Mis 20 ans de ma vie dans un de ces trous ou l’autre. Maintenant, fatigué. Parti ailleurs.
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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trous à livres
14 avril 2010, par François Bon -
fourberies
12 avril 2010, par François BonScapin met son maître dans son sac, bâtonne et la langue renverse un monde. Quand un camion Scapin s’insère dans les images de la ville, qui rit ? (Photo Joachim Bon, trouvée dans mon appareil.)
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business
10 avril 2010, par François Bon« Pas d’admission sans affaires », oui, ici ils savent dire ces trucs-là avec moins de fard que dans la vieille Europe, mais paradoxalement, s’il y a affaires on vous laisse faire : là-bas où on n’en parle pas, c’est plutôt le mur. Continuer d’explorer à tâtons les parois du tunnel : éviter de trop penser que l’air manque.
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2010.04.08 | François Place inuit
8 avril 2010, par François BonVoir est un travail. Voir s’apprend avec des médiations concrètes. Dans le travail avec les étudiants, souvent on s’embarque dans ces zones : utiliser la périphérie rétinienne, savoir analyser son propre chemin de perception de l’image. Il y aussi, sans doute, méditer en tant qu’activité de l’extrême, et on est si humble dans ce qui très lentement y mène (tiens, Jean de la Croix ?) Pour cela que nous avons besoin, comme de la lecture, du musée, où qu’il soit - et là aussi le chemin qui y (…)
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appétence
7 avril 2010, par François BonLes tâches principales ici vont cesser dans 2 semaines (restera corrections, accompagnement, entretiens), et il y aura avant retour encore quasi 2 mois où je n’aurai pas mieux à faire qu’explorer l’ordinateur même. Le rapport à l’ordinateur continue de se modifier : appareil du privé et de l’intime, qu’on ait machine personnelle ou pas, la part de réseau qu’on occupe est un vecteur privilégié de la totalité de notre être social. On voit les ordis dans les bistrots, les salles collectives ou (…)
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Kamouraska
5 avril 2010, par François BonVoilà : la photo, c’est Kamouraska (tout Kamouraska ?).
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visiter (la ville)
5 avril 2010, par François BonPrésenter sa ville à des amis qui passent. Mais on ne la reconnaît pas, la ville si longtemps grise, froide, dans ses conflits de vents. On a construit nos regards, nos pas : qu’est-ce qu’on ne voit plus ? Qu’est-ce qu’ils verront, parce qu’ils arrivent tout juste ? Après tout, on n’y pense pas. On fait comme pour soi, et puis à eux ensuite de revenir, s’approprier. N’importe quelle ville n’appartient qu’à celui qui la regarde. (Photo : Joachim Bon – mais trouvée sur mon appareil.)
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livre de papier
1er avril 2010, par François BonLes grandes usines du Canada, alumineries, raffineries, sont près des ressources énergétiques naturelles. Mais l’usine emblématique de Québec, sur son cap, c’est l’usine à papier, à l’embouchure de la Saint-Charles. Que le papier vient des arbres : on voit la montagne de bois haché qui la fournit, et les trains qui l’apportent. Quand il n’y a pas de vent et que le ciel est bleu, la fumée monte tout droit en prolongement de la cheminée, c’est curieux. Quand le vent est mauvais, comme ces (…)
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mur circulaire
30 mars 2010, par François Bon... la marge et le blanc qui cerne chaque page imprimée devrait y jouer le même rôle qu’un mur circulaire qui renverrait et répercuterait à mesure sur tout le contenu de l’ouvrage réanimé par lui l’écho indéfiniment prolongé de chaque ligne à mesure qu’elle est lue...
Passé la journée dans Gracq, 5 am -> 5pm pourtant 3 semaines que tournais dans Lettrines 2 et que l’article se composait au dedans. N’empêche que des phrases comme celle-ci ne se révèlent que parce que tout d’un coup – et (…) -
Perec gros plan
27 mars 2010, par François BonCe matin, visionnant ce reportage au Salon du livre de mai 1981, diffusé par l’INA et repris par Libération, je ne m’attendais pas à une surprise – c’était juste d’un oeil, d’ailleurs ce printemps 81 on avait eu d’autres chats à fouetter. Et puis tout d’un coup Perec, mais autre chose : le cameraman, qui prend des images de service, tel ou tel parce que célèbre ou supposé (pas de telle), découvre un vivant et s’attarde. Alors on a ce gros plan sur Perec, les traces que je ne savais pas sur (…)