#anthologie #27 | grottes

5 : La petite fille à jamais restée au seuil de la grotte raconte les corps qui dorment et qui meurent. Elle est déjà, soudain, une vieille femme. Elle est là, dans sa cuisine, seule, à radoter l’histoire de ces soirs où l’on entrait dans la forêt pour leur apporter de quoi manger. Elle a perdu la tête. Elle ne sait Continuer la lecture#anthologie #27 | grottes

#anthologie #28 | Cinq petits tours et puis s’en vont

Extrait #anthologie #25 | Une odeur peut en cacher une autre 16 juillet carnet journalier été 2024/odeurs et plus encore / Jour de marché Etal de S.: fils de maraicher/collégien/pas réveillé/compter la monnaie c’est compliqué/odeur de l’insouciance pour l’argent/un kg de haricots facile à peser/sonnerie de son téléphone portable à côté de la balance/libertango d’Astor Piazzolla/mon regard étonné/ « j’apprends le Continuer la lecture#anthologie #28 | Cinq petits tours et puis s’en vont

#anthologie #28 | s’endormir autrefois

#Prologue Au cœur de la ville, un rare monument aux morts antimilitariste. Une petite foule de civils au chevet d’un poilu, une femme et deux enfants sont effondrés sur sa dépouille. Le sculpteur avait été brancardier dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. # 3 Habiter Des archives de famille surgit un dessin d’enfant aux couleurs vives représentant deux Continuer la lecture#anthologie #28 | s’endormir autrefois

#anthologie #28 | Petites réjouissances

Dans la descente des escaliers, sur le pilier de pierre formé par la superposition des marches du colimaçon, il y a des graffitis creusés au couteau. La technique du couteau dans la pierre est d’ordinaire réservée au temps long, c’est-à-dire à la prison, mais ici quelqu’un a pris son temps, ni sorti les craies ni sorti le crayon, mais sorti Continuer la lecture#anthologie #28 | Petites réjouissances

#anthologie #28 | œuvres

Ouvrir porte et fenêtres pour faire courant d’air et alléger la tiédeur moite du dortoir. Au plafond un mobile réalisé à partir de fonds de bouteilles en plastique aux rebords découpés en lanières, ouverts comme des soleils bringuebale au bout d’une ficelle. Les enfants y ont collé de minuscules boulettes de crépon multicolores. La lumière qui glisse entre les rideaux Continuer la lecture#anthologie #28 | œuvres

#anthologie #28 | épars

Le portrait de Marcel Proust tout en camaïeu ocre à l’encre auto réfléchissante sur un panneau dit marron planté au bord de l’autoroute. Il fait obligatoirement trois mètres sur six. anthologie-11-de-nuit Il n’y a plus que le silence. Tous les bruits extérieurs se taisent, tombent en arrière-plan quand le rossignol philomèle chante : volutes et cascades.  anthologie-04-habiter Six rangées de danseurs Continuer la lecture#anthologie #28 | épars

#anthologie #26 | c’est qu’au cinéma

Ici, tu sonnes une petite vingtaine de fois avant d’arriver à destination mais la sonnerie, tu ne l’entends jamais et la destination, tu ne sais jamais trop à quelle heure tu l’atteindras. La sonnerie muette résonne dans les fins fonds d’un bureau entouré de caméras où des costumes bleus veillent. Il y a toujours un bruit de fond, rarement des Continuer la lecture#anthologie #26 | c’est qu’au cinéma

#anthologie #27 | Possibles

Il y a des cailloux, des pierres qui roulent sous ses pas. Toujours on lui a dit d’avancer, ne pas regarder en arrière, lever la tête, mettre de bons souliers. Un banc, elle avait encore acheté un banc, à quoi ça sert trop de bancs, c’est pour les paresseux, les taiseux, autant d’arbres, autant de bancs, elle se dit c’est Continuer la lecture#anthologie #27 | Possibles

#anthologie #26 | c’est qu’au cinéma

Ici, tu sonnes une petite vingtaine de fois avant d’arriver à destination mais la sonnerie, tu ne l’entends jamais et la destination, tu ne sais jamais trop à quelle heure tu l’atteindras. La sonnerie muette résonne dans les fins fonds d’un bureau entouré de caméras où des costumes bleus veillent. Il y a toujours un bruit de fond, rarement des Continuer la lecture#anthologie #26 | c’est qu’au cinéma

#anthologie #27 I des mots, surtout des mots

Un homme nu dans le lit asséché de la rivière, un homme danse et lit et fait sa prière. Le soleil chauffe le sable, enfièvre les galets, brûle les rochers à cœur. Le ciel est orangé, les paroles en l’air enflammé. Le silence étouffe la moindre tentative de bruit de fond. Il n’y a là aucun rêve, aucun délire, aucun Continuer la lecture#anthologie #27 I des mots, surtout des mots