En quittant Paris, si c’était après 20h20, il n’y avait plus que le Austerlitz 22h53 pour arriver à Tours. Le bus Orléans Express qui part de Montréal pour Québec, plantage d’heure hier soir et c’est le seul endroit où attendre, ce DELI avec ces mêmes sensations qu’internationnalement on retrouve aux attentes de gare. Et même pas de wifi, on capte celle de l’UQAM mais il faudrait qu’un Uquamien accepte que je squatte son login... L’avantage des bus, cependant, c’est la prise de courant pour (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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2009.10.24 | commandes pour emporter
24 octobre 2009, par François Bon -
neige
22 octobre 2009, par François BonPas vue venir. Mais là ça dure depuis ce matin, épais silence, on n’entend plus que vaguement quelques rares voitures. Des fois à l’horizontale, par rafales, ou là épaissément verticale. En arrivant à la fac, tôt ce matin, j’ai ouvert le camescope, et filmé le chemin qui menait de l’arrêt de bus aux bâtiments : mais j’avais juste oublié d’appuyer sur Record. Ç’aurait été la première neige, mais le soir, au moment de partir pour ma première classe maître à la bibliothèque, j’enregistre de (…)
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écriteurs
21 octobre 2009, par François BonBelle rencontre que ces jeunes Africains de Tanzanie ou du Centre-Afrique qui revivent progressivement ici, mais capables d’écrire faire le massacre parce que bien sûr c’est ça qui traverse quoi qu’on regarde et qu’on dise. Autre mot valise : se faire congédier pour des choses invalables. Puis, revenant à pied dans Limoilou, cette ville qui se prépare massivement pour l’hiver (liste parallèle à celle des textes en retard, d’ailleurs). La façon dont les livres sont usés dans leur (…)
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de la question du sens
19 octobre 2009, par François BonA force de répéter les mercredi et jeudi à heure fixe que je n’ai pas en ma possession de pédagogie de la littérature, mais que ça n’empêche pas d’aller croiser quelques abîmes, forcément ça revient saper ses propres pratiques. Ainsi, dans ces heures fixes du soir en sous-sol, la rue déserte aperçue (les roues des autobus, chaque dix minutes, passants rares et pressés, ils ont des gants maintenant), et l’infini silence de cave sous l’église, de rester face à l’écran longtemps immobile, et ne (…)
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écrire sur la ville
18 octobre 2009, par François BonPas resté examiner ce que le grapheur voulait dire au dessous du pont. A son pied il avait un modèle : lui non plus peut-être ne savait pas la fin.
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de l’envie des livres
17 octobre 2009, par François BonChez Chapters, à Montréal, je n’ai pas acheté le Quichotte en anglais. D’ailleurs, en français on a bien autant de traductions différentes (la Viardot est même dispo sur le Net, mais vraiment obsolète, la vieille trad fin 16ème de l’ancien Pléiade est un régal, ai acheté le très bon Pochothèque au printemps, et je continue d’insister, insister : lire et offrir la version d’Aline Schulman en Points Seuil...). Mais on a perdu l’habitue d’imaginer, même dans la meilleure de nos librairies, cinq (…)
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2009.10.15 | Montréal dos nu
15 octobre 2009, par François BonDans cette rue de Montréal, allongé dans la vitrine du tatoueur qui s’active sur son épaule droite, le type torse nu avait gardé sa casquette. Le manque d’imagination symbolique de ces motifs pour peau blême.
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mes souliers dans les prés
13 octobre 2009, par François BonCe n’était pas exprès : le soir tombait, on cherchait dans le cimetière. Là-bas, dans la boucle du fleuve, une brève tempête assaillait la ville. Un nuage qui semblait recouvrir toute la terre, et plus épais qu’elle. Le soleil se couchait sur la crête, en face, et les rayons, en diffractant sur le haut des forêts, devenaient soudain comme on est ébloui dans une éclipse, et le nuage, éclairé par dessous, devenait un instant orange, la terre mauve et voilà : on y était, devant la tombe. On ne (…)
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chien de bois
12 octobre 2009, par François BonRéapprendre que les événements considérables peuvent être les dessins argentés se recomposant de fil à cercle jusqu’au V d’oies cendrées migratrices, ou ce chien de bois, bois flotté, qui ne sait pas avouer d’où parti et quand, ou bien ces chaussures réceptrices de fleurs en plastique, sous la stèle du chanteur poète, ou enfin ce curieux effet de soleil à l’horizontale diffractant sur la crête de l’autre côté du grand fleuve et éclairant orange par dessous le nuage et pluie. Et que tout cela (…)
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2009.10.09 | actions de grâce
9 octobre 2009, par François BonEst-ce que c’est moi qui ai laissé traîner le porte-feuille sur le tapis roulant de l’IGA le temps d’emballer les légumes pour la soupe, le poisson pour demain et le pain quotidien, c’était la cohue à cause du lundi férié de Thanksgiving mais de retour à la maison, plus rien dans la poche. Repars sous la pluie, demander aux caissières, au petit bureau courtoisie, aux deux gars qui font les livraisons (me souvenais m’être accroupi ou penché dans cette galerie où ils sont pour mieux arranger (…)