Alors, reprenons les données : depuis 15 ans je prends ce train qui, repartant de Paris à 22h53, me ramenait à Tours à 0h50 – beaucoup de traces dans ce blog, d’ailleurs. Je suis artiste, beaucoup de mes interventions professionnelles à Paris sont le soir, et le dernier TGV, longtemps à 21h20, est maintenant à 20h. Le TGV on le paye : il y a 2 ans, pour aller faire mon atelier à SciencesPo, en mode Fréquence, je payais 42€, l’an passé 52€, et là ce jeudi 24 janvier 62€. Juste d’ailleurs par (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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journal | des trains sans locomotive, ou pitié de la SNCF
26 janvier 2013, par François Bon -
journal | dormir avec les aviateurs
23 janvier 2013, par François BonIl est marrant, le motel où nous dormons à Fos-sur-Mer, avec l’équipe du film. La place ne lui manque pas, pour moins de 50€ les chambres sont grandes et fonctionnelles, pas d’affèterie, du coup j’oublie un peu mes systématiques insomnies des lieux de transit. Quand j’étais venu la première fois, j’avais bien constaté que ce n’était pas un lieu très touristique – l’odeur des raffineries toute proche est prégnante –, et que dès le matin 7 heures s’échappait une myriade de fourgonnettes (…)
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journal | journal non journal
20 janvier 2013, par François BonTout le monde dit qu’il neige en France (sauf ma mère).
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journal | vous devez déguster avec Internet
17 janvier 2013, par François BonOn se voit une fois tous les deux ans, il a des silences de bûcheron et une belle curiosité, et c’est un jeune type – le marchand de bois se souvenait très bien de moi. « Alors, vous êtes toujours dans la littérature ? » La première fois qu’il m’avait demandé ce que je fabriquais et que je lui avais répondu, il avait commenté : « Y a pas de sot métier. » Là, il a commenté : « Vous devez déguster avec Internet. » Je lui ai dit qu’au contraire, on diffusait nos textes directement via le web. « (…)
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2013.01.13 | la maison rose de M. Poussineau
13 janvier 2013, par François BonToujours remué par cette pointe de rocher sur la côte bretonne, où le visionnaire Auguste Poussineau achète les ruines de son domaine à un duc ruiné, et confie à un architecte rennais, Alexandre Angier cette suite de maisons d’inspiration gothique. Pas de document sur comment il s’y est pris, l’architecte, si c’était son rêve à lui, ou s’il est parti dans la vieille Angleterre en chercher les modèles, ou s’est tout simplement mis à rêver. Celle qui s’appelle Roches Brunes, Auguste l’avait (…)
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journal | convergence de palmiers et de patins à glace
11 janvier 2013, par François BonQuand j’ai aperçu ça de loin, c’était orange et géométrique, la lumière dure et claire de Méditerranée éclairait le parvis du théâtre de Fos-sur-Mer, je suis sorti photographier. Le palmier était dans le champ, mais c’est directement en visant que j’ai découvert qu’il s’agissait de patins à glace. Et c’est seulement là, en transférant sur l’ordi la carte de l’appareil-photo, que je redécouvre le mot Odyssée juste au-dessus. Rien de plus à dire : palmiers, patins, Odyssée. C’est un endroit (…)
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on va le dénoncer à la mairie
9 janvier 2013, par François BonJe l’aime bien, le vieux chômeur à allure de petit père Noël maigrelet (je dis vieux, mais on doit être à peu près pareil) qui vient déposer de la pub et des gratuits dans les boîtes aux lettres de la rue. Seulement, sur ma propre boîte comme sur pas mal d’autres, un petit autocollant pour dire que la pub non merci, et ça ne doit pas l’arranger. Le mardi, c’est le jour d’enlèvement des poubelles jaunes, papier et emballages. Et quand je me gare, j’aperçois un choeur de dignes dames en train (…)
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2013.01.08 | l’édition comme soudure à l’arc
8 janvier 2013, par François BonBien aimé apercevoir, hier après-midi, dans le grand chantier qu’est la construction de cette route qui s’en va souplement sur la mer, les postes de soudure à l’arc suspendus en l’air. Mieux que les laisser sur le sol de boue et d’eau. Mais du coup, ils avancent à mesure qu’avance la route : on déplace l’outil à mesure que se déplace ce qu’on réalise. Et puis qu’un chantier aussi géant et aussi symbolique – puisqu’il concerne une part d’histoire depuis le médiéval jusqu’à notre présent de (…)
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brûlez-moi mais pas comme ça
6 janvier 2013, par François BonToujours un peu désespéré de voir comment notre société sans rite tente d’accommoder ses morts, entre dalles de poussière de granit reconstituées chinoises, allées au carré, et le fait que la crémation a su conquérir désormais un tiers des décès. Alors c’est un peu comme le numérique, ça fait des transitions bizarres. Dans cette extension de cimetière toute fraîche, au hasard d’une bourgade, cet empilement rose, en plein milieu de l’allée, bloc sur bloc. Après tout pourquoi pas, et un (…)
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balzac roule toujours
1er janvier 2013, par François BonJe suis sûr que c’est un excellent peintre décorateur, pour avoir choisi de s’appeler comme ça, et du coup je laisse tel quel avec son numéro de téléphone. Les trois mots en triangle sont Peugeot, Partner et Balzac, en général quand un artisan choisit comme ça un nom (sur le chantier en face chez moi voisinent en ce moment une camionnette Rimbaud et une fourgonnette Artaud) c’est son nom, ou alors Rabelais Peinture, mais pas Rabelais artisan, et je doute que ce peintre s’appelle Balzac (…)