Marchant dans la ville devant ses signes écrits, les saisir dans leur continuité.
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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2011.10.19 | Bruxelles, travelling ville écrite
19 octobre 2011, par François Bon -
2011.10.18 | acheter un pied
18 octobre 2011, par François BonOn peut donc s’acheter un pied. Qui soit vraiment un pied, donc un pied nu. Je me demandai simplement : de qui est-ce qu’alors on achète le pied ? Je préférerais de toute façon me faire marchand de pieds que marchand de chaussures. Est-ce que c’est l’autre versant alors, rapporté à moi-même, de la même question ? Pourquoi ne s’agit-il pas, via le pied, d’une pièce disjointe du corps mais quasiment du corps tout entier, et son rapport indépendant à nous-même ? La littérature fantastique est (…)
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2011.10.16 | Breughel victime du catholicisme
16 octobre 2011, par François Bon« La tombe de Breughel c’est juste derrière le skate-park », ok : on fait le chemin jusqu’à lui –- mais c’est vraiment assorti à sa peinture, tout ça ?
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2011.10.15 | l’indigné, le policier
15 octobre 2011, par François BonEn croisant longuement la marche des Indignés, ce samedi 15 octobre, à Bruxelles, comment ne pas penser au même tableau en France : il y aurait eu cinquante cars de flics, ils auraient été là avec leurs boucliers, casques, bâtons, pistolets à tuer les yeux (comme pour Joachim Gatti, vous savez, les flash-balls), grenades lacrymogènes, pleines rues recouvertes d’insectes caparaçonnés – et on est tellement habitués qu’on prend la rue à côté, on passe en se bouchant le nez, mais on sait que (…)
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2011.10.15 | Bruxelles, les corps, la ville
15 octobre 2011, par François Bonrue piétonne en contre-jour, un samedi après-midi
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l’entreprise c’est pour les chiens
13 octobre 2011, par François BonDans le métro, longé cette affiche tout un couloir à vous en assommer. On ne s’amuse pas au boulot, c’est vrai. Donc on va faire la fête. Et même on invitera le chef (c’est lui qui dira, à la fin : bon, on se remet au boulot les gars). L’idée a marché : on a bien la fête des voisins, la fête des grand-mères. Ils ont trouvé plein de sponsors, qui tous ont leur logo. La RATP leur a probablement fait une réduction sur le prix d’affichage, c’est pas flambant, l’ambiance boulot, à la RATP depuis (…)
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l’homme du pont
11 octobre 2011, par François BonPlusieurs jour que je ne l’avais pas vu, et à nouveau il surgit. Quatorze ans que je l’observe. Il y a quelques années, on pouvait encore entrer en brèves conversations. C’est devenu plus difficile. Ce qui ne change pas, c’est sa langue, langue inventée de toutes les invectives. Ce qui ne change pas c’est sa solitude apparente : il ne regarde rien, que l’intérieur. Ce qui ne change pas ce sont ses trajets : sur les 2 kilomètres au long de la Loire, entre le pont et là où j’habite, avec (…)
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merci Cathie
9 octobre 2011, par François BonUne grande maison toute vide et grise mine, un village très beau, mais à l’écart, et l’échiquier des partenaires, ville, région, pour définir quoi faire ici, résidences, manifestations, écrivains et pas seulement... Cathie Barreau pilote l’avant-projet de maison d’écrivain autour du legs de Julien Gracq. Ces deux Journées Gracq donnaient l’ambiance des croisements, des possibles. Impressionné de l’accueil, de l’écoute, du monde... Merci personnel donc à Cathie, avec qui nous avions déjà fait (…)
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2011.10.08 | bidonville, presque rien vu
8 octobre 2011, par François BonDepuis la fin officielle des bidonvilles de Nanterre, il est de bon ton de les considérer comme une espèce disparue. Pourtant, quand on tourne à Massy-Palaiseau pour rejoindre l’A6 vers le périphérique, sous les tabliers de béton il est là, le bidonville, énorme et pauvre, sale. Quelques secondes, les camions qui vous doublent, l’insertion sur l’autoroute, c’est fini, on l’a passé. Il doit y en avoir bien d’autres, sous les bétons, tout autour de Paris. Contraint à un aller-retour en voiture (…)
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nos habitudes
4 octobre 2011, par François BonAinsi sont nos habitudes pour un peu nous ne les verrions plus. Il faut vraiment qu’ils soient vaguement plus épais que les autres, qu’ils soient en plein travers de votre route manifestent que c’est à vous de vous écarter, pour qu’on se retourne et qu’on leur tire le portrait à belles oreilles décollées. C’est qu’il y avait danger : quelques dizaines de jeunes filles des écoles d’infirmières, en blouse de leur fonction, criaient leur misère, l’absence de poste quand les manques pourtant (…)