plateau de Saclay | les militaires n’aiment pas le web

une saine réaction après mes articles sur l’appropriation de l’étang de Saclay


retour index général du web-roman.

 

Retour sur le Plateau après interruption de quelques semaines. Fin juin, je venais me balader sur les bords de l’étang de Saclay, approprié par les militaires pour se constituer une réserve d’eau de refroidissement de leurs expériences mystérieuses, l’appropriation incluant cette terrasse avec panorama de l’époque Mansart et Louis XIV (l’étang, malgré la distance, approvisionnait les pièces d’eau de Versailles) et important des carpes russes seules capables d’enrayer (mais ça ne marche pas, on ne réussit qu’à leur propagation, puisque les oeufs des poissons voyagent sous les oiseaux) l’envahissement des algues vertes qui en résulte.

Il paraît que ça n’a pas plu, mes petits articles. Moi, ce que j’en dis, hein. Il me semble seulement qu’avec autant de projets urbains en balance, la première chose à faire serait de dire aux militaires d’aller faire joujou ailleurs, au mieux conserver comme d’utilité publique et curiosité visitable ce hangar où on reconstitue – morceau de corps par morceau de corps et morceau de ferraille par morceau de ferraille – les catastrophes aériennes. Donc recentrer le Plateau de Saclay sur son seul (et vrai) bijou de paysage naturel, l’étang appareillé au XVIIe siècle.

Mais c’était compter sans la réaction vive et précise de l’armée militaire. Ce soir, quand j’y retourne, je découvre que les militaires ont tout ceinturé de vieux bouts de clôture en béton de récupération très moche. Alors moi je le dis : sur un pareil bijou paysager, et alors que ce Plateau est protégé, et constitue une telle richesse potentielle pour le développement de la ville, l’arrivée de nouveaux centres de recherches et campus, l’armée a-t-elle le droit de mettre comme ça partout où elle veut de telles horreurs ?

Délogeons les militaires du Plateau de Saclay. Rasons leurs clôtures, elles sont moches.

 


responsable publication françois bon © Tiers Livre Éditeur, cf mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 26 août 2012
merci aux 830 visiteurs qui ont consacré 1 minute au moins à cette page