Un des souvenirs de ces dix ans qui s’achèvent, c’est qu’entre ici et la ville il y a la clinique psychiatrique, d’où ces rencontres, ces paroles parfois échangées. Chaque matin, 7h45, celui qui attend après le pont, avec ce beau visage régulier un peu western et qui tient déjà sa carte de bus devant lui, crispé sur elle. Quand le bus se profile au bout de la rue, il la tend à bout de bras, comme s’il n’était pas là chaque matin même heure, comme si de toute façon le bus ne s’arrêterait pas. (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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l’écart dans l’écart
16 juin 2009, par François Bon -
Poitiers langue des signes
15 juin 2009, par François BonFac Poitiers, arrivée en avance, prendre la clé de la B120, faire photocopies, il reste du temps pour la cafétéria : RFM en fond sonore, "jouez avec nous", et deux étudiants face à moi dans une discussion complexe en langue des signes. J’y reviens d’ailleurs un peu plus tard en parlant du Tiers Livre (de Rabelais, à Poitiers le Tiers Livre c’est Rabelais). Midi, Dominique Pifarély me rejoint depuis le CFMI, salade à la cafèt : je l’invite avec même dessert et café, je paye 3,54 euros ça me (…)
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Saumur, poétiques
14 juin 2009, par François BonComment choisir une photo qui n’ait rien à voir avec Saumur ? J’avais l’appareil dans le sac, mais c’était en famille, les livres dans la serre du vieux jardin des Plantes, les lectures sous le préau de l’école, des chaises à l’ombre sous les arbres. Et un petit côté Temps retrouvé aux amis qu’on ne voit ainsi que rarement ? Pas eu envie de le sortir, l’appareil – ou alors au retour, longeant la Loire avec soleil rasant, calme et large là vers chez Tallemant des Réaux (mais on ne visite (…)
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revenir au divers
13 juin 2009, par François BonIl y aurait donc ça, la profusion de ces voix, visages, instants parce que trimballé à nouveau un peu trop, ce qui s’ébauche parce qu’on découvre que le TGV a 40 minutes de retard mais que sur le billet du train qu’on prend quasi tous les jours, sans prévenir d’autre façon, la SNCF avait ajouté 20’ pour travaux, le grand écart intérieur et ce qu’il faut pour se réatteler, et puis les textes qui passent ou qu’on appelle, continuer quoi.
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immigrant song
11 juin 2009, par François BonCes 3 voyages de cette année, c’était passeport dans la poche et Mac sur le dos. C’est ça le plus déstabilisant, dans les dossiers de papier, découvrir que notre géographie virtuelle doit quand même passer par les vieilles règles. Alors on s’assoit sur le tabouret tournant du Photomaton, on obéira à l’injonction tête neutre, sans sourire après avoir attendu 12 minutes chrono que le type devant ait eu fini de se déclencher le flash sur ses lunettes de soleil sans jamais être content de sa (…)
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2009.06.11 | pas de catastrophe on salue
11 juin 2009, par François BonTemps assez opaques, kilos de choses de fin d’année, le bouquin qui se prépare, les formalités pour le transfèrement. Côté publie.net, gros ralenti éditorial, mais une large vague de nouveaux textes tout prêts dans les cales. Simplement, s’occuper de l’armature, la structure, des rendez-vous qui comptent aussi pour l’orientation, les partenaires. Et puis ça n’arrête pas de changer très vite, lire de près, pour ceux que ça intéresse, le bookcamp Toronto. Je préfère aller doucement, mais (…)
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étoilements et plus de toile
10 juin 2009, par François BonUn petit peu d’Alpes pour ceux qui en sont, mais c’est juste ce qu’en aurai aperçu, aller-retour Grenoble dans la journée les trains ont été compatissants (juste de le dernier des 4 a pris 20’ de retard, ça aurait mis en l’air correspondances sur les 3 autres). Bonne lecture, du moins dans le sentiment qu’on en garde côté manettes, et merci aux accueillants. Cergy-Pontoise aujourd’hui : encore étoilement, autant de RER après Paris que de train avant. Et il faudra arracher la mécanique pour (…)
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la pluie la pluie la pluie
8 juin 2009, par François BonFichu air climatisé d’avion, dans le désordre des heures et après la chaleur continentale de la grande ville là-bas, suis revenu bien bronchiteux. Et pluie : jamais vu pleuvoir pareil ici, de tôt le matin jusqu’au soir. Après c’est les parisiens qui recevaient, vague éclaircie ici avec encore grondements d’orage. Le voisin d’à côté et le voisin d’en face ont déménagé. Comme le camion Rent A Car de celui d’en face était dans ma cour, le garagiste a cru qu’on partait déjà aussi (parce qu’en (…)
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bas de gamme
7 juin 2009, par François BonIl n’était pas question de faire grand-chose aujourd’hui, calmer le début d’angine cause ces airs climatisés, et récupérer un peu de rythme mental, plus organiser le boulot à recommencer demain et la semaine qui vient – billets de train déjà pris, et finir par session 3 du stage Normale Sup, essayer de leur donner de l’épicé. Alors, entre différents bricolages, terminé d’équiper de mots-clés les planches d’images ci-joint. Le problème, c’est que j’arrive des fois à sauver les apparences (…)
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court évidemment
6 juin 2009, par François BonCourt, trop court, bien sûr, trop court. Mais c’est pile ce qu’il fallait, les voix, les visages, comment ça bosse, où on en est, organiser. Et le vol Air Transat est une sorte de gros autobus balourd qui justement le permet. En fait, même pas envie de voir quoi que ce soit d’autre maintenant. Se préparer.