écrire la ville | la parole aux auteurs

vidéos avant l’atelier d’écriture « écrire la ville »


On trouvera dans les pages pédagogiques de la BNF l’ensemble du dossier écrire la ville, avec les vidéos d’écrivains, dont ceux ci-dessous, et une suite de propositions d’écriture développées.

 

Dans l’atelier d’écriture en ligne écrire la ville, chaque proposition d’écriture sera associée à une vidéo, où un auteur parlera bien sûr du thème évoqué, mais – choix délibéré, et parce que nous nous adresserons à des jeunes ou étudiants en pleine recherche de leur écriture personnelle – revenir ce qui a été pour chacun les étapes vers le livre, l’entrée en littérature. Arrivé à Paris à 28 ans, travaillant dans son kiosque à journaux soit le matin, soit l’après-midi, Jean Rouaud aura 37 ans quand il arrivera au terme de son premier livre.

Journée un peu magique, à l’image du lieu, 18 étages au-dessus du sol, 25 étages au-dessus des réserves souterraines de la BNF. Seul problème où je n’étais pas à l’aise : on avait fait un timing avec marges de sécurité, mais évidemment les entretiens prévus pour durer 30 minutes en faisaient souvent plutôt 50. Au creux de l’après-midi, c’était une vraie salle d’attente, aimablement gérée par Arnaud Laborderie et Cécile Portier, et c’est François Place qui en a été le plus lourdement victime, puisqu’on s’était un peu emmêlé dans les e-mails sur le lieu et l’heure.

audio, sera rajouté dans les prochaines heures : extrait entretien Nathalie Quintane : « Je dis aux jeunes enseignants... »

Hâte que ces paroles deviennent chose commune. Merci spécial à Jacques Roubaud [1], Nathalie Quintane et Arnaud Maïsetti, qui ont fait glisser l’entretien dans des zones totalement imprévues au départ. Ou descente en spirale dans la fabrique d’un livre, lorsqu’il va servir directement à la proposition d’écriture, avec Raymond Bozier, Philippe Vasset, et, tout à la fin, Leslie Kaplan.

Et conjonction très dérangeante aussi dans la façon dont chacun des intervenants, d’Hervé Le Tellier et Marcel Bénabou, parce que évidemment il nous fallait un noyau Oulipo, parlant de comment à Rennes ils écrivent sur les bancs, à Strasbourg sur les stations de tramway, à Laure Limongi parlant de ce qu’elle attend des livres qu’elle publie, à Chloé Delaume sur la notion de performance et d’expérimentation, comment la question du livre était devenue pour chacun complexe, un élément dans une configuration d’autres éléments : où nous avions à parler de ville, combien de fois ils ont répondu par le mot corps.

J’avais assez à faire avec mes questions et la concentration, mais pas pu m’empêcher de quelques photos presse-boutons. Manquent Paulette Perec (qui s’est assise devant la caméra, a lu le texte d’ouverture de L’infra-ordinaire a commencé à parler du projet Lieux d’Espèces d’espaces, puis a évoqué plus largement le rapport de Perec à la ville, sans même que j’aie à intervenir ni relancer) : ce sera une sorte de dédicace, en tête de l’atelier et j’en suis bien touché. Pas photographié non plus Béatrice Rilos ni la courtoise visite de la webmaster de Lignes de fuite.

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Jacques Roubaud exact au rendez-vous à la minute près, il est 10h00
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Hervé Le Tellier et Marcel Bénabou : jamais sans l’Oulipo
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Raymond Bozier, Fenêtres sur le monde
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Les photos ratées s’appellent des « contrejours » : Nathalie Quintane, Philippe Vasset, François Place, Laure Limongi
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exceptionnelle prestation d’Arnaud Maïsetti, quelques minutes après cette photo – de dos, François Place
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Chloé Delaume, dos nervalien (variante sur)
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Jean Rouaud, tombée du soir
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Leslie Kaplan, décalages horaires, il est 18 heures

Quant à savoir ce qu’ils regardent tous aux fenêtres, rendez-vous sur tiers livre images, ça vaut le clic.



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écrit ou proposé par François Bon _ licence Creative Commons BY-NC-SA (pas de © )
1ère mise en ligne et dernière modification le 28 octobre 2008
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[1On a brièvement évoqué avec Jacques ce type du lycée Henri IV qui – et, très naïvement, de son propre téléphone portable – avait bousillé en juin dernier le travail d’environ 2000 prépas qui, eux, avaient préparé sérieusement l’épreuve : il aurait été normal, après un tel mépris parfaitement lié à l’établissement, qu’on suspende pendant 3 ans le lycée Henri IV de toute admission à Normale Sup ?




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