2008.11.27 | Carré Bleu Poitiers


À un moment, François Corneloup m’a demandé si pour moi c’était plutôt le matin ou le soir : je lui ai dit que je ne savais plus trop. Mais j’ai déjà fait des lectures avec Dominique Pifarély revenant juste de Minneapolis (des fois il y va juste pour 2 jours, enregistrer et retour), donc pas question de ne pas assumer. Sur l’autoroute je m’étais lesté d’une de ces boissons caféinées, il faut un petit effort pour ingurgiter mais après on ne s’occupe plus du sommeil.

Donc Poitiers Carré Bleu à 17h, quasi direct depuis Montréal, pour répétition publique (les élèves du Conservatoire). Je retrouve les machines de Thierry Balasse, non pas que les nouveaux accessoires qu’il apporte soient mirobolants (quoique, son mini générateur sinusoïdal Kaos ou bien sa Theremine auto-bricolée, mais Thierry c’est toute une gestuelle avec un simple diapason raclé sur un flexible de micro), et la puissance toujours dépouillée d’Eric Groleau et François Corneloup, les années accumulées à se croiser, ensemble ou séparément, avec Dominique Pifarély qui ce soir est maître absolu.

On joue à 21h, le texte résiste, je trouve des nouvelles manières de m’y glisser, puis on commence à se connaître, avec Thierry ou Eric, pour les duos, c’est plus facile de sauter dans le vide. Confirmation (pour Philippe Larcher, et merci pour les cartons de livre !) que le vieux Sennheiser MD-441 de 30 ans d’âge est un excellent micro pour ce genre de situation. Confirmation aussi que le Sony PRS-505 est parfaitement fiable pour la lecture en public, fini les pbs de feuilles à attraper ou tourner, on pilote du doigt, lisibilité impec sous les projos. Suffit juste, une fois bouclé le texte, de préparer le PDF et envoyer sur le reader via USB.

Et toujours cette plongée soudaine dans l’univers des musiciens de tournée, eux qui vivent avec leur valise, l’importance de ces repères pris en répétition, et puis le temps de loge, le pique-nique charcutailles du Champion du coin dans la cuisine du sous-sol.

Merci à l’équipe du Carré Bleu et Jazz à Poitiers. On avait à fêter la parution du disque, et on sera prêt à refaire si on nous invite !



François Bon, routes, métiers © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 27 novembre 2008
merci aux 977 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page


Messages

  • De mon temps, l’après-concert des musiciens à Poitiers, ça se passait plutôt au Cul de Paille, qu’avec des boîtes de Champion... The times they are a changin’

    Voir en ligne : Café du commerce

  • oui, mais là c’était entre la répèt, de 5 à 7, et de lancer la machine, à 9h... pas question donc de s’éloigner ! - c’est vrai que les baguettes sous plastoc ça faisait pas gastronomie, mais à mesure que je rejoins Dominique dans ses circuits c’est plus souvent ça ! à noter que ces lieux sont rarement dans les centre-villes !