2019.08.09 | aventures de monsieur Bleu

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carrés urbains | les gares sont des reflets

À cause de ma difficulté hier à photographier ces galets, cubes blancs sur fond de mer, qui sont l’emblème de Natashquan, aujourd’hui je tente de reprendre mes marques : comment m’est-il légitime et digne d’utiliser la photographie, moi qui suis de si près le travail de tant d’amis photographes. Alors, au même endroit d’où j’avais fait la vue paysage, je me souviens de Jean-Christophe Bailly parlant de Lewis Baltz. L’atelier d’écriture de l’été dernier, on avait transposé ça à l’écriture : retourne-toi, et photographie ce qui est derrière. Et il y avait ce bull. J’ai donc fait exactement ces 7 clichés du bull. Alors ce type est sorti de son magasin en perdition, accompagné de son chien borgne, et m’a apostrophé : — C’est pour les assurances ? Je lui ai dit que non, alors mon cas s’est aggravé. Et ça a été une pauvre danse pitoyable de racisme élémentaire pendant douze minutes, je l’ai photographié mais pas trop envie pour l’instant de mettre en ligne. À chaque pays ses épaves, simplement elles ne sont pas forcément à chercher là où on croit, et les noms glorieux ne suffisent pas. Un peu plus tard, à l’Échouerie, j’en rapporterai les propos, et un des habitants historiques de Natashquan mit à honneur de ne pas généraliser ce qui m’avait été asséné, comment je lui en aurais voulu de ne pas avoir attrapé mon nom, pourtant acadien comme le sien : — Ce monsieur Bleu... Ça me va très bien, pour accompagner les photos de bull.

 


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 9 août 2019
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Messages

  • Pas sortie aujourd’hui : je n’y étais pas contrainte et il y avait la pluie. De plus je suis tombée dans un livre qui m’a intéressée, récit de la guerre traversée par Odette Lecland Nilès, arrêtée très jeune à l’instar de Guy Môquet dont elle fut, brièvement, pour les raisons que l’on sait, l’amoureuse. Les récits de l’époque tendent à m’intéresser plus fort depuis que mes parents ne sont plus vivants, comme si je cherchais chez d’autres les témoignages par chez nous terminés.
    Alors photo de la veille, de retour du cinéma à pied 4,24 km me dira la montre de sport, avoir été surprise par la fréquence des vélos visiblement utilisés pour aller travailler et stockés sur le lieu de travail même. La recrudescence des vols semble réelle. Y compris sur des lieux de fort passage. Alors les cyclistes prennent leurs précautions.

  • photo 2
    Sur la première le vélo était côté chantier d’un chantier

  • j’ai vaguement lu que les gros bateaux de croisière allaient être interdits de lagune - quand, c’est toute la question sans doute - justement au moment où j’ai posté le billet sur cette espèce de scandale - l’immonde ministre de l’intérieur fait pitié - Jean-Pierre Mocky et Toni Morrison avaient à peu près le même âge et s’en sont allés - ça m’a atteint, de même que l’accident vasculaire cérébrale d’une tante de mon amie, essayé de joindre son mari mais non - ces jours-là, le creux, on voit les vacances arriver et leurs fins exactement aussi - la pluie la chaleur le vent et vingt degrés en sortant du cinéma - cette fatigue...

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