Chaque incursion aux US vous reprend cette sensation de quelque chose de très cru et violent, dans une taille au-delà de nos habitudes de taille, et la facilité pourtant à enclencher le contact à micro-échelle, la façon dont un micro-univers devient univers total. C’est ce que j’aime aussi dans l’art américain, et pas que chez Hopper. Ce matin, Institute of Fine Arts de Boston, un rendez-vous évidemment de même intensité que le MET de New York ou l’AGO de Toronto. Seulement voilà, pendant 2 (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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art floral
27 avril 2010, par François Bon -
2010.04.26 | iPad & matraquipadage
26 avril 2010, par François BonImpossible d’y échapper à Boston, aux arrêts de bus et pendues en tout format sur le jeu de cube des immeubles. Ce qui se confirme : objet de consommation du web, pas côté interactivité, on se ballade sur les contenus accessibles. Ça n’empêche pas ce qu’il y a d’assez époustouflant, depuis quelques semaines, à suivre l’apparition de toutes ces applications basées sur la géo-localisation ou la petite centrale à inertie des iPod Touch. Mais ils auront beau agrandir leur iPad en exposition de (…)
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fuckin’ beat
25 avril 2010, par François BonÉtrangeté montréalaise type ? Vendredi 23, 17h40, festival Métropolis Bleu, avec Alex Dulude, le technicien en chef, on a raccordé l’ordi au vidéo-projo et à la console son pour ma lecture Led Zep à 20h. Je lance un bout de QuickTime, répétition de John Bonham filmée au Kremlin-Bicêtre pour la télé française en 1969. A ce moment, une équipe de technicos rejoint Alex et son assistante, ils sont 4 gars grand gabarit comme ici, d’ailleurs tout à fait indifférents à ce qu’on prépare. Et bien (…)
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clé du casier
21 avril 2010, par François Bon« Et profitez bien de vos vacances. » C’est gentil, bien sûr, sauf que ça tombe mal : ce ne sont pas des vacances, qui commencent, mais simplement la fin d’une expérience, du moins sa fin calendaire et matérielle. Pour le reste, je n’imagine pas qu’une part des étudiants avec qui on vient de bosser huit mois, les écrits en cours, les puits juste ouverts, on ne prolonge pas un lien serré – il y a des blogs, des échanges, des chantiers. « Et profitez bien de vos vacances » : c’est donc ce qui (…)
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dans 100 ans toujours là
19 avril 2010, par François BonJ’aime bien, sur les 3 faces accessibles du 4ème étage de la bibliothèque Gabrielle-Roy, la vue qu’on y a sur cette partie de la vieille ville en perpétuelle déconstruction reconstruction. Mon interlocuteur, debout devant la vitre, montre d’un geste du bras le vide, de l’autre côté : concevoir une nouvelle bibliothèque qui va grandir là, dans ce vide, anticiper les usages, les circulations. Puis retour à l’ordinateur sur le bureau : la machine ne dit rien, pourtant c’est elle en partie qui (…)
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surveille la situation de près
19 avril 2010, par François Bon« Air Canada surveille la situation de près », mais le message d’avertissement reste fixe depuis 3 jours. On peut s’inscrire pour une alerte mail personnalisée concernant tel ou tel vol, mais ce sera juste pour prévenir à moins 1 heure que le vol est annulé : on va garder quelques jours de plus notre pensionnaire, on ne s’en plaindra certes pas. A l’aéroport où on va se renseigner, la dame très gentille répond qu’il faut téléphoner (mais le standard bien sûr est saturé, sauf celui qui (…)
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2010.04.16 | quotidienne
16 avril 2010, par François BonDans cette contrainte d’une brève note quotidienne sur l’idée de ville, l’exploration d’un nombre restreint (une qui sert de matrice, trois autres très similaires, eau, usines, voies ferrées, habitations et routes) de métropoles – non pas au hasard, mais pour cette traversée, il y a un mois exactement, de la première. Il n’aurait servi à rien de s’arrêter. Recommencement, grillages, ponts et entrelacs. Ce n’est pas un pays pour qui viendrait à pied : la vue satellitaire est bien plus (…)
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trous à livres
14 avril 2010, par François BonMis 20 ans de ma vie dans un de ces trous ou l’autre. Maintenant, fatigué. Parti ailleurs.
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fourberies
12 avril 2010, par François BonScapin met son maître dans son sac, bâtonne et la langue renverse un monde. Quand un camion Scapin s’insère dans les images de la ville, qui rit ? (Photo Joachim Bon, trouvée dans mon appareil.)
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business
10 avril 2010, par François Bon« Pas d’admission sans affaires », oui, ici ils savent dire ces trucs-là avec moins de fard que dans la vieille Europe, mais paradoxalement, s’il y a affaires on vous laisse faire : là-bas où on n’en parle pas, c’est plutôt le mur. Continuer d’explorer à tâtons les parois du tunnel : éviter de trop penser que l’air manque.