Après, il a voulu voir la mer. Là encore, d’anciennes routes. Il y avait comme cela une suite restreinte, pour chacun, de lieux, pas forcément singuliers, pas toujours expliqués, en tout cas, cette explication ne se partageait pas. Longtemps qu’il m’avait appris à reconnaître le mien, j’ai su que ce bas de dune, au bout de ce chemin, là où nous avions tant fait de ses exercices, était le sien. On a marché, puis on s’est arrêté. Il y avait des centaines de ces minuscules oiseaux. Immobiles, (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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de mer
21 décembre 2008, par François Bon -
2008.12.20 | souvenir de Scalloway
20 décembre 2008, par François Bon, portrait du mondeinstallations portuaires que l’Atlantique rend pareilles
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l’État providence
19 décembre 2008, par François BonJe reçois ce matin une lettre m’enjoignant de me présenter à la médecine du travail, avec numéro de téléphone (déjà que j’ai la phobie du téléphone et n’appelle jamais quiconque). Mais avec mention comme quoi si j’ai passé cette visite obligatoire de médecine du travail il y a moins de 11 mois, ne pas tenir compte de cette lettre. Or, ma dernière visite en médecine du travail ne peut que remonter à l’année 1980, non pas 11 mois, mais 320. Et, secondo, on m’envoie cette lettre en tant que (…)
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contradictions
18 décembre 2008, par François BonDrôle de journée, alternance de bien et pas bien, comme suite de pluies froides et beaux reflets. Plutôt racler ce qui semble dur, au final. Avec FZ, nouvelles de sa fille, élue pour Paris de la coordination nationale des lycéens, ce qui ne m’étonne pas. Mais le métro du retour reste bloqué 12 minutes à Saint-Michel à cause de la manif, du coup je loupe le 18h50, et monte dans les premiers pour avoir, dans le 19h30, la place 101 de la voiture 10 : un bug fait, depuis des années, que cette (…)
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coupes
18 décembre 2008, par François BonDans l’insomnie, et se lever finalement même pour constater que le travail aussi est interdit, perception d’une forêt géométrique et noire, de métal sur sol stérile. Il faut faire des coupes : l’autre côté de la vie l’exige, on s’en va, résolument, de l’autre côté de la vie, on a besoin des horizons et du partage. Donc il faudra faire des coupes, avoir quand même de la place où marcher. On en prend le courage : on écrit pour dire qu’on ne viendra pas, que ça ne marche pas, qu’on en a assez (…)
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glissements
17 décembre 2008, par François BonA mesure qu’on rétablit le silence et les murs, assister à la remontée en pression des rêves. Cette nuit, failli me lever à 3h17 pour le capter, ce matin regrette, aurais dû. Pourtant, journée mangée par l’administration reportée toujours aux fins de trimestre, écluser : c’était pas comme ça avant (la quantité de papiers, pour le moindre petit truc). Enquête qui parle du temps moyen de lecture, bien en dessous du temps moyen de présence Internet : je déteste ces enquêtes beaucoup trop (…)
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honteux confus
15 décembre 2008, par François BonDonc l’histoire : ça devait être le jeudi 24 dernier, on devait faire entretien téléphonique pour France Culture sur Tony Hillerman, j’ai lu tout Hillerman, j’ai grande vénération pour Hillerman. Le jeudi 24 grève à la radio, Marie-Hélène Frayssé me dit qu’elle fera son émission du dimanche après-midi en direct, est-ce qu’elle peut m’appeler à 15h ? Bien sûr. Ce vendredi, petit mail de rappel : oui, j’y serai, je confirme. Et hier dimanche, levé 6h comme d’hab, boulot à l’ordi, marché et vie (…)
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villes
13 décembre 2008, par François BonIl me semble que mon Mantegna à moi serait là, dans ces anticipations de villes avec abstraction – le jeté de ce rocher, chez lui récurrent, depuis si longtemps dans mon paysage mental (avec certitude depuis Venise 1983). Au point que la journée commençant par Mantegna, elle se prolonge par ce rocher, ou la sensation en tout cas, dans ce bref sommeil comateux d’après-midi, fixé sur un seul rêve, tandis que dehors toute la journée c’est ce rideau de pluie glacée – jours qu’on réapprend (…)
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s’énerve
12 décembre 2008, par François BonQu’une contre-vérité énoncée calmement puisse m’énerver trop considérablement. Bon, j’aurai 3 semaines pour me guérir, je ne sors plus de mes murs. Mais des fois l’impression que je n’ai plus l’âge, que je suis capable de faire demi tour, que mieux à faire ailleurs. D’ailleurs c’est ce que j’ai fait.
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2008.12.11 | Bagnolet nuit, bibliothèque et mandoline
11 décembre 2008, par François Bon, routes, métiersles tours Mercurielles vues de la bibliothèque, et Pifarély sur Hendrix