C’est bizarre ces convergences, mais qui ne le sont que pour la recherche où on est vis-à-vis de soi-même : quelles sont les archives de soi-même où il y aurait cette piste qu’on pourrait reprendre et suivre ? Je ne plaisante pas tant que ça : j’ai exhumé récemment, de vieux tas de cahiers, un carnet cartonné avec toute une piste de bouquin, c’était vers 1991, ça avait dû me tenir 4 mois et ça fait plusieurs semaines que je le garde pas loin, en même temps comme d’un monde fini. Par exemple, (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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2015.01.30 | ceux qui trouvent (des vieux papiers)
30 janvier 2015, par François Bon -
comme jadis un preux avait ses armes
28 janvier 2015, par François Bon« Les hommes d’élite maintiennent leur cerveau dans les conditions de production, comme jadis un preux avait ses armes toujours en état. »
C’est le grand Balzac qui disait ça, et c’est Arnaud Maïsetti qui m’envoie cette citation alors que sur un tweet j’évoquais cette expression soudainement apparue cet après-midi, d’un concept des enseignants-producteurs.
Et non pas que je l’aie pris mal, j’ai bien insisté là-dessus auprès des inventeurs de la formule, compagnons d’armes (pour de vrai) (…) -
2015.01.22 | « the web does not allow the emergence of literary works, because »
22 janvier 2015, par François Bon« Le web ne permet pas l’émergence d’un travail littéraire, parce que... » Thèse de doctorat qu’un rusé arrangeur de destin pantoufle m’envoie, et sous cet énoncé dans le pitch en anglais à la première page, il passe le tiers de son pavé à recopier le mandarin pantoufleur ancien qui lui sert de caution et dirige sa thèse, ledit mandarin n’ayant garde d’aller contester une thèse dont chaque page produit un ou deux ou trois recopiages de son plus récent ouvrage en 2004 (le web n’a pas changé (…)
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à tâtons dans la ville sans nom (traduire Lovecraft)
15 janvier 2015, par François BonDans Lovecraft, longtemps que je le sais, que ces récits brefs, de 15 à 25 pages, un des formats privilégiés pour la publication en magazine, c’est le laboratoire même, le lieu privilégié où on invente. Mais chez Lovecraft c’est les plus casse-gueules aussi : pas de place pour la narration, les personnages, les voitures, les téléphones, l’électricité, les trains ou sous-marin et tout ce qui en fait un moderne malgré lui, et malgré aussi l’illustration de pacotille qu’on lui attache, comme (…)
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2015.01.15 | coulées d’or à la Défense
15 janvier 2015, par François BonLever du jour sur la Défense depuis le RER direction Cergy.
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Cergy, hiver préfecture froid vent pluie
14 janvier 2015, par François Bon« Pour le renouvellement de la carte de séjour, il y a un nombre limite par jour alors je devais arriver devant la préfecture à 7h du matin », dit une étudiante. Chemin vers l’école, chaque mercredi matin 9h. Les jours rallongent maintenant. Mais la pluie, mais le vent, mais le froid. La queue pour la Préfecture, service des étrangers. Comme si cela faisait partie de la punition, le vent le froid la pluie. Il paraît que certains viennent là dès 6 heures, pour avoir moins à attendre. Surtout (…)
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journal | vérité verte et serpent jaune
8 janvier 2015, par François BonIl n’y a pas de quoi être fier. Hier, au boulot, même avec Twitter qui apportait les informations en temps réel (avec Eric Maillet, dans le sous-sol du kebab), c’était trop irréel pour une compréhension comme la mienne, alors que les informations et les fictions viennent par le même cadre écran – ainsi, il y a un an, quand, levé dans la nuit, j’étais tombé par hasard sur la traque de Boston et avais suivi ça halluciné – la ville tout entière désertée – jusque fin de matinée. Puis un premier (…)
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2015.01.07 | Cergy, nuits : quête des couleurs
7 janvier 2015, par François BonRetrouvailles cinétiques dans paysages fixes.
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2015.01.04 | allégorie littéraire dite du triporteur en attente
4 janvier 2015, par François BonNe retenir des photographies accumulées (100 000 et quelques, en 12 ans, quand même) que celles qui nous enseignent soudain une harmonique qu’on n’arrivait pas à matérialiser suffisamment pour la littérature, ou notre condition ici, auteur sur web. C’était donc dans ces navettes qui, pour 200 yuans, proposent de vous ramener de Shenzhen à l’aéroport d’Hong Kong. Comme tout se fait à la muette, et qu’on a la carte en main, mais qu’on est vite perdu, difficile de savoir si vous êtes bien dans (…)
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le monde est beau (dans l’inaction des camions)
30 décembre 2014, par François BonEst-ce que le web nous contraint à « journaliser » notre écriture ? Non, elle est journalisée d’avance, puisqu’on écrit (ou peint, ou musique) dans le rythme biologique, et que nous laissons notre activité diurne se traverser d’architectures plus amples, qu’on apprend à conduire et alors ça s’appelle livre ou toute autre oeuvre selon la discipline, en corps unique ou en séries. Parfois, on laisse les deux rythmes coïncider et on appelle ça – ici sur ce site – son journal, « irrégulier » (…)