Reçu dans mes e-mails :
Bonjour,
En cherchant des chroniqueurs littéraires pour notre 4ème prix des lecteurs, nous avons découvert « Tiers Livre ». Nous sommes à la recherche de blogueurs passionnés de livres qui souhaiteraient nous accompagner dans ce prix annuel. Ces blogueurs critiquent une sélection de romans et rédigent de courtes chroniques, qui sont publiées à la fois dans le magazine XXXXX et sur un minisite créé spécialement pour l’occasion sur XXXXX.
Nous serions ravis de (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
-
blogueurs passionnés de littérature
23 décembre 2009, par François Bon -
à quoi se raccrocher ?
23 décembre 2009, par François BonCe n’est pas que l’époque aille trop vite : cette vitesse, dans les domaines où ça avance, on sait l’appréhender, c’est passionnant. Plutôt qu’on dirait que les pieds manquent : ce qu’on croyait stable s’effondre, glisse vers l’arrière. Ce qu’on essaye de construire de nouveau reste comme un petit arbre maigre, du moins à son propre regard (reste qu’on peut faire drôlement quelque chose, avec un petit arbre maigre : voir celui d’En attendant Godot). On contemple son maigre bagage : qu’y (…)
-
l’aveugle et la paralytique
21 décembre 2009, par François Bon– Vous n’avez pas vu le panneau prioritaire ? (Silence) Vous devez aller au panneau prioritaire. (Silence) Pourtant il les ont changés, les panneaux, ils sont rouges, maintenant, ils sont assez gros, ils se voient.
Moi je suis à la caisse à côté. Revenir dans une maison, après quatre mois, il y a plein de bricolos, de trucs à renouveler. L’urgent c’est fait, mais là c’est le début d’après-midi, je reviens au supermarché Auchan Saint-Cyr-sur-Loire pour des ampoules et du produit à laver le (…) -
pain main monnaie
21 décembre 2009, par François BonRepris le gros autobus A310 puis le vieux TGV usé. Ce sera juste se poser, sans rompre l’appartenance Québec. Évidemment que ce qu’on retrouve ici à la même place semble plus vieilli et usé (les choses en pensent peut-être autant de celui les regarde). Les livres, un peu gris de l’abandon (décision sera plus facile d’en éliminer quelques dizaines de kilos pour faire de la place, le stockage numérique a désormais l’avantage). Les CD aussi, à stocker dans dans des cartons pour dégager de la (…)
-
préliminaire Nord
20 décembre 2009, par François BonEtrange de penser qu’une moitié de l’année Québec est déjà attrapée : toute mangée par les apprentissages, et cette sorte de travail de fond qui s’entame en soi à lire leurs auteurs – ou découvrir qu’ils n’auraient pas été accessibles sans l’expérience directe de ce que change ici l’espace, sa raucité, son élargissement. Travail dont on sent l’élargissement en soi, mais sans que soient remises déjà les clés. Peut-être, juste, le mode d’emploi est plus simple pour pousser une porte, se (…)
-
tristesse du livre
19 décembre 2009, par François BonFinalement, ce qui me mettrait le plus en rage (en même temps que, sans s’affaiblir, c’est comme s’il s’agissait de plus en plus d’un pays lointain, qui ne me concerne pas), c’est comment ceux qui étaient les acteurs principaux dans ce qu’on avait de meilleur, le livre, l’édition, s’enferment eux-même dans leur château ouaté et de plus en plus désert, à force de ce vocabulaire se méfier, empêcher, protéger, compliqué etc... Les universités qui font semblant massivement de ne rien voir, et (…)
-
fractionnement des pommes
16 décembre 2009, par François BonBizarre, tout à l’heure, dans cette heure à discuter chez l’ami, tranquillement, bilan des 4 premiers mois ici, du semestre d’écriture avec les étudiants, de notre implication numérique et de plein d’autres choses que ça ne regarde personne, dans son bureau le petit MacBook posé sur une boîte en carton, en vis-à-vis d’un écran Mac 24" géant (en tout cas, nettement plus grand que mon Samsung 20" bas de gamme), et clavier sans fil (je tape directement sur mon MacBook, du coup les touches se (…)
-
inspiration
16 décembre 2009, par François BonTerme de ces quatre mois de cours, avec deux groupes radicalement différents, ici à Québec et là-bas à Montréal. Et envois pareillement symétriques. Dans les 20 brefs mémoires lus ensemble aujourd’hui, dans le bureau aux armoires vides (le précédent locataire avait 6 armoires de 8 étagères, mais moi tout est dans le Mac, rien à y mettre), et la neige dehors, aujourd’hui ceux de Québec. Des textes qui souvent m’ont dérangé au plus profond, souvent admirables. Mais comment arriver à faire (…)
-
ce qui sort des pages
14 décembre 2009, par François BonComprendre très progressivement et très lentement que le plus grand déplacement du numérique c’est l’intervention directe de l’expérience du monde, sa convocation, sa mise en travail, sa subversion, directement dans l’espace anciennement qualifié de représentation. Le monde sans livre peut paraître effrayant, à constater l’immense désaffection où le livre n’est plus rien qu’industrie, propageant lui-même sa perte (jamais échangé avec un étudiant, et j’en vois et vois, sans aller tester par (…)
-
marcher dans son livre
13 décembre 2009, par François BonRetrouvé Rauschenberg ce matin : « l’art est entre la vie et le monde, le mien est de travailler précisément dans ce fossé entre les deux » (ou à peu près). Ce rêve des peintres d’aller marcher dans leurs toiles, est-ce que pour nous auteurs, entrer dans le livre, c’est plus facile ? Ici, ce matin, j’ai marché dans ce qui se révélait en même temps comme entrée du livre – établir un livre (attention, je dis livre, celui-ci sera une marelle numérique) d’après la suite des sols par lesquels on (…)