Drôle de truc, et moi pas à l’aise – peut-être les habitués du site se souviendront de cet abécédaire sous forme d’unique page hypertexte mise en ligne l’été dernier, et jusqu’à ce printemps. À certain moment je n’étais plus en mesure de l’entretenir dans sa complexité, et l’ai retirée. L’idée du livre exigeait aussi une sorte d’arrachement intérieur. En tout cas ça sortira chez Grasset en octobre (collection « 26 », projet Jeanne Garcin) et aujourd’hui c’était les épreuves. Mais quand donc (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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journal | comment pour de vrai j’ai augmenté la réalité Rimbaud
24 juin 2014, par François Bon -
journal | obsolescence programmée du livre papier
22 juin 2014, par François BonQu’est-ce qu’on n’entend pas sur la pérennité du livre imprimé, au regard de nos inusables fichiers numériques. Pourtant, quelle curiosité les budgets d’achat de la BPI (Beaubourg), où un petit nombre d’ouvrages, massivement consultés, demandent leur renouvellement régulier. Moi c’est la collection Poésie/Gallimard qui régulièrement tombe en bottes. Vous êtes en plein cours, et Dupin vous éclate dans les mains (avec même sa petite-fille présente, en plus). Pour Ponge et Artaud n’en parlons (…)
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2014.06.21 | RER et carte de Tendre
21 juin 2014, par François BonDiscussion hier à savoir si on doit dire carte de Tendre ou carte du Tendre, ce qui d’ailleurs a beaucoup moins d’importance que d’aimer toutes les cartes à travers celle-ci qui les incarne en nous y projetant nous-mêmes. Me fait souvenir que je m’étais promis d’aller rephotographier à Cergy cette carte sur le quai du RER et que je ne l’ai pas fait, là c’est juste un petit Instagram avec l’iPhone. Je ne me suis même pas approché : ces cartes ne renseignent pas vraiment, on regarde les écrans (…)
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2014.06.16 | après la grêle
16 juin 2014, par François BonUne drôle de journée, comme d’habiter une boîte en carton avec rien dedans. Pas vraiment, parce qu’il y avait quand même la table avec les deux écrans, l’ordi et le fauteuil. C’est plus la sensation intérieure. Ça tient aux lunettes cassées il y a 10 jours, soit demain soit jeudi elles devraient me revenir mais je dois bien reconnaître que là depuis tous ces jours je ne vois rien de rien. Quand je tape à l’ordi comme en cet instant, ça va parce que je ne regarde pas, ni l’écran ni les (…)
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2014.06.13 | splendeur soir au Leclerc Conflans
13 juin 2014, par François BonC’est le soir que les hypers se refont leur beauté rien que pour eux-mêmes.
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journal | motel poussettes
12 juin 2014, par François BonLa plupart de mes amis et collègues (tiens, Jérôme Mauche qui a en charge l’écriture aux Beaux-Arts de Lyon, très parallèle à ce que je fais à Cergy), habitent Paris, partent 2 jours par semaine dans leur école et dorment sur place. Pas mal d’écoles de province ont un appartement ou quelque combine pour leur permettre hébergement collaboratif, pas toutes. Moi c’est le contraire, j’habite la province et le mercredi soir dors à Cergy, et si je réserve la chambre d’avance je m’en tire pour 38 (…)
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2014.06.07 | survivre sans réseau
7 juin 2014, par François BonUn peu énervé ce matin de lire cette énième tartine sur la solitude qu’on casserait avec le réseau, la solitude c’est dans l’intérieur de la phrase et le silence ou la socialité (le besoin de silence ou de casque plein pot, d’écrire aux aubes ou en pleine sardinerie de TGV). Quelle que soit l’intensité de mes périodes d’écriture, depuis toujours, elles incluent des heures ou des jours d’aphasie complète, ou des jours de marche ou d’autre chose, jouer d’un instrument pourvu qu’il ait des (…)
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2014.06.07 | vidéo du train qui pleure
7 juin 2014, par François Bon9 minutes avant Montparnasse,la pluie et un ralenti
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journal | le livre est dans la rue
3 juin 2014, par François BonÀ Soleure, où j’étais vendredi et samedi, photographié plusieurs de ces armoires à livre installées en pleine rue, dans la vieille ville, et celle-là un peu plus, parce qu’entre l’hôtel et le festival de l’autre côté du pont sur l’Aare, j’y passais souvent. Une fabrication à la suisse, massive, solide. Des rabats tout simples, qui ne laisseraient pas passer une intempérie malpolie, mais donnent accès facilement aux livres. Je suppose qu’on se sert à volonté, qu’on remet ou qu’on dépose. J’ai (…)
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journal | intoxication langue (Dunsany, Soleure)
31 mai 2014, par François BonRien de tout ça n’était prévu, je me disais que les longues heures de train favoriseraient les rattrapages boulot tu parles. Il y a aussi que je sais de mieux en mieux ce que je vais risquer cet été, et que même sans vraiment prendre de notes l’étape de préparation c’est cette sorte de macération lente. Donc Lovecraft parle si fréquemment de Dunsany (suis dans traduction de son texte de jeunesse sur l« a composition littéraire »), et sur ce point crucial d’une poétique de la prose, qu’il me (…)