Pratiquement aucune voiture dans la rue depuis ce matin. Demi-jour qui lève, puis s’éclaircit. Rester à l’ordinateur, mais écrire voudrait un seuil, qu’on ne sait pas franchir. Poser un livre sur le clavier, en ce moment c’est souvent comme ça que je lis : le clavier devenu une sorte de planche pour le lire-écrire, si c’est numérique on a l’écran devant, si c’est papier on pose le livre au même endroit – ce matin le Vampyroteuthis infernalis de Flusser, et comment ce bonhomme est vraiment (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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2015.12.25 | sursis, carapace
25 décembre 2015, par François Bon -
2015.12.22 | 3 jours entre 4 murs
22 décembre 2015, par François BonJ’ai bien du mal à régler les curseurs : la semaine dernière, beaucoup de train et trimbale, des interventions qui me laissaient vidé ensuite, c’est la petite caméra main qui a enregistré le journal, 4 fois de suite. Par contre, depuis, trois jours ici à ne pas sortir des 4 murs et ils ne sont pas larges. Reconditionné la pièce pour en tirer un peu plus d’espace. Décidé de virer cette table chargée de livres qui s’empilent et restent des mois, dont je ne sais pas me débarrasser mais qui (…)
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2015.12.15 | la bonne blague
15 décembre 2015, par François BonC’étaient quand même 2 journées ultra-denses, avec l’obligation de prendre la parole sur mutation numérique de l’écrit. Evidemment une réflexion constante, mais à ma manière, celle de l’artisan, du bricoleur de site. En même temps, remise en cause permanente, justement parce que désormais non plus depuis une sorte de migration du livre, mais en établissant progressivement la pensée depuis les pratiques et usages qu’on invente ici. Et ça n’a pas été facile ni rapide. En amont, j’avais donc (…)
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2015.12.12 | du verbe regraphier
12 décembre 2015, par François BonCe matin, dans les e-mails, un courrier d’Erika Fülöp, de l’université de Lancaster. Pour découvrir son travail, voir cette conférence sur Proust compositeur, quand « écrire l’imparfait » passe par une « agressivité dans la douceur » (elle est aussi sur Facebook). Le mail d’Erika concerne quelque chose de bien bien confidentiel sur mon site, la reprise de mon 2ème livre, Limite. « Lorsque vous dites que vous avez en 2010 entamé la recopie manuelle du livre, vous voulez bien dire recopier en (…)
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2015.12.03 | de l’écriture comme impréparation
3 décembre 2015, par François BonC’est une question de fond, et où justement je crois me séparer de Bruno Lalonde. Bruno a fondé à Montréal, Côte des Neiges, une sorte d’antre du livre d’occasion, ça s’appelle Le livre voyageur, mais on peut facilement suivre ses chroniques sur Facebook, et encore mieux sa chaîne YouTube : un millier de chroniques, longues prises de parole devant l’accumulation des livres, et la bizarre idée il y a quelques semaines d’en avoir lancé une deuxième au lieu de continuer la première. Avant-hier, (…)
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2015.11.29 | alors j’ai piqué un fard
30 novembre 2015, par François BonEn 2 ou 3 ans je m’énerve bien moins, j’ai des techniques pour ça, mais je suis toujours moi-même surpris quand ça éclate à mon corps défendant et c’est peut-être même dans cette expression qu’il faut descendre : est-ce que mon corps inclut mes livres ? C’est venu par un ami veilleur sur Twitter (un vrai travail de veille, qui nous apporte beaucoup à tous), son pseudo c’est @TheSFreader, qui avait repéré une page plus que louche (ce soir c’est réparé, je n’ai jamais écrit de livre qui (…)
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2015.11.21 | que font les étudiants chinois le soir à Paris ?
21 novembre 2015, par François BonDifficile, mercredi dernier, le cours puis le lancement de l’atelier. Sentiment qu’à mesure que les mots se forment dans la bouche, quelque chose dessous les aspire dans une nuit qu’on ne connaît pas. Alors le matin, j’ai parlé de la tragédie grecque alors que je voulais parler du dépassement du roman chez Gracq, et l’atelier c’est elles et eux (on était à nouveau plus de 25) qui lui ont donné force.
Ma première année de présence à Cergy, j’ai lancé un site – toujours en ligne – (…) -
2015.11.15 | le droit aux petites choses
15 novembre 2015, par François BonPas en rajouter sur la tension éprouvée tout au long des heures, l’hébétement, la rage aussi à tout ce que ça casse autour, le gris qui s’annonce. « Dans la complexité et le gâchis, se taire », c’est Christine Jeanney qui le dit, et reconnaissant à ceux qui maintiennent droit la pensée, comme André Gunthert ou Philippe Liotard et après, chacun ses pistes. Mais justement, pourquoi on se priverait ici, hors cette rage et cet hébétement, et le deuil renforcé par le savoir maintenant des noms et (…)
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2015.11.13 | elle lit les livres, je les revends
13 novembre 2015, par François BonElles sont toujours bêtes, les publicités quand on est secoué dans le métro, recalées contre le plafond. De toute façon, toutes les publicités sont bêtes et polluantes, mais on n’a pas d’AdBlock pour ne pas voir celles qu’on a sous le nez quand on est balloté dans le métro. Monde qui crève. Mais avec certaines publicités plus que d’autres. Déjà c’est pas flambant les titres des livres que les gens lisent compatibles avec être secoué dans le métro, on préfère jouer avec son téléphone, ça se (…)
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2015.11.11 | homme en slip avec une pelle
11 novembre 2015, par François BonLa différence des photos d’actualité et des photos tout court c’est que probablement les premières on les remplace par d’autres sans devoir de mémoire, ni vraie trace en nous-mêmes ? Si c’était aussi simple, ça se saurait. Pourtant cette photo qui traîne partout sur les réseaux depuis hier bien difficile de savoir pourquoi elle vient percuter en plein l’imaginaire collectif. Conjonction d’éléments ? Dans un monde rempli d’armes chimiques, d’armes nucléaires, d’égorgeurs, de décapiteurs (…)