J’attends. Dans la tête l’accumulation se refait, de pointes, de passages, de vides dans les blocs. D’habitations et de vides, d’abandon, de deal et de travail. La résignation devant la crasse et l’illicite. Le rêve d’un béton qui autoriserait la marche de l’humain vers lui-même et voilà, ça n’a pas marché.
Qu’est-ce qui t’y retiens, alors. Sans doute ces endroits où tout à la fois semble s’être retiré, où tout à la fois semble résonner de présence.
Il y a dans cette ville des terrasses. (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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