Je suis debout, les mains sur le bastingage, les yeux tournés vers le port de cette île. Je regarde la trainée d’écume qui longe le bateau, le ciel est rouge, rose teinté de trainées qui traversent le ciel. Je me souviens de ces moments précieux à vivre, vivre le jour, vivre la nuit parfois, nageant au petit matin dans l’eau bleu de la méditerranée. Je prends le temps de regarder la rive s’éloigner, pour laisser les souvenirs émerger, le ciel est rouge intense, fatiguée, je quitte le pont pour retrouver ma cabine, allongée sur le lit j’aperçois le ciel qui s’assombrit peu à peu…………………………………………………………;
Le ciel est rouge, le bateau s’éloigne doucement, lentement au fil de l’eau, eau calme du soir, celle dont on dit qu’elle est une mer d’huile. J’ai dormi à la belle étoile, j’ai dormi au bord de l’eau, chez des amis, en montagne sous une tente, dans une bergerie, marché le lendemain pour atteindre le sommet, le brouillard intense m’oblige à rebrousser chemin. Je m’ essouffle………………………………………………………………
Le brouillard intense m’oblige à rebrousser chemin, la nuit tombe de plus en plus. L’obscurité m’entoure à présent. L’envie de dormir est là. Dormir, ne plus penser, ne plus réfléchir. Dormir, pour ne plus sentir l’éloignement. S’allonger en écoutant le moteur lointain du bateau, sentir les mouvements et se laisser bercer………………