On ne sait plus assez faire des allégories de la vie moderne. Parfois c’est le réel qui vous l’offre. C’est une pieta du quattrocento, c’est Michel Ange qui vous a dessiné ça sur le plafond de la ville, enfin les murs du métro, c’est le métro lui-même. J’ai photographié les liseuses, j’ai photographié les chiens. Ce chien-là, dans sa bulle de plastique, est malheureux. C’est malheureux de rendre les chiens malheureux. Je pense à l’usine de poussettes à bébé, et le mec au marketing qui s’est (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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New York 19/13 | de l’amour
10 juin 2013, par François Bon -
New York 18/13 | Washington Square daily
8 juin 2013, par François BonWashington Square était en travaux la dernière fois que j’étais venu à New York. Sinon, c’est toujours un endroit qu’on traverse étonné du folklore, on y passe forcément une fois ou l’autre mais jamais assez de surprise pour venir fréquemment. Là, logés par la NYU voilà qu’on y passe 3 ou 4 fois par jour à toutes heures pour aller prendre le métro, passer à l’épicerie et même se rendre à la Maison française pour le stage. Résultat, en 10 jours on identifie une bonne vingtaine des permanents (…)
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journal | bananes qui chantent (du progrès)
4 juin 2013, par François BonAu Auchan de Tours Nord il y a pas mal de moineaux pris dans la charpente. Ils piquent souvent vers le rayon riz pâtes, où ils ramassent toujours de quoi survivre. On les entend piailler là-haut, dans leur vie définitive de supermarché, entrés un jour et jamais ressortis. Au Carrefour de St Pierre des Corps il n’y a pas d’oiseaux dans les charpentes. Je le sais, j’ai regardé. Parce que ça m’étonnait, on les entendait piailler. Mais c’était trop régulier, trop chantant. Et quasiment tropical (…)
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New York 17/13 | de Stephen King 11/22/63
3 juin 2013, par François BonJ’avais plusieurs fois essayé de lire Stephen King, on en trouve toujours un qui traîne dans les gîtes de location, mais toujours en traduction et ça me tombait des mains en quelques pages. Pourtant, toujours les images obsessives de Shining, le trouble où j’ai été longtemps, une fois découvert ce film, qu’il accomplissait une sorte de projet élaboré autrefois en cahier (un fragment publié vers 1990 dans L’Infini, même, je crois), mais évidemment un petit gravier à côté de la majesté de (…)
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journal | le web nous respire
2 juin 2013, par François BonLe web n’a jamais cessé de respirer.
Il a été respiration dès ces laborieux accès de la fin des années 90, quand il a fallu tout mettre en place. Respiration quand du site perso j’ai lancé remue.net sous mode associatif, respiration encore de revenir à une démarche personnelle plus proche de la création numérique, et non pas le web comme médiation littéraire, respiration en lançant il y a 5 ans une plateforme d’édition numérique, publie.net, que je voyais comme laboratoire collectif, mise (…) -
2013.05.31 | de l’écriture sur balustrade urbaine
31 mai 2013, par François BonDans les marronniers perpétuels des auteurs non-web, il y a cette confiance dans le dépôt mortuaire légal des livres papier. Mémoire assurée, même si ton petit tour en librairie n’aura duré que quelques jours dans la surproduction marchande à rotation accélérée. Si ça leur va tant mieux. La différence entre la lente élaboration du livre noble et notre pauvreté récurrente à nous, blogueurs du quotidien, serait donc une qualité différente dans la sédimentation de la langue. Est-ce que c’est (…)
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New York 15/13 | décomposition du carnet de notes
29 mai 2013, par François BonLa question du carnet de notes est définitivement impossible à résoudre (je ne parle que pour moi, bien sûr). Des années que je n’aurais pas fait un pas sans le carnet et son stylo dans la poche du pantalon, avec dedans les phrases qui vous traversent la tête, le bouts de parole entendues, les recopiages de phrase et articles, les petits schémas et arrangements graphiques d’idées et constructions de thèmes. Et puis des années que, chaque fois que j’en achète un, il s’étiole misérablement au (…)
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2013.05.27 | rechargez vos batteries (à pédales)
27 mai 2013, par François BonC’est d’avoir tant vu ma grand-tante maternelle, ou cette soeur de mon grand-père qu’on nommait la tante Hortense, sur son sol de terre battue et des souches de saule dans la cheminée noire, accrochées à leur Singer avec magnifiques dorures, et ce gros pédalier de fonte que nous, les gosses, on s’appropriait pour nos inventions d’imaginaire. Tant d’années avec le portable sur les genoux dans le train : le PowerBook 145 nous semblait une telle révolution avec sa batterie qui assurait 45 (…)
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New York 14/13 | insoluble et total régressif
25 mai 2013, par François BonComment cesser un voyage ? Certainement pas aux misérables piles de papier procrastinement repoussées sous la dalle 27’’, et ce ciel noir tout froid après l’air Brooklyn. Alors en continuant de lire presque boulimie ces jours-ci, mais lundi je récupère les 250 premières pages du Proust épreuves, et autres épreuves réelles d’importance sur le chemin. Engoncé aussi dans ce qui se passe là-bas pour l’écriture, la question du web pas mieux tranchée que la nôtre, la normalisation des écritures (…)
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New York 13/13 | sixty piges
22 mai 2013, par François BonBon, j’ai soixante balais aujourd’hui, ça suffira pour le business. Ni fleurs ni coups grognes, juste si vous voulez marquer l’amitié n’hésitez pas télécharger un auteur publie.net ou vous abonner à nerval.fr. Et avec ma carte Vermeille SNCF, vous allez voir que les projets ça va dégager – n’est-ce pas l’équipe ? Plus une Bud Light en partage au 10ème étage pour marquer la fête.