#LVME #02 | duo avec fibre

A l’étage, on a sonné. Deux hommes en sweats à capuches. Avant eux, le bruit d’une perceuse à percussion a déjà fait vibrer le béton quelque part dans le bâtiment, difficile de localiser le bruit, de savoir à quoi il correspond. Mais là, les deux hommes, tenant une perceuse, un escabeau et d’autres instruments, se présentent : pas de doute, Continuer la lecture#LVME #02 | duo avec fibre

roman maison #02/14# | l’homme de passage ou la femme

Son visage de jeune femme maquillée œil de biche capte la lumière de l’écran de l’interphone les cheveux tirés en queue de cheval dévoile une nuque déterminée… elle traverse l’espace avec assurance vêtue d’un pantalon de camouflage ajusté et d’un teeshirt Realift et se dirige vers l’armoire technique de l’ascenseur en panne. Arrivée devant, elle sort une clé singulière en Continuer la lectureroman maison #02/14# | l’homme de passage ou la femme

#LVME #01 | A sept heures cinquante, comme chaque lundi, tout recommencera

A sept heures cinquante, comme chaque lundi, tout recommencera, mais pour l’instant tout est calme. La lumière rasante du soleil d’hiver révèle peu à peu la grande structure métallique surmontée d’une sorte d’aile qui pourrait aussi faire penser à un navire. Des ombres commencent à franchir la grille d’entrée qui donne sur la esplanade légèrement pentue, qui mène à l’entrée Continuer la lecture#LVME #01 | A sept heures cinquante, comme chaque lundi, tout recommencera

#LVME #02 l un homme de passage

Peut-être qu’il est là, dans l’embrasure de la porte du sept. Peut-être que, malgré tous ses efforts pour se fondre dans le décor, la petite fille du quatrième le voit, sans comprendre, avec cette légèreté étrange qu’ont les enfants quand ils frôlent l’invisible. Il avance. Ou plutôt, il suit. Le rythme, c’est celui d’un autre. Peut-être qu’à force de marcher Continuer la lecture#LVME #02 l un homme de passage

les mardis #09 / A l’encre

En plein jour, un étrange dessin à l’encre, de maison en colombage blanc et bois. Puis des tâches de toitures de chaumes jaunes et brunâtres sur leur contour par le vieillissement et les pluies diluviennes qui n’en finissent pas de pourrir la matière. Les toits ne sèchent pas et les rayons de soleil sont absorbés par l’eau qui s’écoule en Continuer la lectureles mardis #09 / A l’encre

#LVME #02 l comme à chaque fois

En tenue jaune fluo de la tête aux pieds, le tronc sanglé dans un gilet orange tout aussi fluo, à trois mètres du bâtiment des sanitaires, à côté des douze marches qui mènent aux terrains de pétanque, un ouvrier communal poireaute au volant d’un imposant camion poubelle, moteur en marche, dans un froid comme on n’en a plus connu depuis Continuer la lecture#LVME #02 l comme à chaque fois

#LVME #02 | Blanc Intact

La nuit dernière il a neigé. Dans sa loge surchauffée, la dame de l’accueil vaporise ses orchidées. Avec le froid dehors, l’hygiaphone est couvert de buée. Elle leur indique l’escalier à prendre, le couloir à longer. Il faut attendre face au bureau du fond. Le hall est vide et silencieux. Le carrelage, lavé à grandes eaux, brille. L’homme et le Continuer la lecture#LVME #02 | Blanc Intact

#LVME #02 | un autre et un autre encore

Il se pose au centre du cercle. Toujours par beau temps. Jamais quand il pleut. Régulier, à l’heure où le soleil est plein sud. Dans sa main gauche un calepin à spirale qui ne le quitte jamais, son carnet de croquis. Il patiente. Il observe. Il attend une risée sur la mer, le passage d’un milan dans le ciel, le Continuer la lecture#LVME #02 | un autre et un autre encore

# 10 Ecopoétique | Caillois, Minéral comme trace d’une vie

Une pierre plate sur laquelle il est écrit « Hautacam octobre 2019 », une roche plus grise que noire avec des veinules ocre indiquant une légère présence de fer dans le minéral. Il faut s’approcher pour les voir. Est-ce un gneiss ou un schiste ? Je ne sais plus, mes cours de pétrologie sont trop lointains, j’étale tout ce que j’ai oublié. J’ai Continuer la lecture# 10 Ecopoétique | Caillois, Minéral comme trace d’une vie

les mardis #08/ vue du phare

Version 1 Il a fini sa ronde , on le voit surveiller la rotation de la lentille . Tout fonctionne bien. Il y a une tempête qui démarre dans exactement trente minutes. Il se place dans sa cellule, il l’appelle comme ça. Car finalement un phare, c’est une prison perchée… on sait qu’il dort dans la pièce principale, ronde. Son Continuer la lectureles mardis #08/ vue du phare