2007.08.20 | Delphes, le visage même de Plutarque


C’est un de mes plus anciens rituels : dans toute phase de transition, ou de début d’un nouveau chantier, reprendre les vieux Tragiques et relire. Ici, aux lieux mêmes où on les jouait, Philoctète, les Suppliantes, ou ce sommet qu’est Ajax.

Mais soudain, et parce que je l’ai tant croisé dans Montaigne et Rabelais, ou dans ses Vies parallèles version Amyot, à marcher dans ces pierres au levant, savoir que Plutarque y était officiant. En lieu de haut mysticisme et transe, en lieu de dépôt depuis les temps néolithiques de vieux pouvoirs, mais alors que Rome a écarté d’ici toute importance politique, lui, dans ces pierres, il écrit.

Alors, à parcourir les offrandes retrouvées (cette femme qui court apportée de Marseille — par quels ambassadeurs, sur quels navires, 700 ans avant lui), ce visage de bois, que le temps, et non le feu, a calciné : son visage à lui, Plutarque ?

Pour mes guides photo : cette fois j’avais bloqué les ISO de l’appareil à 100 (et 800 dans le musée), et baissé le bouton +/- — 0,3 (mais ne suis pas allé plus loin pour l’instant dans l’appropriation, merci de l’aide !
Delphes, le sanctuaire
Delphes, le théâtre
Delphes, le sanctuaire
Delphes, le sanctuaire
Delphes, le musée
Delphes, le musée
Delphes, le musée
Delphes, le sanctuaire
Delphes, le théâtre


François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 20 août 2007
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