#écopoétique #05-2 | l’infatigable invivable contre l’inestimable inhabitable

Bien sûr qu’ils diront que tout cela n’est qu’une affaire de cervelle en capilotade ! Que mon esprit, battu comme une crème épaisse, a perdu de sa vigueur, que mes pensées se diluent comme un vin coupé d’eau de vaisselle ! Mais voyons, qui sont-ils, ces doctes morveux qui tâteraient l’âme comme on tâte un melon ? Ils se rassurent, Continuer la lecture#écopoétique #05-2 | l’infatigable invivable contre l’inestimable inhabitable

#écopoétique #05 | L’infatigable misère sociale

L’infatigable misère sociale Il y a plein d’adjectifs pour la qualifier sans l’éradiquer. Pas besoin d’aller très loin autour pour la trouver. A la lisière de la capitale des Gaules Délimitée par le périphérique sud – est Elle ne se montre pas d’emblée hostile Elle se devine pourtant aux grappes de dealers Silhouettes fuyantes aux vêtements sombres Casquettes à capuche Continuer la lecture#écopoétique #05 | L’infatigable misère sociale

#écopoétiques #04 | les vendanges

Des vignes à perte de vue, ceps nus l’hiver, silhouette emmitouflée, les sarments pour le feu, dès septembre, chants, odeur du marc, grappes colorées de raisins, de femmes, d’hommes, d’enfants, les chevaux, les charrettes, les tracteurs, et fin octobre, après avoir travaillé pour un patron, revenir pour cueillir les derniers raisins, les retardataires, les gratuits, les démocratiques.  Continuer la lecture#écopoétiques #04 | les vendanges

#écopoétique #04 / Lubrizol 90’

Le rituel était immuable. Chaque matin, c’était caler les mousses orange de ses écouteurs par-dessus le bonnet, appuyer sur la touche Play du baladeur cassette, le glisser dans la poche. La musique crachait un punk-rock sauvage, ou sa version moderne grunge. Qu’importe, il fallait que ça crève les tympans. Il ne restait plus qu’à ouvrir la lourde et se mettre Continuer la lecture#écopoétique #04 / Lubrizol 90’

#écopoétique #03 | un jardin sur le néant

Jardin potager de la Ferme du bonheur Les jardins improbables – nés en terrain hostile ils ont réussi à surmonter d’innombrables obstacles pour être là, avec parfois quelques buddléias, ronces, chardons, quelques vergerettes du Canada, des graminées… Parfois une simple pousse de pissenlits coincée dans la fente entre le mur vertical d’un bâtiment et le commencement du trottoir, avec l’écoulement Continuer la lecture#écopoétique #03 | un jardin sur le néant

#anthologie #37  | Ransmayr |  la voilette

Je le vis ou plutôt le devinai ce visage à peine suggéré mystérieusement offert par cette voilette délicate, un voile de gaze légère qui jouait avec la lumière laissant entrevoir comme à travers un tamis fragile, les traits fins d’une figure lointaine. Elle révélait un équilibre subtil, une composition presque irréelle entre respectabilité et confort intime ; ce n’était pas une Continuer la lecture#anthologie #37  | Ransmayr |  la voilette

#écopoétique #02 | ce qui reste après leur passage

Le mieux c’est d’avoir des poules. Je les ai installées tout de suite. Enfin, le plus tôt possible. Parce qu’il fallait d’abord leur créer un enclos dans lequel il y aurait un grand chêne dans un angle pour l’ombre. Un enclos grillagé avec les bordures enfoncées profond dans la terre. Les prédateurs sont nombreux par ici, aptes à gratter pour Continuer la lecture#écopoétique #02 | ce qui reste après leur passage

#écopoétique #03 | L’ensauvagement utile

Il n’y a rien de plus infidèle qu’un jardin d’agrément et de plus ingrat qu’un jardin potager ! Cette réflexion ne vient pas d’un jardinier réel mais d’un contemplatif désireux de ne plus intervenir sur l’agencement de la Nature. Un sourire un peu las au coin de sa barbe hirsute, une cigarette plate roulée au coin des lèvres, il a Continuer la lecture#écopoétique #03 | L’ensauvagement utile

#écopoétique #01 la déprise

Peut-être la dernière récolte dans le vieux verger les arbres sont trop vieux et les fruits de seconde catégorie Quand il n’y aura plus ni champs, ni vergers, ni potagers resteront un temps les pelouses et les haies pour voir encore des gens s’occuper de ce qui pousse… Toujours trop vite et donne de la peine sans rien rapporter

écopoétique #03 | francis

Un matin de début d’automne météorologique, Jeanne sort du métro. Elle vient voir son médecin qui a déménagé pendant l’été. Devant elle, à à peine la largeur du trottoir, une plaque de rue banale : Avenue Georges Mandel. Ce qui la surprend, c’est qu’elle a dans son sac un livre qu’elle vient d’emprunter à la bibliothèque à l’autre bout de Continuer la lectureécopoétique #03 | francis