Dans le métro, longé cette affiche tout un couloir à vous en assommer. On ne s’amuse pas au boulot, c’est vrai. Donc on va faire la fête. Et même on invitera le chef (c’est lui qui dira, à la fin : bon, on se remet au boulot les gars). L’idée a marché : on a bien la fête des voisins, la fête des grand-mères. Ils ont trouvé plein de sponsors, qui tous ont leur logo. La RATP leur a probablement fait une réduction sur le prix d’affichage, c’est pas flambant, l’ambiance boulot, à la RATP depuis (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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l’entreprise c’est pour les chiens
13 octobre 2011, par François Bon -
l’homme du pont
11 octobre 2011, par François BonPlusieurs jour que je ne l’avais pas vu, et à nouveau il surgit. Quatorze ans que je l’observe. Il y a quelques années, on pouvait encore entrer en brèves conversations. C’est devenu plus difficile. Ce qui ne change pas, c’est sa langue, langue inventée de toutes les invectives. Ce qui ne change pas c’est sa solitude apparente : il ne regarde rien, que l’intérieur. Ce qui ne change pas ce sont ses trajets : sur les 2 kilomètres au long de la Loire, entre le pont et là où j’habite, avec (…)
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merci Cathie
9 octobre 2011, par François BonUne grande maison toute vide et grise mine, un village très beau, mais à l’écart, et l’échiquier des partenaires, ville, région, pour définir quoi faire ici, résidences, manifestations, écrivains et pas seulement... Cathie Barreau pilote l’avant-projet de maison d’écrivain autour du legs de Julien Gracq. Ces deux Journées Gracq donnaient l’ambiance des croisements, des possibles. Impressionné de l’accueil, de l’écoute, du monde... Merci personnel donc à Cathie, avec qui nous avions déjà fait (…)
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2011.10.08 | bidonville, presque rien vu
8 octobre 2011, par François BonDepuis la fin officielle des bidonvilles de Nanterre, il est de bon ton de les considérer comme une espèce disparue. Pourtant, quand on tourne à Massy-Palaiseau pour rejoindre l’A6 vers le périphérique, sous les tabliers de béton il est là, le bidonville, énorme et pauvre, sale. Quelques secondes, les camions qui vous doublent, l’insertion sur l’autoroute, c’est fini, on l’a passé. Il doit y en avoir bien d’autres, sous les bétons, tout autour de Paris. Contraint à un aller-retour en voiture (…)
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nos habitudes
4 octobre 2011, par François BonAinsi sont nos habitudes pour un peu nous ne les verrions plus. Il faut vraiment qu’ils soient vaguement plus épais que les autres, qu’ils soient en plein travers de votre route manifestent que c’est à vous de vous écarter, pour qu’on se retourne et qu’on leur tire le portrait à belles oreilles décollées. C’est qu’il y avait danger : quelques dizaines de jeunes filles des écoles d’infirmières, en blouse de leur fonction, criaient leur misère, l’absence de poste quand les manques pourtant (…)
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achetez vos lustres dans une lustrerie
3 octobre 2011, par François BonComme tous les petits commerces de ces faux centre-villes de pourtour (c’est là qu’est la boulangerie ouverte le dimanche), ils ferment sans être remplacés, puis la ville achète la maison et ce qui l’entoure et met un immeuble à la place – il semble qu’un efficace système ait permis quelques fortunes conséquentes dans le département. Avant que nous partions à Québec, c’était encore ouvert. Je ne crois pas être jamais entré. Il y avait en vitrine quelques appareils, pas des téléviseurs, (…)
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2011.10.02 | bande décimée
2 octobre 2011, par François BonJamais compris mon incapacité à entrer dans l’univers de la bande dessinée. Sans doute venu trop tard ? Ah si, on avait le Savant Cosinus et la famille Fenouillard, mais je prenais ça comme une sorte d’extension de Jules Verne, personnages venus du même temps. Il est bien arrivé ensuite les Astérix, et encore un peu plus tard au collège on se repassait les Pilote, ce n’est donc pas une question d’accès. Probablement une question de mauvaise vision qui m’éloignait d’un rapport direct à cet (…)
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pour 1190 euros : dehors !
27 septembre 2011, par François BonJ’ai trouvé ça très beau, ce matin. Une tondeuse à gazon noire comme une Ferrari rouge, avec pneus qui sentent le caoutchouc synthétique et un volant de course. Et puis derrière, la grande palette à traîner les pots de fleurs. C’est pas si grave, que t’aies pas de gazon à tondre, ou que t’habites en immeuble : tu prends ta Ferrari tondeuse Alpina, t’accroches tes pots de fleur dans la remorque – et dehors. C’est le slogan : VIVRE EN EXTÉRIEUR, et ça ne coûte que 1190 euros. Pour ce prix-là, (…)
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je peux être livre
26 septembre 2011, par François BonLa magnanimité sémantique du groupe Auchan (Auchan, Leroy-Merlin, Décathlon, Kiabi, Flunch, Norauto, Boulanger, Saint-Maclou et j’en passe) m’impressionnera toujours de sa créativité. Rien de non pesé, puisque ce bandeau Je peux être livre était répété sur quatre de ces pauvres arbres nains pour toute leur vie, et déjà sur palette marchande. Mais c’est quoi, l’explication ? Il y a les éditions de l’Olivier, mais Olivier Cohen y publie de vrais auteurs, et pas des oliviers en pot. D’où le (…)
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2011.09.24 | merci Bookcamp
24 septembre 2011, par François Bonsamedi 24 février, à Paris, le 4ème BookCamp