d’un roman-lieux | nos vacances à Buttonwillow

une oasis sommeil essence dans l’espace autoroute



MAIS QUELLE EST CETTE RUBRIQUE ? (SE REPÉRER)
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travelling ville écrite

C’est les jeunes qui nous l’avaient recommandé, eux ils font comme ça : compter 5 bonnes heures plein sud de San Francisco par la 5, puis à la nuit s’arrêter pour la pause à Buttonwillow. Qu’est-ce que Buttonwillow, avions-nous demandé, comme s’il s’agissait d’une ville ? En fait, non, Buttonwillow c’est 2 poches, l’une agricole dans le milieu de la plaine sans limite, l’autre en contrebas de l’autoroute.

Sauf que nous sommes descendus par la vieille Route One, sans savoir qu’à Big Sur le pont cher à Kerouac s’était effondré et qu’il faudrait remonter par Monterey et Salinas pour descendre par la 101 (on a dormi dans un Best Western un peu après Santa Barbara), et donc on n’a pas fait halte à Buttonwillow.

Parce que, l’avantage, c’est la nuit en motel à 34 dollars, rien à dépenser et le lendemain vous êtes en 2 heures à Los Angeles.

Nous, on l’a découvert au retour, Buttonwillow. Déjà la nuit, les camions sur la 5, et soudain, en contrebas, la minuscule île aux lumières toute encombrée de voitures et camions, qui surgit puis presque aussitôt s’efface.

Bien sûr, en pleine journée, quand passe la Google Car, les parkings sont plus vides.

J’ai toujours eu fascination pour ces espaces délimités, confrontés à des étendues sans commune échelle. Un jour, je viendrai passer quelques jours à Buttonwillow, comme ça, pour savoir.

 


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 5 mars 2017
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