2020.10.19 | mon vieux copain de Montréal


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« Je » ne suis jamais retourné à Montréal sans aller le saluer, comme figé dans sa rouille mais comme une sorte de rêve de métal, passerelles, lucarnes, échelles, un peu pour moi le point d’accroche ou le foyer optique d’une ville pour laquelle j’ai tant d’affect (et d’autres amis).

Sur ce journal, il y a le petit script une autre page au hasard et ce matin, donc sur le dernier billet, cela envoyait sur Montréal eau noire. C’est les premières photos que j’avais faites du hiératique silo, avec mon hybride Lumix bien élémentaire pourtant. Elles datent du 26 novembre 2008, le jour même qui serait suivi de cette alerte et évacuation des étages hauts de la tour dont l’hôtel occupait les trois niveaux vers le 40ème étage, surplombant les sous-sols du Salon du livre et qui m’induirait L’incendie du Hilton.

Je reparcours souvent, sans toujours reconnaître les gens et les lieux, cette base d’images rassemblée en septembre dernier sur un seul disque dur, et dont Lightroom m’indique qu’elle contient à ce jour 132 074 images. Mais je n’ai pas trop le réflexe de les reprendre, ce journal c’est plutôt le désir des villes, savoir quand on pourra retourner à Jérusalem, Rome ou New York ou Bombay, qu’aller revoyager dans ce qu’on en avait rapporté d’images.

Une exception, donc. Je crois, chaque fois que pendant douze ans, à chaque opportunité de retour (ou, ici en vidéo, ce sont les mêmes cadres et les mêmes angles que j’ai choisis : ou plutôt qu’ils vous choisissent. Aujourd’hui, je reprendrais donc les mêmes cadres et les mêmes angles, mais probablement avec un peu plus de dextérité dans l’usage de l’appareil.

 

 


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François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 19 octobre 2020
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