Dans le plaisir de recevoir par e-mail, chaque dimanche à midi sonnant (on dit sonnante, sonnantes, sonnant ?) les Notules de Philippe Didion, il y a l’équilibre de leur composition, avec la rituelle (mais toujours grave) exploration des nom d’un de ces monuments aux morts des villages perdus, puis la fin sur un vitrine de coiffure. On se croit tout fier de lui envoyer un Volt’Hair rue Voltaire, et il vous informe par retour que ce n’est jamais que le douzième à lui signalé. Il faisait (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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rasage à l’ancienne
25 mars 2011, par François Bon -
Internet de rue et café perdu
24 mars 2011, par François BonIl y a vingt ans, il y a encore dix ans, les cabines téléphoniques étaient un lieu de socialité paradoxale : vous proposant de vous isoler, elles étaient des points d’observation, de rendez-vous, la trace des précédents occupants présente par myriade de détails. Et puis délaissées, vidées même de leurs appareils, vitres rayées, quelquefois transformées en indécent aquarium vertical pour sans-abri en hiver (j’ai des photos). Dans les aéroports, ces dernières années, on s’est habitué à ces (…)
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les stylos, le polycop et l’ordi
22 mars 2011, par François BonJe suis toujours un peu jaloux des MacBook Air, finesse, légèreté et tout ça, démarrage immédiat. En même temps, je m’en tiens à mon 13" bien bardé de connexions, la charrue à tout faire. Ça ne se fait pas, de photographier les gens de dos, et encore moins ce qu’ils ont dans leur sac, mais ce garçon qui travaillait devant moi à des trucs très savants, au bistrot où je piqueniquais en solitaire ce midi, ce qui m’a surpris, dans le sac du MacAir, c’est la rangée soigneuse de huit stylos, 4 (…)
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duffle-coat
21 mars 2011, par François BonDans le chemin que prend cette Autobiographie des objets, arriver à une sorte de terrain plus libre : les figures obligatoires, qui provoquaient le recours à l’écriture, on les a affrontées. On ne peut traiter la construction d’un livre (j’entends par livre ensemble textuel disposant d’autonomie) à l’horizontale, un élément s’ajoutant aux précédents. Chaque élément ajouté chasse ceux qui lui seraient équivalents. On doit changer la résolution optique, utiliser un autre chemin pour (…)
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téléphone tortue
19 mars 2011, par François BonLes locaux de la fac de Lettres de Poitiers n’étant pas de première fraîcheur (ô pauvre destin des facs de Lettres), les équiper de prises de courant ne faisait pas partie du projet initial. C’est donc souvent que j’ai un ou deux téléphones portables derrière moi, puisque le prof, lui, a droit a des prises. Je ne sais pas auquel de mes étudiants et étudiantes appartenait celui-ci. Mais quand j’ai vu la tortue j’ai téléphoné (oui : j’ai sorti mon téléphone et j’ai pris une photo – le mien (…)
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le Néon progrès
18 mars 2011, par François BonÇa ne se fait pas normalement d’aller photographier dans les toilettes des sous-sols des bistrots, mais c’était cette pub Le Néon progrès avec le numéro d’appel pour l’Eléctricité à l’accent baladeur. Est-ce donc qu’on descendrait ici dans le sous-sol (ancienne cabine téléphonique démontée il y a longtemps) pour apprendre le numéro des secours d’urgence, pompiers et SAMU, et selon l’ancienne répartition des chiffres sur les cadrans ? Pas très grave. Et les néons on en use encore, même là (…)
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inspiration, transpiration
15 mars 2011, par François BonNouveau pour moi, dans l’expérience des ateliers d’écriture à Sciences Po : l’option artistique est obligatoire en 1ère année, on est donc au moins 8 à assurer les ateliers d’écriture. Évidemment, chacun à sa façon, chacun sur son terrain. Et l’an prochain, en 2ème année, libre à eux, nos étudiants, de tester un autre intervenant. Pierre Ménard intervient le lundi et met systématiquement en ligne le travail avec les étudiants. Quand je termine, à 17h, je croise Paul Fournel qui arrive avec (…)
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la société du spectacle (parfait)
14 mars 2011, par François BonImpressionnante affiche vue vingt fois en immense ces jours-ci partout aux sorties de la ville. On refait le temps. Le groupe s’appelle ABBAGAIN comme appât-du-gain dit vide-en-zeul-mot, 1979 moi je n’écoutais pas ABBA (ni même d’ailleurs mon pauvre Led Zeppelin allant vers sa fin après le chant du cygne à Knebworth). Ce qui me surprend, c’est qu’on puisse dire ça en gros et franc : le remake parfait. Et qu’en même temps on proclame le plus authentique – et du monde : c’est bien écrit le (…)
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suivez la flèche
13 mars 2011, par François BonJe n’ai que très rarement des activités professionnelles dans la ville où j’habite. D’ailleurs, je ne cherche pas vraiment. Pour l’atelier d’écriture, la disponibilité qu’il demande, le respect de l’autre aussi, j’aime autant garder cet espace d’une heure qui me sépare de Poitiers, Angers ou Paris-Montparnasse. Mais vendredi, Dominique Pifarély et moi, nous étions les invités du légendaire lieu de programmation jazz, Le Petit Faucheux, et pour ma part, bien touché de l’être. Accueil (…)
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télévision tactile
10 mars 2011, par François BonÉvidemment, on ne navigue pas indemne dans ces zones de l’autobiographie des objets et c’est progressivement en cours de route, déjà rétrospectivement, qu’on comprend pourquoi on l’entreprend maintenant. J’explore sans documentation, les points de départ surgissent de l’un à l’autre, ou l’un par l’autre, j’essaye de décider le moins possible. C’est une fois écrit, que je pars en quête de vérifications, ou bien m’en vais réouvrir ces diapositives scannées (merci E et J). Les objets ne (…)