littérature étrangère

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2014.02.04 | Bâle transit

Bizarre évidemment, d’un livre écrit sans préméditation à partir du souvenir, en novembre 2008, de ces rues souterraines de Montréal, et achevé en mars 2009 en revenant dans ces mêmes espaces souterrains de déambulation perdue, d’y trouver soudain, ce jeudi 17 septembre, le livre paru – dans une librairie installée, place des Arts, « complexe Desjardins » dans un de ces mêmes espaces, juste en face l’entrée, en pile qui me fait honneur. Que signifie, ici dont nous partageons la langue, d’être classé littérature étrangère ? Un des points que j’ai du mal à comprendre, d’autant que la première conséquence c’est qu’on se retrouve parmi les Américains traduits des USA, qui ici sont bien moins étrangers que nous, sauf la langue : et encore, la spécificité de Montréal n’est-elle pas d’abord, contrairement à Québec, ce parfait bilinguisme avec passage d’un monde à l’autre parfois dans la même phrase ? Il n’y a qu’à écouter des passants s’engueuler dans la rue : c’est trois langues, qu’il leur faudrait.


LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne et dernière modification le 19 septembre 2009
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Messages

  • enfance, la vieille langue remontait aussitôt, perdait, âpre et rugueuse, la douceur de ses z et ses ch, l’autre, l’acquise à l’extérieur, pour quelque chose de plus apaisé.

  • On s’acharne, on s’acharne, et puis on comprend ce qui bloque la machine : quelques lignes, de celles qui font encore mal.

    Voir en ligne : à chat perché

  • ...dans les conversations du jour aussi : on passe de l’une à l’autre langue, fonction de l’affect qui s’y attache. Entendues au débotté, répliques en dialecte, en yiddish, en français, en allemand, du russe aussi, mais là, on est bien moins sûr. Certains matins, une très vieille Mitteleuropa se souvient d’elle-même, de son charme, de ses splendeurs déchues. Il n’y a plus que les brouillards à demeurer un tant soit peu fidèles. La surface dans le jour, à l’aguet d’une profondeur dans le temps.

  • Il y en a deux ces temps-ci : la grippe, la crise... Deux mots écoeurants tant ils sont repris, et énoncés et martelés, écoeurants comme les propos de ce ministre (celui de la police) ou d’un président de région (Languedoc Roussillon, oui) qui ne font pas dans "la langue de bois" ou la dentelle : en clair, des hommes, des vrais, qui en ont où il faut... A vomir, ou foutre la radio à la cave : frenchi attitude... Au secours !!! (Lisbonne, le tramway 28)

  • je cherche longtemps sur mes étagères les Lettres à Sophie Volland de Diderot en folio, et quand je les trouve, je m’aperçois que je les ai achetées en août 1986 (j’ai longtemps écrit les dates- mois et année - d’achat au crayon sur les pages de titre) et je me dis que ce devait être avant le 22, jour où tant de choses se sont arrêtées, mais je n’ai strictement aucun souvenir de cet achat (alors que si souvent je peux dire dans quelle librairie c’était, même d’aussi loin)

    Voir en ligne : L’employée aux écritures

    • Que d’échos en moi, ces quelques lignes, noter aussi, me souvenir des librairies, des circonstances de l’achat.
      Cela dit dans les temps juste avant ou juste après un événement important, qu’il soit de grand bonheur ou d’infinie tristesse, la mémoire me fait défaut. Comme si la date fatidique avait fait office de trou noir.

      Voir en ligne : gilda

  • Il y a les vieux disques que tout le monde connait comme les Beatles et puis les vieux disques un peu plus obscurs. Me suis dit que le samedi était un bon jour pour les sortir.
    En même temps on ouvre un peu plus son univers personnel en faisant ça. Même si ce sont des signes moins simples à décoder.

    Voir en ligne : KMS

  • Travailler au cœur des livres me ravit. Mon addiction envers eux devient comme par magie un atout au lieu du handicap qu’elle fut quand il s’agissait de bosser dans une banque. Totalement exilée en pays hostile et étranger.
    Se rendre cependant et du coup compte plus que jamais qu’écrire est ce qui va pour moi. Une force qui me dépasse.
    L’idéal serait de pouvoir allier les deux afin d’assumer la petite part économique dont j’ai besoin à la nécessité violente et intérieure mais où je ne gagnerai rien.

    Je pense sans cesse à Celui qui, mais parviens à bosser sans creux de concentration : si je ne suis pas faite pour le premier (dit-il), au moins le métier me va puisqu’il me tient quand ça ne va pas.

    Voir en ligne : traces et trajets

  • le Portugal qui revient : une bouteille venant d’Alentejo achetée tout à l’heure, qui rappelle tellement les vacuités de Monteiro Rossi derrière son cousin, dans "Péreira prétend" me fait souvenir (page 48 AS...) que oui, la révolution des oeillets, que oui, on n’est pas en retard quand on arrive un quart d’heure après l’heure de la réunion, mais aussi la condescendance un peu aveugle qu’adoptent les Lisboètes envers les Noirs brésiliens qui, souvent, les servent

    • Vaut-il mieux boire ce bon vin ou la citronnade qui lui donne du diabète ?? J’ai repris le passage.
      Bref, à ce stade du bouquin,crois-tu qu’il est encore inconscient de ce qui l’attend avec le cousin ou qu’il se dégonfle et n’ose pas dire non, par bonté ; selon moi, sa prise de conscience ne fait que s’ébaucher et ensuite il est dans l’engrenage(les rôles des concierges donnent froid dans le dos)il en faudrait du temps pour décortiquer ce bouquin.

    • Il a la sincérité de la littérature ; je ne pense pas qu’il se doute de ce qui arrivera, il a quelque chose qui présume que le cousin ne va pas très bien (qu’il mange mal, je crois : au fond, comme lui-même) mais que pour Monteiro, ça devrait bien se passer. Lorsqu’il rencontre Marta pour la deuxième fois, il voit plus le péril (le dos : des ailes de poulet) et je crois que c’est pourquoi il veut maigrir, et publier ce texte de Daudet... J’ai lu la page 48 pour le site de Pierre Ménard (la deuxième rencontre entre Pereira et Monteiro je crois bien)

  • C’est en cliquant, dimanche matin, après longue lecture de Légendes, de Martin Winckler, et discussions diverses sur les fictions d’enfance, qu’on apprend la naissance de Rose, 5h08, un peu en avance, nouvelle nièce parisienne : bienvenue !

    Voir en ligne : Fenêtres open space

  • FB laisse-t-il un cron poster René ou envoie-t-il un de ses avatars à Grosse Île ? Moi j’ai bien du mal à gérer simultanéité et planification...

  • ...comme un éclat de ciel dans la vitre du jour. Il y avait eu aussi les Pléiades, constellation haute dans la nuit. Le train de 20H09, un 20 / 09 2009 était parti presque vide. Mais il était bien parti.

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