Bon, je ne suis probablement pas le seul à aimer les camions de pompier en général (souvenir d’enfance : le Citroën 23 rouge de Saint-Michel en l’Herm, avec mon grand-père le dimanche matin aller dans son alvéole sombre et silencieuse le faire rituellement démarrer et tourner 3 minutes, les odeurs de cuir, les casques argentés), et en Amérique, de Wolfville à Boston les photographie souvent : décoration à fonction symbolique autant qu’utilitaire. Mais dans ce qui nous paraît toujours un peu (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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2010.05.12 | sauvetage vertical espace clos
12 mai 2010, par François Bon -
lire endort
10 mai 2010, par François BonNon, je sais très bien ce que c’est qu’un livre qu’on veut absolument finir même si ça prendra la moitié de la nuit, me souviens même de nuits blanches intégrales (j’étais plus jeune) à aller au bout d’un Tolstoï ou d’un Dostoïevski (mais, moins jeune et même maintenant, j’y arrive si je passe des nuits dans du code). Et vrai respect pour les grands de la littérature populaire, les Hillerman autrefois, Grisham un temps ou Connelly encore, s’ils provoquent à nouveau cette tension. Mais j’ai (…)
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lire fait pousser les cheveux
7 mai 2010, par François BonBoulevard René-Levesque, à Québec, pas loin de la rue Cartier, c’est à peine indiqué sur le trottoir, puisque la librairie est en sous-sol. Dans l’encoignure de ciment, deux fauteuils pliants où le libraire et un de ses amis refont le monde (pendant 50 minutes, ils n’ont guère arrêté). Sur le trottoir, un panneau à la craie. Aujourd’hui, malgré les averses, c’était marqué : Lire fait pousser les cheveux. C’est une librairie, à moins que je me trompe, qui n’a pas de nom : librairie lui (…)
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dyschronie
5 mai 2010, par François BonDyschronie brutale : depuis l’arrivée ici fin août, le temps était réglé par un double pic hebdomadaire rapproché, le cours à Québec et le cours à Montréal, parfois avec variantes sur le même thème ou auteur, parfois en les laissant diverger. Mais c’était chaque fois le rendez-vous intérieur principal, non pas se l’imposer du dehors, mais cette sorte de rejointement qui s’effectuait entre le questionnement sur tel point, réel, forme, fantastique, image, mental pour l’atelier personnel et ce (…)
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industrie
2 mai 2010, par François BonAprès ces 5 jours US, toujours cette question d’échelle dans ce qu’on perçoit, et notamment ces bâtisses industrielles de briques totalement évidées : la taille n’est pas un antidote à l’écroulement. Impossible aussi, dans les heures sur l’interstate 95, de ne pas s’interroger sur comment ils n’ont pas vu venir la chute de leur industrie automobile. Leur reste les banques, et ce gigantisme de l’espace. Retour à nous-mêmes : on fait le tour des nouvelles, des blogs spécialisés, des infos en (…)
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ils lisent quoi, vos amis ?
1er mai 2010, par François BonDans les quotidiens nationaux, il y a bien longtemps que les articles sur Internet prennent plus de place cumulée que les critiques de livres, et sur les réseaux sociaux on retrouve beaucoup des adresse qu’on apprécie dans le monde réel, chercher librairie sur twitter. Idem sur Face Book, tous les jours demande de participer à tel groupe, telle page : mais non, ma page Face Book est celle de publie.net, et si vous voulez qu’on établisse lien, ce serait bien d’abord qu’on vous voie aussi chez (…)
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10.04.30 | ordicrâne
30 avril 2010, par François BonÀ Providence bien sûr on est entré dans 2 librairies, une indépendante de petite taille, où vu par exemple The Loop, traduction de La Boucle de Jacques Roubaud, et où on a été les seuls clients un bon quart d’heure, et l’après-midi le Borders du centre, où on a acheté évidemment des bouquins, c’est ce qu’on voulait, des livres en anglais, mais assez impressionné par toute l’armada de la circulation commerciale : livres soldés si encore en stock au bout de tant de semaines, livre offert si on (…)
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10.04.28 | Queequeg
28 avril 2010, par François BonQui, ayant lu Moby Dick, ne rêve pas un jour d’arriver à Nantucket ? Bon, on n’y est pas tout à fait, mais c’est en face. On peut arpenter par là d’autres traces, de Henry James à Lovecraft. Mais l’horizon de mer, si pauvre qu’en soit l’organisation, c’est cette ouverture de Moby Dick qu’on se repasse au dedans. Avoir vu la mer à Narragansett.
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art floral
27 avril 2010, par François BonChaque incursion aux US vous reprend cette sensation de quelque chose de très cru et violent, dans une taille au-delà de nos habitudes de taille, et la facilité pourtant à enclencher le contact à micro-échelle, la façon dont un micro-univers devient univers total. C’est ce que j’aime aussi dans l’art américain, et pas que chez Hopper. Ce matin, Institute of Fine Arts de Boston, un rendez-vous évidemment de même intensité que le MET de New York ou l’AGO de Toronto. Seulement voilà, pendant 2 (…)
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2010.04.26 | iPad & matraquipadage
26 avril 2010, par François BonImpossible d’y échapper à Boston, aux arrêts de bus et pendues en tout format sur le jeu de cube des immeubles. Ce qui se confirme : objet de consommation du web, pas côté interactivité, on se ballade sur les contenus accessibles. Ça n’empêche pas ce qu’il y a d’assez époustouflant, depuis quelques semaines, à suivre l’apparition de toutes ces applications basées sur la géo-localisation ou la petite centrale à inertie des iPod Touch. Mais ils auront beau agrandir leur iPad en exposition de (…)