À Boston, comme dans tant d’autres villes américaines (Toronto), la bibliothèque est maison ouverte. Certainement une maison des livres : ils sont sur les galeries, dans la hauteur des rayons. On peut retirer ce qu’on souhaite lire, le catalogue est géant. Mais dans les salles de lecture, la plupart de ceux qui sont assis ont apporté leur propre ordi. Les différents postes d’accès au web sont occupés, en particulier dans la grande salle qui leur est réservée. On passe derrière les gens : (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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2015.07.19 | l’ordinateur connaît-il les livres de sa bibliothèque ?
19 juillet 2015, par François Bon -
2015.07.18 | Providence, sans livre mais avec livres
16 juillet 2015, par François BonÉtrange paradoxe d’être venu pour 40 jours à Providence pour lire, mais sans livre. Je crois que toujours, par fétichisme, j’en apporte au moins un avec moi. Ça devait être mon vieux Pléiade Edgar Poe, et finalement au dernier moment je l’ai laissé. J’ai tout sur l’ordi et le Kindle, je lis beaucoup directement sur l’ordi, et mon petit Kindle Paperwhite malgré ses bientôt 3 ans est parfait. Ce qui est étrange c’est voir comment les réflexes évoluent : la recherche par occurrences devient un (…)
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2015.07.11 | tout ça pour moi tout seul
11 juillet 2015, par François BonCe matin j’étais tout seul, de 10h15 à 13h30, dans la grande salle de la bibliothèque John Hay, avec ce carnet de Lovecraft qui me semble n’avoir pas été pris au sérieux dans ses incidences sur l’écriture, Remembrancer. Tout seul non : face à moi, à 2 tables, et se relayant toutes les heures, la personne de la bibliothèque chargée de surveiller les chercheurs à qui on a mis à disposition des archives. Au point que vers midi moins dix, allant pisser et lui ayant signifié (non mais, s’il (…)
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2015.07.10 | rapide vision des choses
10 juillet 2015, par François BonTout avait commencé le 26 avril 2010, lors d’une halte de quelques heures en voiture à Providence, à cause de Lovecraft, et découvrir combien il était peu honoré dans sa ville, et combien ce que j’apprenais de lui en quelques heures ne correspondait pas aux souvenirs assez gris de la lecture adolescente, parce que je n’avais pas eu accès à la langue, tandis que pour Edgar Poe oui. La photo ci-dessus pour preuve, en cinq ans une ville ça ne change pas tellement. La phrase de Balzac dans Louis (…)
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2015.07.06 | que sont devenues les tablettes
6 juillet 2015, par François BonFacile pour moi ici de m’en souvenir, c’est lors de cette invitation à l’université de Rhode Island, hébergés à Narragansett, fin avril 2010, venu en voiture de Québec, les murs de Boston étaient recouverts de publicités pour l’iPad, et Jean-Philippe Toussaint, qui arrivait de San Francisco, venait d’en acheter une.
À Québec, les arrivées étaient rationnées, j’ai dû attendre. Quel rêve et quelle curiosité c’était, un ordinateur dont on pouvait se servir allongé, une fonction réseau qui (…) -
2015.07.03 | comment arriver à Providence en 1’30
3 juillet 2015, par François BonLe plus beau texte que je connaisse sur ce temps suspendu de l’avion, c’est Jean Echenoz qui l’a écrit, ne me souviens plus si c’est dans Un an ou bien Je m’en vais. Passer sur la grève claironnée des contrôleurs aériens et l’incertitude qui en découle : tout était normal, et il a fallu arriver ici pour apprendre que c’était un genre de chantage, suspension à la dernière minute. Les deux valises qui n’ont pas suivi dans le changement Newark, mais finalement déposées ici sur le perron, en (…)
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journal | chef de la déchetterie
1er juillet 2015, par François BonTout est prêt pour partir, l’ordi, les appareils-photo, les chargeurs et les chaussettes, le Kindle et un livre. Dans la liste des dernières choses à faire, porter les factures du trimestre à la compta pour la TVA, et comme la déchetterie est sur la route, se débarrasser du vieil aspirateur, de la pompe de relevage rouillée et de quelques bricoles du genre. Or, je n’ai plus de carte de déchetterie, elle m’a été volée avec mon portefeuille, ma carte de crédits, ma carte d’identité, permis, (…)
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journal | devant l’image
30 juin 2015, par François BonJe peine à trouver la bonne mesure entre les photos mises directement à la volée sur Facebook via Instagram, la vie propre de ces 2 réseaux, les rubriques images qui s’insèrent dans cette partie du site, mais qui, au moment de partir pour 40 jours dans la ville et les archives de Lovecraft, rejoindront probablement la partie principale du site, et puis cet espace journal si favorable aux digressions improvisées du soir, mais en ce moment pas tous les soirs la tête à digresser. Beaucoup (…)
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journal | nos jours sont une carte points traits
24 juin 2015, par François BonDans cette journée particulière, j’ai enchaîné : un trajet (maison jusqu’à gare Saint-Pierre des Corps), un trajet (TGV Paris, ordinateurs, mails : 2 lettres), une station café intérieur (ordinateur : Lovecraft, puis RV travail Cergy), un trajet (métro de MTP jusqu’à la Motte-Piquet), un trajet (à pied de la Motte Piquet jusqu’à l’Institut Français rue de l’Amiral-Scott, avec arrêt sur un banc de bus un moment pour un échange de courriers sur ordi, la dame qui sur le même banc m’a rejoint (…)
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journal | ce qui ne vous appartient pas
23 juin 2015, par François BonUn journal, c’est un poste d’observation – non pas de soi vers le dehors, plutôt ce que le dehors modifie à soi-même. Pour ça que l’exercice mène droit aux rouages les plus précis du surgissement d’écriture, les met en risque, les expose, avant qu’on reparte sur les chemins des autres travaux. Pour ça probablement que je continuerai ce journal, avec ses respirations inégales, parce que c’est une digression du soir qui n’aurait pas sa place dans les autres rubriques du site, même si tout cela (…)