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Série de diptyques « soirs, villes » publiés quotidiennement sur Facebook à 22h pendant le confinement du printemps 2020 — en cours.
Nota : tant de regrets à nouveau que de juin 2015 à juillet 2019 j’aie supprimé toute pratique photographique au profit de mes apprentissages vidéo, ni avant 2003 — mais c’est comme ça.
Photos haut de page : Hervé Thiot (Airbios Bios) au pOlau de Saint-Pierre des Corps, 2015.
Cergy Préfecture, 18 décembre 2015.
Oujda, 31 mars (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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2020.04.03 | je ne veux pas qu’on me prive du monde
12 avril 2020, par François Bon -
2020.03.16 | rentrer à la maison
15 mars 2020, par François Bonprécédent _ suivant Ce n’est probablement perceptible que si je le signale, passé du très bon 12-35 2.8 Panasonic conçu pour le GH5 (donc un zoom, mais stabilisé) à une focale fixe Sigma 16 1.4 bien sûr très lumineuse, mais seulement la stabilisation du capteur, et autofocus probablement un poil plus lent. Résultat, ces dernières semaines, un nombre conséquent de photos floues ou surex, je dois beaucoup réapprendre (ou plutôt apprendre ce que l’automatisme me dispensait d’apprendre).
De (…) -
2020.03.15 | ma nuit chez Proust
15 mars 2020, par François BonSur ma table de chevet j’avais posé mon Quarto lesté de post-it selon le plan de la conf, et la table de chevet c’était une photo de Marcel Proust en transparence, sur le mur de la chambre non pas le portrait colorisé de Mme Adrien Proust mais une composition avec 4 fois ce portrait, et au-dessus du lit cet agrandissement géant d’une photo que je ne reconnais pas, mais où un personnage semble s’éloigner dans une lumière floue –- la lecture conf impro au musée Henner prévue ce samedi 14 mars (…)
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2020.03.12 | mauvais côté du cimetière
12 mars 2020, par François BonJ’exagère : il n’y a pas un bon et un mauvais côté du cimetière, sinon cette rue perpendiculaire à la rue Froidevaux et qui le coupe en deux parties inégales. Mais celle-ci est plus rude, ombreuse et un peu délaissée, malgré le monument aux Fédérés.
J’en parlais hier, j’y venais saluer Maupassant, mais le trouble vient de ce que j’interviens à l’école Camondo, pour vous situer c’est en face la fondation Cartier, tout droit à l’aplomb de la tombe de Joseph Kessel, et que lorsqu’on travaille (…) -
2020.03.11 | cher Maupassant vieux fripouille
11 mars 2020, par François Bonprécédent _ suivant Quand je relis Maupassant, et que je recroise Les tombales (dans Maupassant, rare qu’on retombe sur les nouvelles qu’on cherchait, mais on en relit d’autres dont on n’avait pas prévu la revisite), c’est toujours avec le sourire.
Alors comment, chaque fois que je repasse le saluer, ne pas penser à ce texte, Les tombales. Il est dans la partie moins visitée du cimetière, près de Kessel et quelques autres, mais bien moins de touristes. Et je trouve que sa tombe est un peu (…) -
2020.03.09 | football
9 mars 2020, par François Bonprécédent _ suivant
Je ne suis pas un spécialiste de football. Je ne suis pas un spectateur de football. Je ne suis pas un amateur de football. Je n’ai jamais supporté l’idée de ballon. Mais j’aime les géométries en tant que prisme optique : ce que l’ordre géométrique des choses nous enseigne sur les codes sociaux et les usages qui nous restent à distance cependant, et cela même en l’absence de tout protagoniste lié à ces usages et à ces codes. -
#Évry #13 | reconstruction du temple
8 mars 2020, par François BonEvry corps béton, roman-photo, le sommaire En géométrie descriptive autrefois on faisait ces exercices-là, intersection d’un cône par un cylindre, projection sur les trois dimensions. Un simple logiciel y procède aujourd’hui bien mieux, je n’aimais pas ça, n’étant pas assez soigneux, mais ça gardait un caractère un peu fascinant — objets que la réalité n’invente pas, mais qui peuvent l’exprimer selon une symbolique abstraite qui la rehausse.
Ainsi, c’est une chance. À chacune de mes venues (…) -
#Evry #12 | hypothèses concernant cette pièce secrète de la ville
1er mars 2020, par François BonEvry corps béton, roman-photo, le sommaire précédent _ suivant
Hypothèse n° 1 : c’est une allégorie. Personne dans cette ville ne s’intéressait plus à la littérature. Même les gens que vous abordiez en ami : « Qui es-tu, je ne te connais pas ? » Alors on avait dissimulé, derrière la porte blindée, sous le pont de béton, ces trois transformateurs émettant de la littérature par tous points d’éclairage dans la totalité de la ville. Peut-être la ville serait sauvée (et la littérature aussi, (…) -
#Evry #11 | le rêve de la ville est sous la ville
29 février 2020, par François BonEvry corps béton, roman-photo, le sommaire précédent _ suivant
Quand on marche dans Évry avec Franck Senaud (c’est eux mes invitants, l’association Préfigurations), c’est toujours en courant parce qu’on a tel rendez-vous et qu’on est en retard, mais il a bien compris que pour moi ça marche moins vite. La preuve c’est qu’il rajoute toujours un écart, et tant pis si on est encore plus en retard : — Attends je vais te montrer un truc...
Mais comment je protesterais : ces villes (…) -
2020.02.27 | Beckett solitude splendeur
27 février 2020, par François Bonprécédent _ suivant
Toujours cette impression, en passant saluer Beckett en sa demeure abstraite, de quelque chose qui brille un peu plus, dedans, que dans les tombes voisines. Ou est-ce Suzanne. Qu’on aurait mis là par mégarde une sorte de radiation. D’avoir ce cycle d’écriture à Camondo-Raspail, de 10h à midi, fait que je passe devant à l’ouverture, tôt matin, dans le cimetière désert sauf ceux qui y bossent, enterrent, nettoient. D’ordinaire, toutes ces années, c’est plus tard dans la (…)