faire un livre #12 | qu’est-ce qu’une phrase

atelier d’écriture, les cycles été de Tiers Livre



 retour au sommaire général des cycles été 2021 (« faire un livre » & « progression », plus module formation de formateurs ;

 la page de présentation et d’inscription (inscriptions closes, complet) ;

 rappel : on mène cet été, du 20 juin à fin septembre, deux cycles parallèles, l’un (« Faire un livre ») pour les personnes ayant déjà suivi un cycle Tiers Livre, l’autre « Progression », sans pré-requis mais accompagné d’un module complémentaire « formation de formateurs » — l’inscription est commune aux 2 cycles, avec petit supplément pour le module formation ;

 vous trouverez ici le blog de l’ensemble des contributions est en place, retrouvez les auteurs, les contributions classées par cycles ou exercices, et bien sûr une vidéo mode d’emploi ;

 les textes et documents d’appui : voir lien repris dans chaque lettre d’information — ils sont strictement réservés à l’usage individuel ;

 les rendez-vous Zoom n’ont rien d’obligatoire, mais sont des moments privilégiés d’échanges et rencontres collectives, liens transmis via la lettre d’info ;

 les auteurs procèdent eux-mêmes à la mise en ligne de leurs contributions, pour toute demande d’aide technique ou précision, merci nous envoyer un mail à l’adresse aide.ateliers (webmasters FB & Marion Mucciante).

#12, qu’est-ce qu’une phrase


Ce sur quoi insiste cette vidéo :

 la phrase, ce qui signe la singularité d’une écriture ? en tout cas ce qui la définit formellement ?

 je pars d’un livre fait de notes prises par Emmanuel Hocquard , 10 années durant, en amont des séminaires qu’il menait à l’école d’arts de Bordeaux (Le cours de Pise, POL, 2018) et notamment du bref chapitre où il pose cette question d’apparence simple : « qu’est-ce qu’une phrase ? »

 il y répond, paradoxalement, par un discours presque géographique ; les bords, les frontières, les limites, la coupe... et cela aussi change la perception du texte, contraint à le visualiser comme matière, étendue, donc rythme...

 il convoque un exemple, et le prend au plus paradoxal : une phrase de Joseph Guglielmi (1919-2017), qui restera tout au long du texte (bref) comme un îlot, un lieu de retournement, un défi à l’explication ou à la compréhension ;

 ce qui m’importe, dans ce jeu d’auto-réflexivité que je voudrais instaurer pour cette dernière partie du cycle, c’est qu’on passe à travers le simple discours de commentaire : l’auteur parlant de son texte, en détournant l’énonciation... oui, vous parlez, mais pas du livre, même pas du texte ou de comment s’assemblent ses narrations, mais seulement de la phrase, votre phrase...

 et pour cela d’abord en choisir une : dans l’ensemble de ce qui s’est écrit ces trois mois, quelque chose (une phrase donc) qui échappe, qui résiste, qui ne s’explique pas...

 et, une fois choisie, on la place sur la table de dissection (au sens de Lautréamont : la rencontre sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie)... elle dérange quoi, cette phrase, elle aurait pu ou dû être quoi, cette phrase, elle a surgi comment et pourquoi comme ça, cette phrase...

 dans la contribution que vous allez mettre en ligne, qui ne doit pas être une réflexion abstraite sur la phrase, la phrase exemple que vous avez choisie dans vos textes déjà écrits apparaît en italiques, et de façon récurrente : c’est elle qu’on cite, elle qu’on manipule et déforme, elle qu’on interroge, qu’on malaxe comme le fait Emmanuel Hocquard avec celle de Guglielmi.

 penser aux deux exercices précédents, l’obsession avec Thomas Bernhard et le négatif avec Jean-Paul Goux : mais cette fois, cette mécanique appliquée uniquement et exclusivement à une phrase, sauf que cette phrase est de vous, sauf que c’est votre écriture... et encore plus : là où votre écriture s’est affirmée malgré vous, voire contre vous...

 

LES MOTS-CLÉS :

responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 24 septembre 2021
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