun matériel, juste avec un téléphone ou un petit compact, mais progresser suppose des investissements (Final Cut, des objos, et terrain plus ambigu : l’investissement voyage, objets...). C’est parce que j’estime cette démarche celle même de l’écriture que je l’accepte, de la même façon que mon travail sur Lovecraft a nécessité l’achat de dizaines de livres, ou à financer le séjour de cet été... Si, en retour, mon activité d’auteur me vaut quelques invitations, résidences, lectures et perfs, qui se retrouveront dans mes vidéos, un nouvel équilibre là aussi peut naître...

De mon côté, et c’est exactement parallèle à l’écriture, ce trouble qui vous saisit dans le moment du shooting, lorsqu’il s’assemble de lui-même comme un récit, que c’est la totalité de l’instant réel qui se fait imprévue, et le vertige symétrique à ouvrir Final Cut sans aucune idée du récit monté qui va résulter, et que tout se met progressivement en place, comme la révélation d’une photo dans son bain après l’agrandisseur..

Tout comme l’idée de chronique (du grec chronos) devient importante, mais que je ne me l’impose pas au quotidien. Souvent, à Cergy, j’ai l’appareil en main toute la journée du mardi, mais quasi jamais le mercredi, où la concentration est autre. L’obscur savoir cependant que prochaine étape c’est les ateliers d’écriture en live stream, ou bien des ateliers d’écriture interactifs vidéo à inventer.

Autre question jamais tranchée : le droit à filmer, les lieux, les oeuvres, le domicile, les amis, les élèves... Toujours avancer en tremblant, alors que tellement convaincu que là, dans cette liberté prise, est notre affirmation politique, dire qu’on respire, qu’on vit, qu’on cherche, qu’on partage...

Continuer donc, parce que le bonheur que cette expérience ne soit pas faite solitairement, mais que chaque semaine ce soit désormais plus de 2000 visionnages... votre bon coeur donc, y aura toujours de nouveaux appareils-photo à acheter !

[1Donc résumé : 1er cadeau : livre Rock’n roll, un portrait de Led Zeppelin, + disque Peur plus un badge, inscrire « zeppelin » en commentaire de la vidéo ; 2ème cadeau, livre Autobiographie des objets en poche, + disque Peur plus un badge, écrire « objets » en commentaire ; 3ème cadeau : 1 CD Balzac La grande Bretèche + 1 CD Baudelaire Fleurs du mal tiré au sort parmi les autres commentaires.


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 24 janvier 2016
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