#été2023 #12 | Thomas Bernhard, le fauteuil à oreilles

un cycle pour amplifier l’invention du roman



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#12 | Thomas Bernhard, le fauteuil à oreilles


Pour construire la vidéo, pas possible faire autrement que reprendre en condensé l’histoire formelle de l’oeuvre de Thomas Bernhard, et situer le contexte de ces grands sommets du « livre-paragraphe » auquel appartient son Holsfällen, traduction Des arbres à abattre.

Un bloc massif de plus de deux cents pages, sans cesse creusant en lui-même par le bias de répétitions d’un nombre limité de motif.

Puis le monologue intérieur du personnage. La construction fictionnelle du personnage par son monologue intérieur.

Personnage assis, au milieu d’une assemblée mondaine. Temps précis et limité : une réception après un spectacle, on attend l’arrivée de l’acteur principal, invité. Mais, une vingtaine d’années plus tôt, le narrateur fréquentait régulièrement ces gens et cette maison, s’asseyait déjà dans ce fauteuil à oreilles.

Et ça suffirait pour la consigne : personnage immobile dans une situation ouverte, avec des gens, du bruit (Thomas Berhnard parle de l’avenue du Graben, à Vienne), en extérieur ou intérieur — pourquoi pas un café. Le bruit des voix qui se mêlent, les souvenirs, les visages qui surgissent dans le champ de vision.

Probablement même (en tout cas, y être attentif en lisant l’extrait) c’est quasi la géographie des lieux convoqués par le personnage immobile qui permet au monologue d’avancer, alors que sa propre situation est fixe.

Et s’en tenir à la littérature : on fait de Thomas Bernhard une sorte de chanter du pamphlet, de la démolition en règle de la bonne bourgeoisie viennoise, ce n’est pas notre biais ici, et pas pour cela qu’il nous est si nécessaire.

Points d’appui : l’ouverture de Arbres à abattre et un passage pris un peu plus loin, p 22-24.

À vous, et bonnes écritures.

 


responsable publication François Bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 10 septembre 2023
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