A propos de Emmanuelle Cordoliani

Joue, écrit, enseigne, met en scène et raconte des histoires. Elle a été décorée par Beaumarchais ( c'est un raccourci mais pas une usurpation ) et elle travaille avec la même équipe artistique depuis des lustres ( le Café Europa ) ce qui fait sa fierté et sa joie. Voir et explorer son site emmanuellecordoliani.com

Aux Vacillantes ( 2 )

ParfoisLa nuitTrébucheUn corpsDrapéDe noirEn chuteVoltige Un instantLui suffitPour tomberSur les ruesDes baraquesAlors videsDe court prisesPiégées Car piègeusesCes nuits de lamesSont un clin d’oeilLeur paupièreSitôt ferméePeut grand s’ouvrirSans crier gareEt bas les masques La foule fiévreuseTout électriséePar la circonstanceRare et dangereuseElle est apparueComme issue des mursNée du sable mêmeUne masse insecte Si dans un grognementEntre deux rêves lourdsL’oeil du jour s’entrouvrait Continuer la lectureAux Vacillantes ( 2 )

Aux Vacillantes

De jourOuvertAux VentsMais videPoussière Soleil Sans ombre : Fantôme Pas un gardePas un sonFors le ventDans ces ruesInventéesIl chuchoteSur les tracesOubliées La nuit d’avantPar une foule— Un vantail claque —InconcevableDans ce désertBrûlé à l’osFoulant ce solDe cartilage Une étoile piqueLe ciel violetLes marchands se montrentLes commis les suiventEt les vas-y-direLes rideaux de ferLes stores de boisGrincent dans le soir À Continuer la lectureAux Vacillantes

Petit registre

Du jazz, un mobilier blanc design, des roses en bouquet rond, deux petites tables basses dodécagonales marquetées, des protège-revues en plastique bleu masquent les titres, un sol gris en béton ciré, un ascenseur translucide, 1% culturel d’un tableau d’affiches déchirées dévoilant un mur moisi, une discrète orchidée violette, l’extérieur déformé par le sablage des vitres anciennes, dentelles floues et végétale Continuer la lecturePetit registre

Entre la #2

Hier j’ai écrit une ligne au sujet de mon amie Catherine et de sa mère — je m’aperçois que j’écris encore ici pour être lue : explicative “ mon amie Catherine ” . Quel chemin pour arriver au dénuement que j’espère… et en même temps jusqu’où est-il possible ? Il ne resterait plus que des dates, des initiales, quelques mots Continuer la lectureEntre la #2

Ceci n’est pas la #7

Depuis le 13 décembre 2018, je tiens le Journal d’un mot.Chaque jour, un mot. Un projet laconique répertorié par anticipation dans un corpus semi-fictionnel : Les Écrits-Traces de la Chenille, dont on répertorie la première mention dans La Frontière close & ouverte ( Tiers-Livre / Atelier d’été 2018 ). Donner corps à un pied de nez que je me faisais Continuer la lectureCeci n’est pas la #7

Il ertenef elle #6

vue imprenable sur tout Paris en plan dans la chambre d’un mourant homme encore jeune qui sait qu’il sait en sapiens sapiens qu’il ne passera pas l’été cet été ce qui passe c’est le temps à la vitesse supersonique des avions de chasse qui passent et repassent à l’entraînement des festivités du 14 Juillet  Patrouille de France mais trouille personnelle Continuer la lectureIl ertenef elle #6

Vestiaire | Affinités | #4

Un temple. Il barre la route. Il détache le ciel de la terre. Une inscription sibylline à son fronton bleu. Une écriture, pas de sens. Douze jambes de bétons gris cassées en angle droit sitôt qu’elles touchent le sol. Ici tout est Sphynge. Il faut en passer par les oracles de verres et d’acier qui guettent à chaque entrée. Alentours, sacrifices fumants Continuer la lectureVestiaire | Affinités | #4

SABLE | métier #3

JOUR #1  Sable. En avoir un grain et puis plusieurs. Un nombre limité. Numerus clausus. Pour tenir tous les déserts dans sa main. Petites perles ratées. Déchetterie, invendus de la cristallerie de Liège — un nom à retrouver  —. Un flacon de verre fermé par un bouchon en liège. Une bande de couleur. Une bande de transparence. 2/3, 1/3 Beach Continuer la lectureSABLE | métier #3