2008.03.06 | avec vue plongeante sur l’Elysée


Ce n’était pas prévu : d’un seul coup, me voilà sur les toits de Grand Palais. Ce n’est pas facile, on escalade par des petites marches sur les bandeaux de zinc, il faut s’agripper aux balustrades. L’escalier pour y parvenir, en surplomb de la grande nef, donne directement sur le vide.

Déjà, pas facile à trouver : entrée porte charretière sud mais il fallait pousser la porte du chantier, demander au gardien dans l’Algeco. Après quoi tout de suite dans la nef entièrement nue, l’immense surface de la nef.

Paris d’en haut j’en ai eu d’autres points de vue, mais là c’est revenir à 1900, une magie inédite pour moi. D’autant que je n’étais pas prévenu. En fait, la nef vide est remplie d’étranges effets acoustiques : une clé qui tombe à un endroit s’entend partout. Pas possible de faire cette vidéo, alors ils ont eu l’idée de monter sur le toit. Je resterai une bonne heure avec l’équipe : il s’agit de parler de Richard Serra, qui va y installer en juin quatre plaques d’acier en équilibre, de 17 mètres de haut. Puis j’explore le toit, la chance est trop belle. On a vue plongeante sur les salles de bain de l’Elysée : je ne croyais me rapprocher si vite de son occupant. D’ailleurs, à peine l’équipe, tout à l’heure, se montrait, que le GIGN débarquait...

Alors évidemment, la vidéo qu’on a tournée (ce sera sur le site Monumenta bientôt) s’est ressentie de la situation...

Et si le plus étrange avait été encore à venir, reprendre le petit escalier avec vue sur vide, directement sous la verrière ?



François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 6 mars 2008
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