Ils disent tous la même histoire : Madison, personne ne se rend compte avant d’y venir. On est venu. Le lendemain matin ça semble très simple : la State Street toute droite avec le campus géant à un bout, le Capitole géant à l’autre bout, un lac de chaque côté, et côté campus ce chemin aménagé au long du Mendota qui permet sur 29 km une si belle ballade. La prégnance des étudiants ou bien, quand ça a une moyenne d’âge un coup plus haut, comme nous-mêmes, lourd à parier que c’est prof. Et (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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2013.10.31 | avoir connu Madison, Wisconsin
31 octobre 2013, par François Bon -
2013.10.29 | Chicago, on a détourné Picasso
29 octobre 2013, par François BonComment s’y est pris Picasso pour installer les 260 tonnes de sa Bête dans l’enclave de cette place carrée, la bibliothèque au fond, un immeuble de bureau noir qui lui sert de fond, la hauteur cubique dominant les rues à angle droit, et qu’elle apparaisse comme une conjuration de la ville ? Alors on vient voir le Picasso mais, ce dimanche après-midi, on ne s’attend pas à découvrir ce grouillement incessant d’enfants par dizaines, qui entrent dans le ventre de fer du monstre et s’en servent (…)
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2013.10.28 | de Chicago à Madison, l’autobus
28 octobre 2013, par François BonIl y a toujours aux US ce côté paradoxal d’énormes machines qui fonctionnent toutes seules, plus leur immense sens de la discipline, de la techno ultra présente, et d’une sorte de débrouille à échelle individuelle sans quoi aucun rouage ne fonctionnerait. Ainsi, facile de trouver l’information comme quoi le bus pour Madison se prend à la gare Amtrak, face à la gare principale, Union Station. Une fois arrivés à la gare, on descend, il n’y a que l’escalator, et dans la rue la masse de (…)
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2013.10.25 | Chicago pleine face
27 octobre 2013, par François BonPasser directement de l’aéroport à la fac, l’accueil d’Alison James, et puis cette salle au 8ème étage avec vue sur lac au loin, la taille de l’espace ici et ce pays immensément plat à l’infini. La dizaine de visages et qu’on se lance dans Perec. Enrager à se dire qu’on arriverait l’avant-veille, qu’on préparerait pour chaque atelier un minimum de notes écrites en anglais, et qu’on aurait la possibilité de les voir 3 ou 4 jours au lieu de juste une fois, on s’embarquerait déjà et qu’il y (…)
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2013.10.27 | Sausalito (sans savoir que tu y reviendrais si souvent)
27 octobre 2013, par François BonDe ce 24 octobre, qu’il n’était pas possible d’avoir fait tant de chemin sans prendre le temps de se faire happer par la ville, comme lente et calme, dans l’étonnante arborescence de ses crêtes. Et les fantômes là-haut des sixties en leur lieu, puis City Lights où il y a même du Blanchot (une des plus belles librairies que j’aie jamais vue nulle part), les lumières sur la baie, le ballet des porte-conteneurs et puis le ferry jusqu’à Sausalito, tomber sur cet étonnant ponton de rafiots (…)
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2013.10.27 | coucher à Berkeley
27 octobre 2013, par François BonDe ce 23 octobre, la première nuit en plein campus dans la guest house de Berkeley, ce fourmillement silencieux d’étudiants, de l’aube à tard la nuit, passant dans cet encombrement de bâtiments sans architecture, qu’on finit par s’y repérer. L’accueil de Tim Hampton, que Stiegler est toujours aussi fascinant. Et le professionnalisme US dans cette organisation de colloque.
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2013.10.22 | la première fois à San Francisco
27 octobre 2013, par François BonDe ce 22 octobre, après la majesté du survol des Rocheuses, la façon dont San Francisco vous prend en douceur, le grand tour en voiture avec Gilles Delcourt et voiture, quand on déboule tout en haut des rues en pente, la clamchowder et le Pacifique retrouvé, qu’on n’avait vu qu’à Tokyo, tout de l’autre côté. Et que le phénomène des costal clouds n’est pas une légende, même si ça se lève l’après-midi. Il faut surtout comprendre que, la première fois qu’on aborde une ville, on croit tout (…)
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2013.10.21 | au cimetière à Baltimore
27 octobre 2013, par François BonDe ce 21 octobre à Baltimore, bien sûr la visite avec Dereck Schilling à la tombe d’Edgar Allan Poe, et avoir apporté exprès de France mon vieux Pléiade (mon premier Pléiade) pour le poser là. Puis Lexington Market, la Peabody Library. Les types sans boulot qui sont là dans la rue. Mais c’est beau, Baltimore.
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journal | valise mentale et vie automatique
19 octobre 2013, par François BonSavoir que le départ c’est demain, et qu’on a encore tant à faire. La valise cabine qu’on emporte c’est pas difficile : caser en gros les adaptateurs prise de courant, le chargeur appareil-photo et le câble USB pour l’ordi, la lecture et les confs c’est dans l’iPad, juste prendre les livres qui serviront dans les séances creative writing – shampoings et ces machins ce sera sur place, se racheter 3 fringues de rechange on trouvera bien un Old Navy sur la route à Madison. La valise mentale est (…)
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journal | quand le préfet dort
17 octobre 2013, par François BonÀ passer souvent sur la dalle qui longe la préfecture de Cergy, l’avantage de cette utopie architecturale – mais l’utopie est mort – qui devait rêver d’administration transparente. Selon les heures et les lumières, on arrive à attraper un par un, au zoom, les bureaux jusqu’au 4ème étage. Certains font des barricades de dossiers et cartons pour éviter qu’on les prenne pour des poissons rouges dans leur aquarium. Mais j’aime bien faire ça aux heures vides. Le poids bureaucrate est énorme en (…)