#écopoétique #06 | Pluies incessantes

Ô pluie incessante ! Impossible d’arrêter l’ écoulement de ton eau sur mes volets fermés J’entends encore et encore les larmes du ciel glisser tristement le long des gouttières. L’eau s’infiltre partout où le temps gelé casse et fissure, sans discontinuer, creusant les rides des façades Les gargouilles aux yeux exorbités vomissent un peu plus d’eau chaque jour, tombent des frontons Continuer la lecture#écopoétique #06 | Pluies incessantes

les mardis #02 | Perec, porte fantôme

Dans ton souvenir, la porte n’est plus. Elle a disparu. Pourtant, tu l’as franchie ce soir-là. Une fois la porte ouverte, tu as posé le pied sur le seuil gris cimenté encore tout tiède dans le soir d’été. Pour retrouver la porte, il faudrait retrouver la photographie de cet autre jour. Ta sœur déguisée et maquillée, assise sur le seuil Continuer la lectureles mardis #02 | Perec, porte fantôme

les mardis #01 | Perec, dormir en mouvement

dans le noir de l’avant l’aube et le demi-sommeil du départ en vacances transbahutée dans les bras de mon père déposée à l’arrière du camping-car les rêves bientôt striés de réverbères dans la fente ajourée du rideau à pression, et sous la joue le rêche de la couverture et le frais de la nuit qui fait s’enfoncer un peu plus Continuer la lectureles mardis #01 | Perec, dormir en mouvement

#mardis #02 | Pourquoi?

27 rue Henri Martin, trottoir étroit, immeuble d’angle, une marche, basse, étroite, ordinaire, une porte. Marron. Marronasse. La couleur fanée par le soleil de la rue étroite, sombre, humide. Soleil têtu il a fallu. Il a le temps le soleil. Peinture fanée, écaillée. De l’ongle, ongle court, suivre les pelures de peinture, les stries, fentes, doucement, peinture déjà assez écaillée. Porte d’un immeuble ordinaire, avec motifs toutefois. Des rectangles bizutés, des strates de bois, de rectangles dans des rectangles. Les compter? Pourquoi? Continuer la lecture#mardis #02 | Pourquoi?

#mardis #02 | Témoin de vies

Observatrice silencieuse du passé, elle porte encore les traces des griffes du chien refusant d’être laissé seul dehors ou cherchant désespérément à sortir quand la maison était vide. Ces marques, gravées dans le bois massif, racontent l’histoire d’un lien entre l’animal et les habitants de la maison que la porte entravait à peine. D’une beauté rustique, elle témoigne d’une autre Continuer la lecture#mardis #02 | Témoin de vies

ateliers : le cycle #écopoétique, les mardis

les mardisUn nouvel horaire légèrement décalé, un accès direct au lien de chaque semaine (pas d’inscription préalable), mais surtout la possibilité de publier et partager ici même les textes produits dans ce cycle, en version révisée… Voir détail ici sur la page avec sommaire. vers une écopoétiqueNous voilà de nouveau en terrain très neuf pour un cycle dont le thème Continuer la lectureateliers : le cycle #écopoétique, les mardis