Pas de photos aujourd’hui, trop le trac avant, et une fois la queue arrivée devant le bâtiment (au fait si, une grue montait au long de la façade une sorte ventouse pour le "dégommage", avec des roues et des ventilateurs), on vous fait déposer tous les appareils électroniques, téléphone y compris, dont vous êtes dépositaire. Suis resté 3 bonnes heures, mais suis sorti avec ce long identifiant "transmis par voie électronique à tous les points d’entrée", autre variante sur géo-spatialisation (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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transmis par voie électronique
23 juin 2009, par François Bon -
lire son propre livre
22 juin 2009, par François BonChaque service de presse, la même violence : le plaisir, c’est quand on est dans le train, qu’on sort enfin le livre du sac et qu’on commence à le lire, du moins le parcourir, vérifier, qu’on a le droit pour quelques minutes, pas beaucoup, à considérer le livre imprimé avec la même étrangeté et promesse qu’on attendait autrefois d’un livre longtemps souhaité, enfin trouvé et acheté. Mais chaque fois c’est raté, on entre dans une salle où on trouve son livre en piles et paquets, avec une (…)
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toucher du livre
21 juin 2009, par François BonHier soir dans le train, éclusé ma batterie à relecture, correction puis mise en page des Lettres à un jeune poète de Rilke. En fait, même sur publie.net, il y aurait peut-être eu d’autres urgences (suis sur gros morceaux, Ancet, Leclair, Sorrente) mais justement, pour que la démarche ait du sens, toujours passer en avant ce qu’on sent intuitivement. Les mots de Rilke comptent, et ceux-là encore plus, parce que livre qu’on a longtemps porté, puis offert. Je l’avais depuis longtemps dans ma (…)
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2009.06.20 | de lire sans livre
20 juin 2009, par François BonLe TGV part de gare de Lyon avec 22 minutes de retard, comme d’habitude « incident technique et on ne vous en dit pas plus, résultat manqué la correspondance à La Part-Dieu, l’autre train part au moment même où on arrive mais ils ne l’auraient pas fait attendre, donc une bonne demi-heure dans le grand hall des transits et re-changement ensuite non prévu à Valence, du coup arrivés dans cette ville où vous tombe la chaleur et les couleurs du sud onze minutes avant le rendez-vous, et quarante (…)
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le collier perdu de Badr
19 juin 2009, par François BonÀ Paris le midi, je retrouve Fabrice Cazeneuve. Dans la discussion : des 4 films de 52 minutes qu’on a fait en 10 ans avec Arte, 3 concernent les ateliers d’écriture. Arte aujourd’hui ne produirait plus ce genre de travail, et Thierry Garrel est parti. S’ils les plaçaient dans leur banque VOD, enseignants ou autres pourraient les télécharger. Mais s’ils ne le font pas, pourquoi ne pas les proposer directement au visionnage sur publie.net ? Donc on va le faire. Puis Bagnolet, les deux (…)
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n’est plus public
17 juin 2009, par François BonIl me reste encore deux cases sur le calendrier, cours Poitiers jeudi prochain (mais partirai de Michaux, c’est juste comme ouvrir l’atelier personnel), et début août une impro Rabelais à Fontevraud, avec nuit dans l’abbaye. Aujourd’hui à Rennes c’était la dernière fois où pour parler il faut aller à l’arrache, quel que soit degré de préparation, aux limites de soi-même : pas possible attraper autrement objet si mouvant et opaque. Du coup, quasi toute la première heure avec pour fil blanc (…)
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l’écart dans l’écart
16 juin 2009, par François BonUn des souvenirs de ces dix ans qui s’achèvent, c’est qu’entre ici et la ville il y a la clinique psychiatrique, d’où ces rencontres, ces paroles parfois échangées. Chaque matin, 7h45, celui qui attend après le pont, avec ce beau visage régulier un peu western et qui tient déjà sa carte de bus devant lui, crispé sur elle. Quand le bus se profile au bout de la rue, il la tend à bout de bras, comme s’il n’était pas là chaque matin même heure, comme si de toute façon le bus ne s’arrêterait pas. (…)
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Poitiers langue des signes
15 juin 2009, par François BonFac Poitiers, arrivée en avance, prendre la clé de la B120, faire photocopies, il reste du temps pour la cafétéria : RFM en fond sonore, "jouez avec nous", et deux étudiants face à moi dans une discussion complexe en langue des signes. J’y reviens d’ailleurs un peu plus tard en parlant du Tiers Livre (de Rabelais, à Poitiers le Tiers Livre c’est Rabelais). Midi, Dominique Pifarély me rejoint depuis le CFMI, salade à la cafèt : je l’invite avec même dessert et café, je paye 3,54 euros ça me (…)
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Saumur, poétiques
14 juin 2009, par François BonComment choisir une photo qui n’ait rien à voir avec Saumur ? J’avais l’appareil dans le sac, mais c’était en famille, les livres dans la serre du vieux jardin des Plantes, les lectures sous le préau de l’école, des chaises à l’ombre sous les arbres. Et un petit côté Temps retrouvé aux amis qu’on ne voit ainsi que rarement ? Pas eu envie de le sortir, l’appareil – ou alors au retour, longeant la Loire avec soleil rasant, calme et large là vers chez Tallemant des Réaux (mais on ne visite (…)
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revenir au divers
13 juin 2009, par François BonIl y aurait donc ça, la profusion de ces voix, visages, instants parce que trimballé à nouveau un peu trop, ce qui s’ébauche parce qu’on découvre que le TGV a 40 minutes de retard mais que sur le billet du train qu’on prend quasi tous les jours, sans prévenir d’autre façon, la SNCF avait ajouté 20’ pour travaux, le grand écart intérieur et ce qu’il faut pour se réatteler, et puis les textes qui passent ou qu’on appelle, continuer quoi.