#construire #06 | poussières, avec Marianne Alphant

• téléchargement des docs d’appui sur Patreon (page fixe tout le temps du cycle) ; • sommaire général du cycle #construire; • sommaire général des cycles, s’inscrire, publier vos contributions; #06 | poussières, avec Marianne Alphant Point commun avec la #05 : en parlant de l’oeil intérieur, ou de «l’oeil derrière l’oeil», le récit se focalisait non pas sur le réel reconstruit par la Continuer la lecture#construire #06 | poussières, avec Marianne Alphant

#construire #05 | Où avais-je les yeux ?

Je regarde Paris à travers l’oeil des concurrents du concours « c’était Paris en 1970″. D’assez mauvaises photos d’amateurs, mais qu’il est facile de resituer dans les rues de Paris d’aujourd’hui quasiment à l’adresse exacte de la prise de vue. Photographié 8 fois l »immeuble où j’habitais à la naissance de ma fille est à l’honneur dans le petit carré de plan Continuer la lecture#construire #05 | Où avais-je les yeux ?

#construire #05 | Voir

Voir se dessiner le trajet de la première note, toujours une surprise bien qu’on l’attende avec crainte à chaque moment du jour ou de la nuit, douce avant une lente montée vers les aigus. Elle s’amplifie pour se stabiliser en un hurlement qui sature tout l’air, empêche de respirer. Inoffensive sirène. Voir la peur envahir le corps dans la nuit. Continuer la lecture#construire #05 | Voir

#construire #05 | Disposition de l’oeil

Là, c’est au centre. Ça s’étale. L’horizon et des lignes de fuite. L’horizon n’est que ligne de fuite. Des lignes de fuites qui dévalent les unes sur les autres. Il fait nuit et tout est sombre dans un dégradé de gris, de noir, de bleu. Des lignes de fuite vertes qui s’étendent et se déversent soudainement dans une mer noire Continuer la lecture#construire #05 | Disposition de l’oeil

#construire #05 | Flou

C’est l’œil sans prothèse. Il scrute mais ne peut s’accrocher aux langues de feu qui s’agitent devant lui. C’est lui qui voit ce que personne d’autre ne peut concevoir. Des écailles rougies, des lamelles montantes, un amalgame de faisceaux et l’entour qui n’est plus. C’est l’œil durci par la myopie quand tout vacille, s’entrelace et se trouble, et ce sont Continuer la lecture#construire #05 | Flou

#construire #01 | ça a débuté comme ça avec les nuages

On raconte que ça a débuté comme ça avec les nuages. On raconte qu’un jour elle a visité une exposition intitulée 4543 milliards, sous-titrée la question de la matière interroge le rapport entre l’histoire d’une œuvre et les grands récits de la Terre au musée d’art contemporain de Bordeaux. On raconte qu’elle est restée pendant des heures dans la salle Continuer la lecture#construire #01 | ça a débuté comme ça avec les nuages

#construire #05 | Parallèles

Parallèles, les ombres des arbres couchées sur la route, lignes épaisses qui avancent devant ton œil quand tes pas te font avancer. Des lignes qui bougent avec toi et des lignes qui bougent seules, mais que tu ne vois pas bouger. Tes yeux voient le gris foncé sur le gris clair, les lignes d’arbres qui laissent une place au goudron Continuer la lecture#construire #05 | Parallèles

#construire #05 | l’oeil

Rectangle de plâtre, épais, étalé, rugueux. Agresse l’oeil. Le pique. L’écorche. Des sillons tracés, griffés. Des rayures sombres boivent la peinture, aspirent le bleu, le délavent, le recrachent.  L’oeil le suit, le bleu, le perd. Triangle rouge, trace du doigt, large. Hésite, se reprend. Du jaune éclabousse l’oeil. Déborde du sillon. Devient soleil.  L’oeil s’approche de la lumière. Lumière qui Continuer la lecture#construire #05 | l’oeil

#construire #05 | Jo Clock

Chez Platon – Gravure de Ludwig Mack (de) d’après un dessin de Rudolf Lohbauer (de) représentant les trois juges des Enfers (1829). Entre le passage Dieu et l’impasse Satan, au hasard d’une pérégrination dans ta librairie de quartier, ce livre feuilleté. Ces nom et prénom – Jo Clock. Tu répètes ces deux monosyllabes, plusieurs fois, à haute voix – Jo Clock Continuer la lecture#construire #05 | Jo Clock

#construire #05 | Trois fragments d’œil

L’œil devine. Un parterre d’iris mauves piétiné par des pieds espiègles. Privé de récréation, l’œil pleure. A l’intérieur de la classe où il est retenu, l’enfant grimpe sur une chaise. Il se hisse sur la pointe des pieds. Il veut voir ce qui se passe dehors et pour cela, colle son nez contre la vitre. L’œil palpite. L’enfant aime la Continuer la lecture#construire #05 | Trois fragments d’œil