Novembre est un mois privilégié pour le voyeur des villes : les intérieurs s’allument, le jour tombe vite. La camelote des guirlandes et hauts-parleurs (beurk) de Noël viendra bientôt stopper pour un an la magie.
Alors bien sûr, j’ai tellement peu vue de Liège : dans la voiture qui me ramenait à la gare au retour, seulement pu constater comment cette ville était bien plus grande, massive, belle que j’aurais eu tendance à le penser, sur une échelle entre Bruxelles et Namur. Ville imposante, (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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2019.11.23 | Liège la nuit, y a-t-il une couleur Simenon de la ville
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2019.11.22 | photographier la photographie
21 novembre 2019, par François BonIci à Liège j’ai appris l’histoire du cavalier Fonck et pourquoi l’école d’art et design (industriel et archi intérieure) s’appelait caserne Fonck. L’agrandisseur dans le couloir pour support aux plantes vertes m’a tout déclenché : à Cergy j’en ai toujours entendu parler, mais jamais vu rien en sortir (c’est fréquent, dans les établissements nationaux) : démolir en partie les 7 labos chambre noire au premier étage, position centrale, où jamais vu chaque année au mieux qu’un ou une étudiante (…)
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2019.11.21 | mystères de Liège
20 novembre 2019, par François Bonprécédent _ suivantIls ne le savent pas, les copains belges, le décalage de signes et de couleurs qu’ils nous sont chaque fois, enfin leurs rues, leurs villes, les lumières. Il faisait déjà nuit quand le Paris-Dortmund a traversé Bruxelles, donc Liège je n’ai vu que la nuit et repartirai ce jeudi soir à la nuit. Mais ça suffit, un chambre d’hôtel et trois rues. Souvent, quand je suis à Bruxelles, j’essaye de me remémorer les différents hôtels où j’ai dormi, et je n’y arrive pas, je ne (…)
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2019.11.20 | ça doit être fini maintenant
20 novembre 2019, par François Bonprécédent _ suivant Je suis sur un 25 000 signes pas facile, qui me prend beaucoup plus de temps que prévu. Mais je m’attelle : je n’avais pas eu d’hésitation à répondre à la commande, ça me ramenait sur le plateau de Saclay tellement arpenté tout l’hiver et printemps 2012 pour la résidence S-Cube et tant de rencontres qui restent aujourd’hui ancrées profond et à vif dans mon paysage du dedans. Reste qu’un texte il faut le conduire, et des fois ça glisse, ça patine. Il faut y ancrer des (…)
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2019.11.18 | cet été dans le souterrain
17 novembre 2019, par François Bonprécédent _ suivantIl y en a qui font ce type d’expérience dans des grottes, moi je n’avais que ce souterrain. Personne ne vous demandait rien, là sous le bâtiment, le bâtiment parmi tant comme lui dans la ville. On voyait les mesures et les compteurs qui cliquetaient et avançaient. Mesurer et relever les chiffres de la ville, ç’avait été le prétexte. On mesurait tout, dans ce souterrain ici. Sinon que d’ordinaire plus personne ne venait se donner la peine de relever. La température était (…)
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2019.11.17 | contre la photographie de rue
17 novembre 2019, par François Bonprécédent _ suivantQu’on s’entende bien : je n’ai rien contre ce qu’on nomme photographie de rue, mais ça devient vaguement poncif. Pourtant, je suis rageusement certains comptes Instagram qui en sont, de la photographie de rue. Et même, à voir par exemple comment Daïdo Moriyama balance à bout de bras son appareil pour photographier ras du trottoir l’intérieur des boutiques, je rêve de progressivement apprendre à le faire. Ou tenir l’appareil main levée pour mine de rien attraper les (…)
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2019.11.15 | on ne photographie jamais que soi
15 novembre 2019, par François Bonprécédent _ suivantUn des lieux communs les plus éculés de ce qu’on entend sur la photographie, c’est cette histoire de focale d’entre 35 et 50 qui correspondrait au champ visuel de l’oeil humain. D’abord parce que moi à part de près je n’y vois rien, et qu’un 50 ça photographie peut-être, mais un monde qui probablement n’existe pas, puisque je ne le vois pas.
Et puis le champ visuel ça s’éduque, il y a des décennies que j’ai appris à travailler la vision périphérique, et on y voit peu à (…) -
2019.11.14 | le jour où j’arrêtai de photographier
14 novembre 2019, par François Bonprécédent _ suivantC’est une double série faite le 1er juin 2015, avec le petit Canon 700D APSC qui avait été mon premier Reflex, acheté en juin 2013 et changé peu après pour le 80D (et le Sigma 16-35 à 1.8 revendu depuis alors qu’il me ferait bel usage sur le micro 4/3). Tout cet hiver-là, en résidence au Pôle arts & urbanisme de Saint-Pierre des Corps, dans ce lieu effervescent et tout neuf, on n’a cessé pendant huit mois d’essayer des trucs, ouvrir des rencontres, et avant que je (…)
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2019.11.12 | démolition de Gennevilliers
12 novembre 2019, par François Bonprécédent _ suivantDe Saint-Lazare à Argenteuil il y a un gros dix-huit minutes si le train est direct. Mais j’avais ce petit Olympus, on venait de boucler Paysage Fer, il y avait ici une densité des signes multipliées par dix, et particulièrement le surgissement de la vieille centrale thermique de Gennevilliers juste avant la traversée du fleuve. Elle était arrêtée déjà.
Là en explorant par petits bouts ma base de 100 000 photos, je trouve dans l’année 2004 un dossier non classé par mois, (…) -
2019.11.11 | dénombrer, mais pas montrer les morts
11 novembre 2019, par François Bonprécédent _ suivantC’est plus fort que moi, je reviens à ma base de 100 000 photos, que je n’ai jamais vraiment pris la peine de taguer (de toute façon, Lightroom je n’ai commencé à l’utiliser que fin 2013), et je fais défiler parce que j’ai vu la photographie d’un ami mort. Il y a combien de photographies de morts dans mon labyrinthe ? Les dénombrer, mais est-ce que je les tague (mettre leur nom dans le registre des mots-clés) ? Je ne m’en sens pas capable. Ce n’est pas un cimetière. (…)