précédent _ suivantLa seule question, en fait, c’est que si tu as l’appareil autour du cou, tu feras des photos avec. La question subsidiaire, c’est que tu aurais aussi pu filmer chaque fois quelques secondes et faire ta journée en film au lieu d’images fixes. La certitude c’est que dans les deux cas c’est bien que tu te remettes à l’exercice.
Notes en cours de route, sur la photographie : 1, ce n’est pas ma journée, d’ailleurs banale, qui en soi signifie — trois rendez-vous de boulot, (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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2020.01.10 | le tour de mon jour en 80 photos
11 janvier 2020, par François Bon -
2020.01.09 | de la transportation (pratiques du rêve, suite)
9 janvier 2020, par François BonL’exercice n’est pas si difficile. On y parvient assez vite : arrêter le rêve, se tourner à la perpendiculaire, comprendre le paysage qui vous est livré, l’obstacle (fenêtre sans vitre, le plus souvent, dans mon cas) et puis progressivement s’y glisser.
Longtemps, dans l’apprentissage, on relâche alors l’attention aux éléments du champ visuel, et le point d’ancrage revient dans le rêve de départ, on se réveille et voilà.
La deuxième phase est plus âpre, et d’abord on la pratique guidée : (…) -
autoportrait par jour | 2020.01.05
5 janvier 2020, par François Bonprécédent — suivant
Chaque soir, un autoportrait est ajouté aux précédents. Cette rubrique est uniquement accessible via le site, et non relayée sur les réseaux sociaux. Elle a commencé le 3 août 2020 dans la condition intérieure de se prolonger jusqu’à impossibilité physique avérée. Matériel utilisé (en principe) : GH5 + objectif Laowa 9mm. L’évolution du geste et du contexte de représentation sera un élément de réflexion aussi important que l’évolution du sujet même. -
2020.01.05 | construire, oui, mais des abris
5 janvier 2020, par François Bonprécédent _ suivant
On avait trop abîmé la Terre : ces supermarchés inutiles. Mais on pouvait les décortiquer, y creuser, renforcer les parois. De toute façon ils étaient vides : on pratiquait les Drive, la livraison à domicile. Ici, dans les abris, on avait reconfiguré une bonne partie de leurs sous-emplois. Le bord des villes aussi, réévalué : la zone des abris. Ce qui rassurait. En attendant que. Alors on pouvait de nouveau construire, tout autour. Ceux qui viendraient loger ici (…) -
2020.01.04 | nous vivions cernés de fantômes
4 janvier 2020, par François BonElles sont pleines de fantômes, ces 125 000 photographies accumulées depuis 2002 et rassemblées sur le disque dur externe : des visages que je ne reconnais pas. Des lieux où je photographie toujours le rêve que j’ai des lieux. Le monde tel qu’il est quand on voit peu.
En ce moment, des repérages pour cette performance, qui sera mensuellement accomplie tout au long de l’année 2020, soit douze fois, dans l’idée d’un texte qui se dit par l’improvisation et le corps, sans rédaction préalable (…) -
autoportrait par jour | 2020.01.01
1er janvier 2020, par François Bonprécédent — suivant
Chaque soir, un autoportrait est ajouté aux précédents. Cette rubrique est uniquement accessible via le site, et non relayée sur les réseaux sociaux. Elle a commencé le 3 août 2020 dans la condition intérieure de se prolonger jusqu’à impossibilité physique avérée. Matériel utilisé (en principe) : GH5 + objectif Laowa 9mm. L’évolution du geste et du contexte de représentation sera un élément de réflexion aussi important que l’évolution du sujet même. -
2019.12.28 | comment la BNF voit Paris de haut
28 décembre 2019, par François Bonprécédent _ suivantCe matin, sur Facebook, je lançais une bouteille à la mer pour la sauvegarde de cette page : écrire la ville, c’est un atelier collectif qu’on avait proposé sur le site de la BNF, auquel avaient participé de nombreux établissements scolaires et leurs enseignants. J’avais eu la possibilité de faire de vraies mises en page numériques de mes propositions, et nous avions voulu les compléter par une série d’entretiens d’auteur. C’est moi qui avais proposé qu’on les fasse dans (…)
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2019.12.24 | photographie, de l’inatteignable si proche
24 décembre 2019, par François Bonprécédent _ suivantLes retours de Cergy, 6 ans durant, 30 semaines par an (faut pas pousser), c’était RER du soir et la poussée irrépressible de ce que traversé dans les deux jours, cours, atelier, mémoires, rendez-vous individuels, c’est sans doute pour ça que je n’ai jamais cherché à travailler là où j’habite, ce sas est favorable : on revient à sa table, on s’y remet. Enfin on essaye, parce que jour d’avant ou jour d’après, ou les 6000 mails que j’ai en archive dans mon Outlook dossier (…)
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2019.12.22 | mon exercice des visages
22 décembre 2019, par François BonParadoxalement, mes 6 ans de service continu à l’école d’arts Cergy, sans aucun regret ni de l’avoir fait (ces immersions écriture, en contexte où corps et image, plus cette ductilité de la formation, ses chemins à permanente bifurcations et fissures), ni de l’avoir quitté (il était temps de reprendre les chemins personnels avant usure), dans cette immersion hebdomadaire en bout de RER m’ont tenu plus éloigné de Paris que je l’étais. Cet atelier au Louvre, cet automne, c’était aussi (…)
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2019.12.19 | Cergy enfoncement (un retour)
19 décembre 2019, par François Bonprécédent _ suivantNon, je ne suis pas revenu à Cergy. Ça se fera peut-être, mais plus tard : ces communautés très structurées comme une école d’art sont aussi très confinées, elles se referment après départ et c’est très bien. Je me souviens de ce sentiment de clandestinité la première fois que j’étais revenu à la villa Médicis, « en étranger », et de toute façon ça ne manque pas. Changer de taf tous les cinq ans ça devrait être une sorte d’hygiène, on doit repartir dans les trappes noires (…)