« prendre » #5 | mâcher du rouge

cycle hiver 2020-2021, « prendre »


 


- le sommaire général du cycle ;

- les contributions reçues

- pour mise en ligne de vos contributions, participation aux rendez-vous visio, et bien sûr la lettre d’info de coordination du cycle cf inscription ici,

- rappel : les textes sont envoyés à l’adresse du site, fichier joint au format docx, odt, pages (mais pas PDF)... beaucoup de discussions et d’échanges sur le groupe Facebook, je rappelle qu’il s’agit d’un groupe « privé » réservé aux abonnés de Tiers Livre.

FB

Image haut de page : Rothko, 1967.

 

mâcher du rouge, hommage Henri Chopin


Résumé de la consigne :

- choisir (peut-être même dans vos textes précédents), un mot de couleur qui vous soit le plus en affinité, énigme, travail, et le pousser au bout (ce verbe « mâcher ») toutes les associations, dérives, explorations que vous pourrez y rattacher à mesure même de l’écriture ;

- deux réflexions importantes : 1, dans la proposition Hélion, on a détaché du réel images, formes et donc couleurs, on les a traitées comme telles dans le texte, c’est dans cette surface à mi-distance du réel et du narrateur qu’on va reprendre et amplifier cette exploration, en passant par le prisme optique du mot de couleur lui-même ; 2, on a pratiqué une approche similaire, lors d’un cycle précédent, à partir du mot parpaing chez Christophe Tarkos : mais la relation du mot parpaing à ce qu’il désigne, et la relation d’un nom de couleur à ce qu’il désigne est fondamentalement distinct –- c’est cette différence de statut qui va nous permettre d’écrire ;

- la bibliographie possible est gigantesque, si on prend le mot bleu, on tombera vite sur le magnifique Bleu, histoire d’une couleur de Michel Pastoureau (Seuil, rééd poche nov 2020), ou sur En bleu adorable tu, le texte d’André du Bouchet sur/depuis Hölderlin, à vous d’aller trouver la vôtre, mais pas forcément nécessaire ;

- dans la vidéo, pas donné d’indication de forme, je le fais ici : je répéterai jusqu’à ne plus en recevoir ma défiance aux écritures verticales avec retour à la ligne entre chaque élément, et l’incitation — pour ce cycle — à privilégier le bloc paragraphe unique ; une bonne résolution pour y parvenir : et si vous tentiez l’écriture sans ponctuation ?

- il est clair que le texte uniquement oral d’Henri Chopin n’est pas notre médiation principale : ce qui compte, c’est le geste (au sens Flusser) qu’il inaugure — ce mâchement, mot à voix haute répété, répété, répété, et dans la répétition orale obstinée accueillir les éléments de phrase qui giclent, transpercent, émergent du fond, et là ça nous concerne ;

- de la même façon, il ne s’agit pas pour nous d’entrer dans le domaine qu’inaugure Henri Chopin, le fabuleux monde de la poésie sonore — si vous avez le souhait de proposer une version audio de votre texte, en parallèle de la version texte, on créera une page pour accueillir celles de l’ensemble des participant.e.s, on peut aussi insérer un lien SoundCloud ou YouTube avec votre contribution, mais gardons en tête, pour la démarche de ce cycle « prendre », qu’il s’agit d’abord de transposer, reprendre l’idée, le dispositif, la matière ainsi décelée, et de s’en saisir avec notre manière d’écrire et tenir récit ;

 

LES MOTS-CLÉS :

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1ère mise en ligne et dernière modification le 8 janvier 2021
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