back to basics, 9 | « entrer dans des maisons inconnues »

de la littérature comme cambriolage – et si à nous tous, sur ce thème pris à Christian Garcin, on faisait un livre, un livre vrai de vrai ?



 

• Garcin, Bolaño, Gracq, les livres sur lesquels s’appuie cette proposition. Vous pouvez les commander directement ci-dessus.

 


pour les participants à l’atelier d’écriture été 2016, le livre souvenir – plusieurs d’entre vous en ayant exprimé le souhait, je laisse le livre disponible à la commande pour quelques semaines ici)

- les contributions ici dans un article à part

- Rappel : les abonnés au site trouveront dans le dossier « fiches imprimables » de l’onglet « ateliers d’écriture » (lien dans la lettre) les 3 fiches d’appui mentionnées ci-dessous : Christian Garcin, Roberto Bolaño et Julien Gracq, Roi Cophetua – merci de lire soigneusement ces extraits avant écriture.

- me transmettre par mail vos contributions en fichier joint .doc .rtf .odt .pages plutôt que dans le corps du mail (et jamais en pdf), l’espace commentaires étant réservé aux échanges et discussions. Les contributions seront actualisées et complétées jusque fin septembre.

- à titre exceptionnel : MERCI, 1 de bien vouloir accompagner votre mail d’envoi par la mention suivante : Je soussigné ... autorise Tiers Livre Editeur à la reprise de ce texte, à titre gracieux, dans le livre imprimé qui résultera de l’atelier, 2 joindre une mini notice bio-biblio avec très brève présentation de vous-même.

- soyez gentils : même si vous supposez que je le connais par coeur, merci de faire figurer le http:// de votre blog ou site à la fin de chaque texte envoyé !

- NOTA : cet atelier conduira à un livre, je serai heureux de retrouver participations de celles et ceux qui ont participé aux ateliers des années précédentes, ou aux premières séances de ce cycle-ci, et bien sûr largement ouvert à tous les amis blogueurs et auteurs abonnés au site, même si vous n’avez participé à aucun des ateliers ! – idem pour étudiants EnsaPC/UCP ou ayant participé à des stages avec moi, sans contrainte d’abonnement pour eux ça va de soi.

- enfin, bienvenue à toutes celles et tous ceux qui souhaitent nous rejoindre pour l’occasion, tout est expliqué ici.

PRÉSENTATION & SYNTHÈSE

Pourquoi certains lieux nous happent comme une énigme ? Quel phénomène de reconnaissance anticipée, ou dédoublement du présent, ou rappel de certains rêves... Pourquoi, dans certains appartements, hôtels, cours ou bureaux dans l’ouverture des romans de SImenon on a cette impression de déjà vu ? Pourquoi, à telle traversée du quotidien, à tel paysage retrouvé, à tel toit en angle aperçu en allant faire les courses, à telle fenêtre éclairée d’un immeuble dans la rue d’en face, on a cette résonance intérieure qui pousserait à franchir l’interdit et aller un jour le visiter ? Pourquoi a-t-on cette impression à ces murs après démolition, à ces espaces vides après déménagements, aux appartements qu’on visite pour les louer, voire aux maisons témoin qui miment la vraie vie, ou parfois à certains films avec juste fenêtre sur rue ?

Voilà comment c’est venu :

- à lire l’ensemble des contributions sur la voix ou le dialogue, l’impression que s’amorce, au bout d’un cycle d’atelier, une autre instance. Textes qui s’écoutent, s’épaulent, s’ajoutent, constituent un corps en eux-mêmes (voir la réaction de Ryoko Sekiguchi à vos contributions). Et si, pour cette fin de cycle, c’était cette notion d’un corps composite et collectif qu’on mettait en avant, y compris dans l’esthétique du livre que cela constitue, et pour cela aller au bout de l’idée, faire un livre ?

- bien sûr, aussi parce que je commence à bien maîtriser la chaîne technique, compo et préparation, mise en fabrication et dispo via Tiers Livre Editeur, pour cela aussi qu’il me faudra mention (voir ci-dessus) pour autorisation de reproduction et mini-notice bio-biblio – et chacun disposera bien sûr de la version numérique, aucune obligation d’achat du livre imprimé (mais pour moi c’est obligatoire : l’artisanat de la compo participe d’une ultime étape de la langue). Ceci, plutôt qu’une compilation de l’ensemble des textes ateliers ? Ces compiles sont toujours tristounettes, vieillissent vite...

- alors sur quel modèle s’appuyer ? Résumé de la vidéo : souvenir, dans l’atelier d’il y a un an, de cette proposition sur une maison réelle et connue, mais qu’on vide pour l’écrire, comme dans les chapitres d’ouverture de Béatrix ou d’Honorine chez Balzac... Il s’agissait, dans un parcours consacré au fantastique, de s’approcher du réel en le décalant. Cette fois, c’est le contraire : on a passé 8 séances à construire de l’illusion de réel, et si on utilisait ce qui s’est peu à peu révélé pour chacun de son écriture, perceptible dans la diversité des textes, la reconnaissance qu’on a des voix, pour lancer le récit vers des fragments inconnus du réel, des petits timbre-postes de réel définitivement séparés de notre expérience réelle, à moins de se faire cambrioleur. Le texte peut-il cambrioler (ou cabrioler) là où nous n’avons pas accès ?

- je change l’ordre de la vidéo : le livre que j’avais sur ma table, pour cet atelier, c’est Anvers de Roberto Bolaño. 56 brefs ou très brefs chapitres, qui s’appuient chacun sur un archétype du thriller ou roman policier, et les projettent dans une ville inconnue, qui n’est nommée que par le titre du livre, et où l’auteur n’est jamais allé. Récent exilé en Espagne, Bolaño est alors gardien de nuit dans un camping à Barcelone, et peu à peu ces lieux et situations, trajets, contaminent aussi les fragments. Mais, dans tous les cas, c’est la situation prise à tel archétype des thrillers qui conditionne la description de la ville, des intérieurs, couloirs, escaliers, chambres, appartements... Et le titre les assemble pour en faire une ville qui n’existe que par le livre, puisque l’auteur n’y a jamais mis les pieds. Le livre restera inédit près de 20 ans.

Quelqu’un ouvrit la porte arrière de la voiture et elle y monta silencieusement. Ils parcoururent des rues vides de la zone résidentielle. La plupart des maisons étaient inhabitées en cette saison de l’année. Le type se gara dans une rue étroite, bordée de maisons sans étage, avec des jardins identiques. Pendant qu’elle était dans la salle de bains il prépara du café. La cuisine, au sol carrelé en marron, orné d’arabesques, ressemblait à un gymnase. Il tira les rideaux, aucune des maisons en face n’était éclairée.
Roberto Bolaño, Anvers, extrait.

- c’est alors que je relis Entrer dans des maisons inconnues de Christian Garcin. Auteur que je considère comme majeur, les livres de Christian partent de voyages qu’il accomplit réellement (il prépare actuellement un « tour du monde sans avion »), sauf si l’enquête est un saut temporel, comme dans son livre le plus récent, et magistral, Vies multiples de Jeremiah Reynolds. Dans ce livre plus discret, paru en 2015 chez Finitude, Christian Garcin propose 20 textes, chacun de 3 à 4 pages, qui sont comme entrer dans sa bibliothèque, approcher les auteurs qui comptent en recomposant, par narrateur interposé, un instant de leur quotidien. Voir l’épigraphe prise à Léautaud : « Tous mes plaisirs viennent des livres de cette sorte, où la pensée de l’homme qui les a écrits m’occupe en même temps que ma lecture ». Garcin rend ainsi visite à Kafka, Thomas Bernhard, Stendhal, Hemingway, Char, Celan, Faulkner, Pessoa et d’autres (mais pas Proust ni Balzac, tiens...). J’ai repris dans les « fiches » d’extraits le soir chez Apollinaire. Mais, contrairement à ce que semble annoncer ce titre magnifique, très peu ou pas de description des lieux. Christian s’attache aux personnages, à la situation, à l’écho qui en émerge pour la compréhension de l’oeuvre.

En ce qui me concerne, j’ai horreur du safran, mais j’avais été séduit, je crois, par la saine familiarité d’Apollinaire, qui vous reçoit en bras de chemise et prépare lui-même le dîner, son côté simple et sans afféterie, la chaleur conviviale qui émane de lui et de son appartement — appartement assez étrange au demeurant, avec un escalier intérieur qui conduit à la fois vers une terrasse et vers sa chambre à coucher, sorte de cube posé là juste sous le toit, comme une verrue sur la façade. Apollinaire du reste est conforme à son appartement : un peu curieux, surprenant, pas le moins du monde poseur, et très accueillant. J’ai beaucoup de sympathie pour lui, et c’est pour cela sans doute que je n’avais pas osé mentionner mon peu de goût pour le safran.
Christian Garcin, Entrer dans des maisons inconnues, bref extrait.

- le livre de Christian Garcin donc n’annule pas la démarche que nous propose Bolaño, mais nous offre un titre qu’il nous revient de lui cambrioler, comme nous allons cambrioler narrativement des lieux où entrer est impossible. On donnera à notre propre livre un titre bien spécifique (et peut-être Christian nous gratifiera-t-il d’une réaction en prologue ?), mais pour écrire prenons le droit de lui voler son titre, d’en faire notre propre injonction : entrer dans des maisons inconnues.

Et donc, contrairement à ses 20 propositions, retour à Bolaño : il ne s’agit pas de maisons d’hommes célèbres ou de nos auteurs préférés, et il ne s’agit pas de caméra temporelle. Il s’agit, très clairement, d’utiliser notre expérience immédiate, de figurer la ville aujourd’hui, de nous confronter à notre monde au présent, dans son anonymat, dans ses mystères (je cite brièvement le nouveau livre de Iain Sinclair, qui arpente le trajet d’une nouvelle ligne de métro londonienne).

Alors comment faire ? Et si vous preniez le temps de chercher à quel texte correspond pour vous-même ce genre d’exploration ? Je relisais récemment Crime et châtiment, traduction André Markowicz, cette déambulation dans des lieux comme flottants, ou des intérieurs séparés de toute relation l’un à l’autre, est un des ressorts les plus prégnants de ce permanent enfoncement en spirale qui fait hypnose dans ce livre. Relisez aussi des textes canoniques, basés sur un enfoncement dans un lieu réel fait de pièces successives, comme Le masque de la mort rouge d’Edgar Poe (Christian Garcin vient, en binôme, de boucler une retraduction chronologique intégrale des 71 nouvelles de Poe – Baudelaire en ayant traduit 46 –, à paraître chez Phébus au printemps prochain).

Comment construire mentalement une illusion de réel ? Tout est là. On invente avec ses propres sources secrètes. On fabrique du réel de fiction, mais on convoque chacun tous ses muscles et son savoir pour que l’invention passe inaperçue. Le troublant doit d’abord être juste.

Moi, le mystère d’une maison dans laquelle on entre, et qui se révèle petit à petit mais comme énigme, si c’est présent dans tant d’ouvrages (tiens, L’autre côté de Kubin, ou l’auberge dans le Château de Kafka, ou même la disposition des lieux, avec la resserre fermée du grand-oncle dans le jardin, dans le Combray de Marcel Proust), c’est un bref texte de Julien Gracq qui l’incarne, Le roi Cophetua.

Contrairement aux Eaux étroites, publié seul, et alors que les 2 textes sont presque de même format, Cophetua a été imprimé par Corti à la suite de La presqu’île, mais tous les gracquiens le connaissent bien.

Et, si vous l’avez lu, vous savez que l’événement, contexte et action, qui seront le déchirement de ce récit sans parole, n’est traité que par élisions (celle qui concerne la mort du frère, celle qui concerne la nuit d’amour avec la soeur), tandis que tout le récit s’appuie sur la conjonction d’une immobilité (l’attente dans le salon, le repas pris à deux, la description de la chambre) par rapport au bref récit emboîté d’un aller-retour onirique à la Poste du village. Dans la fiche d’extraits, j’ai mis un fragment de la description du salon, et un autre de la chambre. On pénètre à tâtons le mystère d’une maison, et tout ce qu’on perçoit devient présence.

Je commençai à monter un des escaliers courts. L’impersonnalité du couloir où j’accédai était celle d’un corridor d’hôtel — mais plus vaste, plus étouffé, imprégné d’une odeur lourde et cireuse. Sa perspective se fermait sur une croisée qui dessinait sur l’obscurité un rectangle plus pâle. J’écartai le rideau et j’appuyai le front contre la vitre. La nuit n’était pas tout à fait opaque ; elle avait perdu cette épaisseur cendreuse des nuits de la campagne : l’air filtré par les averses de la journée prenait une transparence cristalline qui venait coller tout contre la vitre les masses obscures du paysage. Au bout de la traînée claire de la cour, on voyait la barre des marronniers et la charmille : au-delà du mur de soutènement, les dômes bossues et maintenant très immobiles des arbres du ravin et du plateau qui le bordait se soulevaient et s’arcboutaient l’un l’autre comme de lourdes bulles noires, gonflées par la fermentation de la terre spongieuse. La ligne des arbres se détachait sur une bande d’un gris plus clair, où venaient vibrer continuellement des élancements lumineux presque imperceptibles qui semblaient monter de très loin au-dessous de l’horizon. Une impression de sauvagerie se dégageait des houles feuillues : profilées sur cette toile changeante de lueurs, elles semblaient se mettre à vivre de la vie alertée d’un rideau de scène que la rampe commence à lécher par-dessous. J’entrouvris la fenêtre. Une tenture derrière mon dos claqua brutalement dans la perspective du couloir ; les flammes des bougies se couchèrent. Je respirai un moment l’air vif et remué, presque soulagé par le grondement qui courait et rebondissait au long du corridor comme une rivière éclusée. Je refermai la fenêtre. Les menus craquements des meubles, les frôlements, les sons se propageaient librement, longuement à travers la maison : on eût dit qu’elle était démeublée. Froide, encaustiquée, béante — singulièrement inhospitalière. Un moment, pendant que je retournais vers le salon, je me représentai vivement Nueil travaillant à son piano, toutes portes ouvertes, dans le salon de musique. Seul, percutant de ses doigts posés sur les touches le vide gelé et sonore, éveillant dans les fonds de la maison, où les couloirs semblaient conduire le bruit comme une oreille, une écoute muette et figée.
Julien Gracq, Le roi Cophetua, bref extrait.

Je compte sur vous, dans les commentaires ci-dessous, pour donner vos propres pistes – il y a des passages équivalents chez Trassard, dans Simenon, Perec, Ernaux ou Bergounioux (je cite dans la vidéo La maison rose, s’arrêter en voiture en face de la maison qui était un tel solide repère dans l’enfance, et maintenant occupée par d’autres)... Ce sont aussi – pourquoi pas –, des lieux publics aux heures vides, bureaux ou entrepôts. Ça m’est encore arrivé en mai à Montréal, cherchant l’entrée du métro sous la place des Arts, me retrouver par erreur dans le mall d’en face alors qu’il était fermé, grandes galeries commerciales souterraines dont il a fallu des vigiles pour m’extirper, eux-mêmes ne comprenant pas comment j’avais pu pénétrer...

Les questions touchant aux sens (toucher, ouïe, odorat autant que vue), aux déplacements (et le corps dans ces déplacements), à la nature du réel examiné (représentations mises en abîme comme chez Gracq), et la force que peut prendre le plus ordinaire du réel (c’est probablement ce qu’il y a de plus magistral dans le site collectif des maisons témoin), voilà ce que vous aurez à déterminer pour écrire. Et quel début, quelle fin ? Pensez qu’une attente peut tout à fait se dispenser d’intro et conclusion, c’est la globalité du livre qui fournira le contexte à votre propre texte – une bonne part de la magie du Anvers de Bloaño vient de ça...

Après, c’est l’aventure. On est le 11 septembre à publication de ces lignes. J’aimerais qu’on bloque les contributions à fin de mois, disons le 29. Sais pas si vous serez 30, 40 ou 60. Ni comment se composera l’ouvrage. Il ne comportera pas de photo, donc avis préalable. Je souhaite qu’il soit ouvert à l’ensemble des abonnés au site, en hommage et gratitude, et non aux seuls contributeurs de ce cycle d’été (gratitude aussi, même si j’ai ramé pour suivre le rythme, quelquefois !). Ouvert aussi, sans contrainte d’abonnement bien sûr, aux étudiants Cergy (EnsaPC/UCP) qui souhaiteraient se joindre !

Donc bienvenue à vous, les blogueurs et auteurs abonnés à mon site, bienvenue à celles et ceux qui nous rejoindront les jours à venir, le compagnonnage sera pour longtemps !

Comme pour les propositions précédentes, je mettrai en ligne à mesure, ce qui vous permettra d’interagir avec les textes qui précèderont le vôtre : quelle ville inconnue cela désignera-t-il alors ? Utilisez l’espace commentaires (on pourra aussi envisager qu’ils soient repris dans le livre). Bien sûr, vous pourrez proposer, à la toute fin, une version relue et affinée de votre texte.

Soyez audacieux dans la forme. Que chaque texte soit une recherche, et pas simplement monter le volume de la radio littéraire de service, mais pour ça je vous fais confiance. N’hésitez pas à accentuer ce qui fait votre signature. Soyez à l’écoute des textes des autres. Nota aussi : il s’agira d’un livre de récits en prose, pas de forme vers libre. Idem seront rejetés les textes avec allusion personnelle à ma très modeste personne et ses lieux d’habitation ! N’hésitez pas, par contre, à ce que cela fasse écho à des lieux ou situations évoqués dans vos textes précédents, ou que cela s’appuie sur des outils de géolocalisation – voir le majestueux Dreamlands Virtual TOur d’Olivier Hodasava, ou comment un lieu inconnu – rue, parking – peut être documenté avec hyper précision par Google Street View. Et passez ici relire, je rajouterai probablement quelques notes à mesure...

souvenirs d’aphorismes du vieux Malt Olbren, mon maître :

- le passé simple est réservé aux participants nés au XIXe siècle ;

- avant envoi de votre texte, le relire en enlevant un adjectif sur quatre, tout adjectif prévisible est un abandon de lecteur ;

Pour le choix de ce dont vous allez parler, désolé, je ne peux pas aider. Pour le reste... à vous d’écrire...

FB

l’ensemble des contributions est à lire ici
J’ajoute à titre perso :
- merci réviser vos typos avant envoi, pas sympa me faire passer 20’ dans un texte sur les guillemets, tirets courts, points qui manquent, mots collés après virgule etc.
- majuscules accentuées merci...
- utilisez le correcteur Antidote pour vérif, c’est un outil indispensable...
- « Tapataclac » : éviter les onomatopées, merci, ça passe très mal en imprimé ;
- un livre, 40 auteurs : éviter les lignes blanches, il faut compacifier l’intervention de chacun, pas de valeur différente pour les sauts de paragraphes, vous trouverez ici, notamment dans l’atelier de l’été 2015, des pistes pour penser le paragraphe comme unité et prendre au sérieux vos retours à la ligne.
- prenez le temps de laisser mûrir avant envoi, c’est pas des fruits de supermarché, on a 3 semaines, un texte il faut vivre avec.
- n’hésitez pas à vous corriger les uns les autres, ou réflexion sur construction, dialogues, précision – je peux facilement retransmettre les e-mails des uns aux autres ;
- last but not liste : il n’Y AURA PAS de notes de bas de pages !

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 8 septembre 2016
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Messages

  • je m’insurge, je rue dans les brancards, je trépigne : comment ça, pas de photo ? Eh bien, puisqu’il en est ainsi, j’en pose ici une (il s’agit d’un des lieux où vécut fin des années quarante un des héros de mon enfance) (enfin c’est moi qui l’imagine) (pour l’étage, on attendra un moment, mais il n’est pas certain ni avéré qu’il s’agira de celle-là pour le #8) (je ne crois pas, mais on ne sait jamais) (encore que). Pas de photo ? Non mais mais eh...
     :°)

  • (plusieurs années plus tard (années 70 et 80 jusqu’à sa mort) il vécut là - il installa sa mère dans un studio qui donnait sur la cour de l’immeuble mitoyen, avant qu’elle ne rejoigne sa fille - sa soeur donc, mais aussi ma mère - dans le 7 au 4 de la rue - ici était immense sur la place donnaient la chambre (grande comme la moitié de mon appartement désormais en cendres) un salon - mon appartement cendré - une pièce plus son bureau - idem- puis, vers l’arrière, la cuisine donnait sur une salle à manger aveugle -on mangeait, si l’on mangeait là, à la cuisine- puis un couloir desservait un dressing aux dimensions idoines -ou komak, c’est comme on veut - jouxtant une salle de bain, laquelle voisinait un escalier qui montait aux communs, trois ou quatre pièces, dont l’une donnait sur l’escalier, où j’ai passé quelques nuits, à l’été soixante douze)

  • Bonsoir,
    je m’aperçois que je ne suis pas tout à fait seule à tenter de pénétrer dans ces maisons inconnues sur la pointe des pieds....
    ça fait un peu peur quand même de savoir qu’on va - peut-être - être publiés...mais ça fait un immense plaisir aussi.
    merci François Bon !
    Seulement voilà, faut s’y mettre. C’est ce que j’ai fait et me voici à la tête de quatre pages..... Je laisse mijoter encore pour que ça réduise.
    je voulais savoir si il y a un nombre de pages, de mots, de lignes à ne pas dépasser svp ? je pense aux autres participants.
    j’ai vraiment hâte de vous lire.
    bonsoir
    françoise

  • Merci aussi pour cette découverte merveilleuse : le roi Cophetua ! Quel beau texte !!!!

  • Tout pareil que Françoise à propos du roi Cophetua ! Pas dessus le marché, ça m’a donné envie de relire Poe...

    Ici aussi, ça mûrit...

    À titre personnel, cette série d’ateliers m’aura autant permis de travailler l’écriture que de découvrir des textes inconnus (de moi, je précise au cas où...). Et c’est jubilatoire ! (ce que ne fait certes pas plaisir à ma pile à lire qui contient pas loin d’une centaine d’ouvrages...)

    Bonne écriture à tous !

  • C’est pour moi le texte le plus étrange que j’ai eu a écrire pour cet atelier. Écrit à la fois plus vite (enfin c’est très relatif... on va dire, moins lentement) que d’habitude, mais aussi dans un flou presque total. Parce que, justement, il est à inscrire dans un tout livresque qu’on ne connaît pas, il opère une mise en abîme qui nous oblige à entrer dans des textes inconnus. Difficile et déroutant.

  • Affreusement déroutant mais justement, obligés de prendre une route, qui devient comme toujours pour moi une allée de traverse , plus encore que les autres fois. J’espère que ça ira. ça mûrit fort. l’errance et la demeure.
    A la joie de vous lire.
    Catherine

  • dans les années précédentes, il avait coutume de rire, et de toujours rire, il avait fait venir sa mère et son père (un e photo le montre sur le balcon, regardant les bateaux), il avait aussi des relations, il me semble, avec un de ses cousins (le frère de celle qui vient de mourir, il y a quelques jours), il vivait au deuxième ici ou l’immeuble dà côté, face au lac, quel genre de travail ourdissait-il , une banque, des relations immobilières, des chalets en construction dans la montagne au loin, à quelques heures de route et une fondue savoyarde, quelques vacances soixante deux, je crois savoir, je sais que le coin de la petite rue qu’on voit là au fond bord cadre à droite donnait sur le supermarché migros, c’est la rue du Lac, je sais aussi que j’aime beaucoup lorsque la capture fait état de celle-ci qui marche et de cette blonde dans sa voiture noir - "l’audi de son mari" comme dit la chanson qui fait aussi "en blonde j’ai des lacunes" ce n’était pas ce temps-là, c’était plus celui de Charles Aznavour et son "tu te laisses aller" ("j’aimerai que tout contre mon coeur tu te laisses aller tu te laisses aller" disait-il de sa voix cassée)(faudrait savoir disions-nous en riant)

  • une maison qui s’est imposée mais est trop de bords de ville, si bord qu’en dehors et puis sais pas ce qui va venir et Giono mais devait être une broderie de mon crâne sur mes souvenirs de lecture
    attends de voir ce qui s’écrit au risque d’en être découragée (sourire)

  • J’ai commencé de vous lire pour me donner du courage ! L’écriture est en marche mais il faut laisser reposer un peu...
    Et le bonheur de relire Gracq !

  • (le truc a changé, et s’est transformé) il n’a pas arrêté de toute sa vie de voyager, mais surtout en Afrique (il était comme le bras d’un potentat - c’est ce que je crois, et je ne crois pas qu’il puisse y avoir quelqu’un pour m’en dissuader) seulement, en Afrique (comme on sait) point de robot donc il a bien fallu que l’imagination prenne le pouvoir, et c’est tombé sur Chicago (sans doute pour CTA que j’écoutais alors, vers la fin des années soixante) je suis tombé sur ça (mon sang n’a fait qu’un tour, et Orson Wells est venu me le murmurer à l’oreille) j’ai regardé un peu autour, il y avait là cet immeuble (je le pose demain), et puis après tout j’en ai eu ma claque, je me suis lancé dans une histoire sans lien, sans attache, sans trop de relation avec "Rosemary’s baby" (Roman Polanski, 1968) (encore que) mais plutôt beaucoup avec "The Shining" (Stanley Kubrick, 1980)

  • Craquement d’une pesante commode, ébullition de sève à la cassure des branches qui brûlaient ou fuite d’une gouttière jetée contre le mur en long fouet d’eau : divers bruits dont l’observation habituée m’indiquait pourtant le sens, rendaient toujours possible que s’entrouvrît sous le salon le parquet aux énormes clous, cette face cirée d’un ailleurs contre quoi je posais l’oreille.
    Jean-Loup Trassard - un miroir taillé à la hache - Des cours d’eau peu considérables

    pourquoi c’est si difficile l’économie ?....
    je regrette, pour ma part, d’avoir eu besoin de tant de mots pour tourner autour de ce que j’avais à écrire ... Mais, c’est aussi une piste à suivre pour d’autres textes ou, même celui-là, à reprendre, plus tard.
    merci pour tous les vôtres
    françoise

  • Stephen Urani, je me pose une question : à part le fait qu’il le voyait sur son banc lorsqu’il allait visiter la tante et l’oncle, est-ce qu’il y a un lien que je n’ai pas saisi entre le narrateur et le petit vieux ? Je le trouve sacrément culotté d’aller visiter la maison du présumé mort ;-) (on ne sait jamais, je suis optimiste)

  • "prenez le temps de laisser mûrir avant envoi, c’est pas des fruits de supermarché, on a 3 semaines, un texte il faut vivre avec."

    Arfff... La tentation était trop forte, je confesse... Le pire c’est que, une fois écrit et expédié, ça continue à mûrir. J’ai une excuse (vaguement légitime) car j’avoue avoir été influencé par la possibilité de rectifier le tir avant la date butoir...

    Philippe Castelneau, je me demandais si les répétitions et redondances ("La forme ne bougeait pas"."La forme ne bougea pas", mais il y en a d’autres, comme avec le jour qui se lève dans le dernier paragraphe) avait un but précis ? Un synonyme ou une périphrase ne permettrait pas d’enrichir un peu le texte ?

  • ça se confirme : ça se passe aux US (on s’en fout, OSEF c’est vrai mais enfin, quand même) (je ne sais pas exactement s’il y a jamais été, mais je crois que ça n’importe pas) (j’ai comme la sensation de revenir aux fondamentaux - comme disent mes pathétiques contemporains - ils sont pathétiques, oui - le journal, je veux dire)

  • (j’en flanque deux, ce n’est pas que je veuille intervenir mais simplement pour mettre au courant des avancées) (pas réussi à choisir non plus, dans le même temps, le même élan : il y a un truc qui s’appelle le Loop dans cette ville) (toute ma jeunesse et l’école Park Burgess Wirth et toute la clique, ici Isaac Joseph et Yves Grafmeyer, enfin aussi)(c’est le même hôtel sans doute, là, d’un peu plus loin)(et aussi Eliott Ness et Al Capone)

  • Bonsoir, De mon côté, ça ne mûrit pas tellement ! j’erre de maison en maison, je rentre et je sors, ça va du chalet en bois modern style, à la folie néo classique en désuétude, en passant par la cabane à la Walden, je regarde les maisons de mon quartier l’oeil torve, rien ne se déclenche vraiment ; est-ce la "publcation" qui me bloque... :) ?
    L’énigme du jour, par contre, c’est que toutes les contributions à cette proposition 9 ont disparu de mon écran. Je ne crois pas que ce soit un caprice de mon ordi... c’est très mystérieux. Suis-je la seule dans mon cas ?

  • Les textes sont arrivés ici : http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4364 !

    Bonne cogitation, Béatrice ! Il faut parfois d’un rien pour que ça se débloque.

  • @Stewen : j’aime bien les répétitions. Je trouvais en écrivant que cela donnait un certain rythme au texte qui me convenait. Je prends note cependant de votre remarque pour une relecture prochaine.

  • Philippe Castelneau, ma question précédente n’était peut-être pas très pertinente... Lors de ma première lecture, j’ai trop lu avec les yeux, pas assez avec les oreilles ! Et d’un coup, paf, c’est beaucoup mieux (comme quoi, il suffit de pas grand chose).

  • donc l’hôtel est là (je ne sais comment les choses se font : sans doute, des réminiscences des volontés des vingt ans, un livre policier et populaire, quelque chose comme ça) c’est l’Intercontinental de Chicago, chambre à 200 dollars la nuit (il y a quelques années (ça commence à 2, c’était fin 2013), j’ai eu l’audace de tenter de participer à ce qu’on nomme massive online open course, soit cours ouvert et massif en ligne - COMEL stu veux voir-MOOC si tu préfères- où les choses étaient appréciées par la multitude des élèves - qui n’étaient pas des élèves mais des pairs, tu vois le registre - lesquels parfois ne se gênaient pas pour incendier un topique quelconque d’un quelconque de leur -donc- pair : j’en ai ressenti un profond dégoût bien que l’idée du COMEL soit, disons, plutôt féconde ; l’usage en est perverti parce que la distinction qu’il y a entre enseignant et enseigné est floue, floutée, viciée un peu comme ce que le robot (spécial dédicace au Chasse-Clou qui l’agonis) fait les visages plus ou moins humains) (j’ai ressenti un peu la même outrecuidance en atelier d’écriture où, parfois, certains participants se font les porte-parole de leurs fantasmes ou de leurs projections, puisqu’il est connu que personne que soi n’en parle mieux, quoi qu’il dise) (je parle de moi, certes) (et je continue d’explorer ce qui fait que, dans la seconde photographie, le projet des années cinquante s’est transformé en ce que c’est devenu et que je peine à poster comme on voit par ailleurs)

  • ici la rue Castiglione, Paris 1, le même (mais il ne s’appelle plus ainsi de nos jours, racheté par une chaîne à capitaux probablement US ou chinois ou qu’est-ce que j’en sais) où ils allaient ensemble boire un verre, en fin d’après-midi (à l’intérieur se trouve un jardin d’hiver agréablement fréquenté, hu) comme ils étaient voisins, ça aidait, déjà, et comme ils travaillaient aussi dans le même bureau (le sien, qui était situé en face, au sixième - mais je n’y fus jamais : elle y était dactylo facturière) ça créait des liens (d’autant que, de plus, ils étaient frère et soeur) (l’enflure des ors de l’entrée n’a d’égale que la posture du portier) (le robot capture très régulièrement des hasards que jamais nous ne pourrions avoir la chance de percevoir : voilà en quoi on l’aime, bien qu’il ne soit que mécanique)

  • c’était le lendemain, ou le surlendemain de l’enterrement, on avait été acheter boulevard haussmann ? rue de provence ? l’avant-veille un pantalon gris et une chemise noire on avait été à Montmartre vers midi puis au bois de boulogne (le genre de café ignoble service onctueux obséquieux - cas de le dire - saloperie gants blancs costumes noirs cols cassés à vomir cognacs jardin pour chasser les goules tu sais), un autre jour donc, surlendemain et dans ce restaurant, le midi, le type qui joue quand même du violon, un autre balalaïka, oublier la disparition, mémoire des lieux, six à table, lui et ses grosses lunettes noires, elle désormais veuve et nous autres orphelins, pratiquement, déjeuner, un jour de juillet

  • En partage, lecture en résonance :

    Entrant dans une maison vide
    il m’est arrivé d’y fumer
    Uniquement hélas parce que j’avais envie d’être seul

    ISHIKAWA TAKUBOKU, Une poignée de sable, traduit par Yves-Marie Allioux, Editions Philippe Picquier, 2016

  • à un moment, je crois bien que mon frère y vécut - il y avait là un studio qu’il lui prêtait - au 6° ou au 7°, ça donnait sur le boulevard, je ne sais plus je n’y suis jamais allé - ou alors c’est envahi par les nuages du temps - je ne sais plus - je crois que c’était avant son appartement rue Turgot rez-de-chaussée avec D - et à son retour d’Italie si je ne m’abuse à moins que ce ne soit après Konstanz - la femme de Dieu, comme chacun sait, surtout lorsqu’elle est grande - ce sont des choses du brouillard, les années soixante dix (je continue ici jusqu’au 29 - c’est jeudi jte ferais dire - et ensuite je n’ai plus de discipline) (du même ordre que le père d’Anne M. qui acheta l’appartement au troisième au dessus du sex shop de la rue de la Gaieté - une autre affaire que je n’entame pas)(on recommencera sans doute avec le #10, qui sait volodine ?)

  • (c’est arrivé hier, et comme je continue pourtant à explorer ces maisons inconnues, ici le compteur convient, on le voit tel qu’en lui-même depuis bientôt onze mois) (le reste des débris est parti) (samedi en passant devant la rue par le faubourg, j’ai vu qu’on avait ôté les palissades qui ont servi de décharge provisoire pour enlever gravats et autres déblais) (maison brûlée, je me retourne, dans le grenier ma fille a déposé quelques livres, puis a pris aussi quelques pull-overs, les a lavés) (on s’attend à quelque chose, mais il ne se passe rien : qu’est-ce qu’on va faire, qu’est-ce qu’on va devenir on n’en sait rien, n’importe c’est le 28 septembre et on ne lâche rien)

  • Je signale l’existence d’un film que j’aime et connais bien,
    Rendez-Vous à Bray, du grand mais trop peu connu André Delvaux.
    C’est l’adaptation du Roi Cophetua.
    Avec Mathieu Carrière et Anna Karina.
    Ça tombe bien, le film existe ici :

    Voir en ligne : Rendez-vous à Bray

  • alors on en termine (on remercie pour le film "Rendez-vous à Bray" d’André Delvaux qu’on aime) pour une fois faire l’inverse pour la photo (elle est ici mais sera là-bas demain) (de toutes les manières cet ange-là est déjà au petit journal), les choses changent, l’atelier d’été comme la saison s’en va, on voit comment les choses se passent ? On voit et on continue, voilà tout... encore merci hein...

  • (apparemment, le truc est prolongé jusqu’à la fin de cette semaine (si j’ai bien suivi) (mais j’ai bien suivi) y a-t-il une raison de cesser ? Je crois que non. Donc, continuons sur le sujet) lors de cette évidence-ci (je parle du #9 de l’atelier) j’ai changé le bazar de genre comme à l’accoutumée (enfin un peu) et j’ai ôté tout ce qui au début faisait du point de vue un type différent (quelle est la différence qui fait se rejoindre type genre et catégorie ? Inutile de demander au pape) et les choses se sont transformées en ce qu’elles sont devenues (les textes sont de plus en plus nombreux ; longs peut-être il faudrait qu’on voie, et pratiquer un retour réflexif sur l’objet - ça nous nous sera de rien, mais c’est une bonne question : la publication aide-t-elle au délayage ? à la diffusion ? à l’expansion ?) (je ne sais pas quoi poser comme image, ça va se faire par hasard - lequel est très voisin du destin - c’est tombé sur le papillon de la maison(s)témoin) (si on veut le retrouver, il faudra explorer les visites virtuelles qui en sont une nouvelle -disons- rubrique - à brac certes)

  • (le quartier que j’habite ne m’est d’aucune sympathie - entre les juifs orthodoxes aux moeurs phallocratiques en diable - elles emperruquées eux chapeaux calottes et j’en passe - et les intermittents du spectacle - tatoués ou percés ou encanaillés lunettes soleil spray jeans troués ou ptites robes sympas - jte jure qu’il faut quand même rester calme et serein)(le journal a quand même repris le dessus, tu vois) alors dans la rue de Flandre mes autres contemporains s’ingénient à me tourner le dos (les maisons que j’y côtoie ne me sont de rien)

  • (ça me fait souvenir de la rubrique "ça c’est Paris" - le travail ici est tellement plus simple) mais je continue quand même à me tenir, ne rien lâcher, trouver le monde idiot et drôle, les gens rigolos ou complètement cons (y’a un type tout à l’heure qui incendiait son portable qui ne lui avait rien fait pratiquement, sur la rue : "non mais tu te fous de ma gueule, tu es où ?" (la classe dans toute sa splendeur : à qui peut-on parler de la sorte ?) oui, on ne sait pas, on n’en sait rien, lui même si ça se trouve ne sait pas mieux où il se trouve, le monde est là, différent, souple, idiot, amusant et la clémence des éléments, cet automne, est démentie tôt le matin (on se pèle grâââve quand même hein)

  • (en même temps il y avait un chantier dans le petit journal)(là on est en train de refaire complètement cette maisonnette - on a intégré une terrasse au premier qui donne sur le jardin sur l’arrière)(le type qui vient, je ne le connais pas - regard caméra sourire il est content tu remarqueras - moi je fatigue comme d’habitude, ça doit être les soixante trois balais ça)

  • (back to black) (ça se termine, y’en aura une cinquantaine - putain j’ai pas tout lu) (ça se termine ici, le métro s’en va au hasard vers son destin sud nord fini les maisons inconnues) (cette photo dédiée à ana nb et à l’hôte d’atelier d’été) (la chanson, c’est pour moi) (fait trop froid)

  • le texte est parti hier soir, en dernière minute. J’ai eu du mal à sortir le truc, pourtant le lieu évoqué me hante de longue date. J’ai toujours un peu cette frousse toute bête d’un possible jugement type rendu de copie de lycée. Comme quoi, ça reste vachement encré profond, ces craintes là...

    Voir en ligne : http://lesdetinataireseclaires.fr

  • c’est une toile capturée (de loin, à travers une vitre avec le zoom merdik du telpor) dans un salon de coiffure ou quelque chose - sans doute pas une galerie - rue rambuteau ptête bien - paris 4 - on la pose ici pour l’avant dernière occurrence - on a gardé une photo reflet pour demain - de cette résurgence du petit journal (le #9 est, pour ma part, assez éloigné des consignes : j’ai vaguement l’impression que la maison inconnue fait figure de décor dans une autre histoire, laquelle pourrait, finalement, tout aussi bien avoir eu lieu ailleurs) (peut-être pas c’est difficile à dire mais au départ il y avait un couple homme/femme, un peu comme dans le #6 ou#7 où le transformisme a joué comme une sorte de cachette)

  • (un reflet pour remercier de cette session féconde, semble-t-il...) (rue Crozatier, Paris 12)

  • Une belle et envoûtante promenade dans les textes de cette proposition 9 par Brigitte ici. Merci pour tout ça !