#40 jours #01 | diagonale

La fleur de la bougainvillée n’est pas rouge, ni pourpre, ni jaune, ni rose, ni violet. Elle est blanche, petite, tubulaire, toujours au milieu des trois bractées dont les couleurs explosent en été.Pas de zoom arrière par pitié. Le travelling optique n’apprend rien. Interdit dans mes rushes, le zoom, a la poubelle. La diagonale à la place, le plan le Continuer la lecture#40 jours #01 | diagonale

#40jours #01 | une main crépite autour une ville

Une main fouille ou égraine gravillons dans la cours circulaire ou ovale en tout cas on s’y love protégé la main joue poussiéreuse blanchie de ce sol qui semble crépiter dans cette paume un passe-temps vu d’ici silencieux une histoire se raconte depuis cette main minuscule dans cette cours entourée d’immeubles arc de cercle sur trois étages taille humaine une Continuer la lecture#40jours #01 | une main crépite autour une ville

#40jours #prologue | secrets villages

« Pour visiter, adressez-vous au Cocoa Tree » : vous suivrez l’écriteau qui conduit vers une chocolaterie, nichée dans un village de pêcheurs – là, contre une pièce de £1 vous obtiendrez la clé, celle qui ouvre la grotte, un autre écriteau vous indiquera l’interrupteur, car sans lumière vous ne sauriez pas ce qui se trouve à l’intérieur, vous ne sauriez rien de Continuer la lecture#40jours #prologue | secrets villages

#40jours #01 | tentative d’application #01

Il y a deux fenêtres une sur rue et l’autre sur la gauche en retour le bâtiment d’à côté n’a que deux étages une table simple planche sur tréteaux avec des cahiers et des livres une machine à écrire rouge portative et par terre un matelas de mousse avec un tissu indien et une couverture le recoin cuisine et le Continuer la lecture#40jours #01 | tentative d’application #01

#40jours #prologue | mélo

Il n’y a jamais de lumière aveuglante, dans les ruelles qui entourent le centre culturel. La commune périurbaine n’est pas boutiquière, avec sa zone franche et son brouillon fade d’automne dès le matin. Aucun bruit généralement non plus (même si cela ne se voit pas), sans doute est-ce l’implantation du lieu près d’un parc, un lac artificiel, un dépôt de Continuer la lecture#40jours #prologue | mélo

#40 jours #prologue | plage

À droite d’une des route Nord/ Sud de la ville, le canal. Le canal où de nombreux bateaux de pêche, vides et étroits, jonchés de cormorans immobiles, attendent de partir sur leurs quatre gros flotteurs latéraux. Ils ressemblent à des catamarans. Canal fin bordé de trottoirs pour les pauses des pêcheurs. De l’autre côté de la route, une grosse église Continuer la lecture#40 jours #prologue | plage

#40jours #prologue | goulée maritime

On n’y prête pas attention, il fait partie de la rue, scellé à son bitume, dôme de pierre grise à l’ouverture fermée par des barreaux de fer comme un blockhaus miniature, une cellule échappée de sa prison : au regard du chat qui dort se regroupaient les canalisations en terre cuite qui alimentaient les fontaines à partir des sources de Lafond, Continuer la lecture#40jours #prologue | goulée maritime

#40jours #prologue | des choses cachées

une porte toujours fermée et collée d’affiches, des numéros de téléphone, des petites annonces, des voyants certains de te prédire l’avenir et de te donner l’amour, l’amour à portée de rue, à portée de portefeuille, des affiches imprimées jet d’encre dégueulasse, des palmiers qui bavent leur encre jaune dans une mer pas franchement claire, des cartes graisseuses de plats qu’on Continuer la lecture#40jours #prologue | des choses cachées

#40jours #prologue | centrale

De beaux murs de pierre, épais, anciens et clairs, des arbustes ont poussé à l’intérieur, ils grandissent dans ce qui furent des intérieurs bourgeois. Restent quelques pans de toiture, éparses, sur certaines demeures. Dans ce centre ville délabré, dont restaurés les vestiges pourraient, oui pourraient bien être classés Monuments Historiques. Quelques pauvres boutiques dont une boucherie arabe dans ce centre Continuer la lecture#40jours #prologue | centrale

#40 jours #prologue | De Sauveterre

Chaque fois que je vais chez le médecin pour renouveler mon ordonnance (juste un médicament pour le rythme du cœur, rien de grave), je passe devant ce grand bâtiment à vendre, devant cette espèce de grand hangar de parpaings blanc cassé, grisâtre, des lignes noires verticales sous les quelques lampes, sans ouvertures autres que trois portes métalliques ardoise et le Continuer la lecture#40 jours #prologue | De Sauveterre